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ses petits mots

Je dois t’avouer un truc petit internet, je ne suis pas une grande fan des bébés. Pouponner n’est pas trop mon truc (pas taper). Moi ce que j’aime c’est le dialogue, et comment dire… Avec un bébé on touche à peu près le niveau zéro du partage linguistique.

Heureusement pour moi, Bébou a commencé à parler tôt. Faut dire qu’avec une mère comme moi elle n’avait pas vraiment le choix.

Elle a su exprimer clairement ses priorités un peu avant ses un an : « papa », « maman », « gâteau », « encore »… La base, quoi!

Chéri-chéri et moi nous avons encouragé ses efforts vocaux de toutes nos forces. Faut dire qu’on était très mauvais en décryptage de baragouin : « désolé chérie mais on comprend rien là… » « Ah… non, là non plus j’ai rien pigé », « pas un traître mot mon coeur » « a-rti-cule ». Bref la pauvre enfant n’a pas été aidée, ou plutôt si… Elle a été plus qu’encouragée à s’exprimer de façon claire. #mesparentessontdesdébiles #oualorsilssontsourds

Au fil des mois j’ai compilé quelques jolies perles de langages made in Bébou (même si malheureusement j’en ai oublié beaucoup…). J’espère que tu les trouveras aussi dégoulinante de mignonitude que moi.


Le Lule c’est la base!

– Qu’est-ce que tu veux pour le goûter Poussin?

– un « lule »

– Un quoi?

– un « luleuh »!

– Ah! un prince de Lu? ( moi qui achète toujours du « pas-de-marque »…)

Du coup c’est resté. Aujourd’hui encore le « lule » est un gâteau composé de deux biscuits ronds maintenus ensemble par du chocolat.


Dans la série ma fille est une cannibale :

– Mamaaan!

– Oui chéériiie

– Je veux manger des bébés de goji?

– Hiiiiii!


Quoi? Qu’est ce qu’ils ont mes oignons?

Un jour que j’allais chercher Bébou à la crèche elle me fait remarquer, l’air de rien, qu’un de ses camarades est en train de faire quelque chose d’interdit #colabo

Comme toute bonne mère indigne (mais pas trop) je lui répond en riant :

– mêle-toi de tes oignons, poussin.

Elle s’arrête d’un coup de mettre son manteau et me demande, inquiète :

– Et ils sont où mes oignons?


Paye ta mère au régime

Comme tu le sais peut être (si tu suis ce blog assidûment depuis ses débuts sinon c’est ici et ici) je me suis essayée à un régime qui a totalement foiré (mais chuut!). J’ai dû en parler un peu trop car un jour Bébou m’a lâché un grooos :

– C’est pas bon les calories!

Au moment où j’allais croquer dans une pomme, bizarrement elle a jamais rien dit quand j’ingurgitais la totalité d’un paquet de chips (l’a pas bien compris le principe…)


Bébou contre-théoricienne du genre

Ma fille a un don pour la comparaison, la métaphore, bref, c’est une poète! Elle nous pond donc régulièrement des phrases genre :

– Papa tu es beau comme une sirène!

Il était content le papa!


Saint thomas sort de ce corps!

Ouii, ma fille est plutôt du genre incrédule. Peut être qu’on lui a raconté trop de bobards, va savoir. Toujours est-il qu’elle veut toujours tout vérifier, y compris l’invérifiable :

– J’veux un gâteau m’man

– Y en a plus…

Elle me prends le paquet vide des mains et me dit :

– Maman je veux voir qu’il y en a plus…

– Bah y a rien à voir si y en a plus, c’est ce qui fait qu’il n’y en a plus. Si il y en avait tu le verrais… Euh… Je sais pas si je suis claire là….


Bébou poète le retour

Un jour je trouve Bébou toute pensive en regardant par la fenêtre.

– Qu’est ce que tu fais?

– Je regarde le vie.

– Et c’est beau?

– Oui.

(à son papa elle qui lui posait la même question un autre jour elle a répondu : « c’est bizarre »… dois-je m’inquiéter…^^)


Masculin vs Féminin

– Oh regarde les gros corbeaux, Chérie-poussin!

– Tu sais pas maman, c’est peut être des corbeilles…

Ah… des corbeilles volantes, nous voilà bien!

Voilà!

Et toi? Des petits mots rigolos à me raconter? Allez dis-moi tout!

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Culpabilité chérie?

Depuis quelques temps on voit resurgir le thème de la culpabilité un peu partout sur les blogs de mamans. Education, enfant unique, reprise du travail, déco d’anniversaire pas assez travaillée, fatigue, etc. Tout semble susceptible d’engendrer de la culpabilité chez la mère d’aujourd’hui.

Et là, j’avoue que ça m’interloque. Parce que je crois qu’en ce qui concerne l’éducation de ma fille je ne culpabilise pas. Oui, oui tu as bien entendu.

Je ne dis pas que le sentiment de culpabilité m’est inconnu. Non, non je te rassure, je suis humaine. Je t’ai même déjà dit : Y a pas plus normale que moi.

Mais en ce qui concerne la façon dont j’élève Bébou je ne culpabilise jamais (enfin j’crois). Je ne dis pas que je suis parfaite (loiiin, trèèès loin de moi cette idée!). En matière d’éducation je me plante souvent. Je ne suis pas « éducation positive » à 100%, j’ai déjà mis des fessées à ma fille, je cris parfois plus que de raison, j’oublie des fois d’expliquer les choses, de guerre las je l’ai déjà envoyée au lit sans dessert, je l’ai déjà collée un dimanche matin devant la télé pour m’offrir une grasse mat’, j’en passe et des meilleurs.

Oui, mais même quand je prends conscience que je fais quelque-chose de pas terrible, je l’assume. Oui, parce que je sais une chose :

Je fais de mon mieux.

Même si je me rate, je me relève, je réessaye, je contourne le problème, je tente une nouvelle approche, je change de tactique, je réévalue, je discute avec mon homme, j’essaye de comprendre, et parfois je me re-plante… Mais je ne me démonte jamais.

Mon éducation n’est pas parfaite et je le sais. J’espère juste que je serai une « mère suffisamment bonne ». En tous cas j’y mets tout mon cœur et ma sincérité. Et je crois que c’est ça mon secret :

Beaucoup d’amour et pas de culpabilité

De l’éloge de l’excès?

On a beau avoir dépassé la trentaine, avoir des enfants, une maison, un job, pas de chien… Bref être une meuf sérieuse, adulte, mature… On a parfois besoin d’une soupape. Lâcher la bride et se sentir jeune, libre et insouciante.

C’est pas compliqué! Pour cela il suffit :

  1. Etre invité à une bonne fête de temps en temps (anniversaire, enterrement de vie de jeune fille, mariage, week-end entre copines… Toutes les occasions son bonnes!)
  2. Se débarrasser de ses enfants (pas définitivement, d’accord…??) pour cela n’hésitez pas à vous procurer des grands-parents, une baby-sitter, un chien de garde, ou tout autre personne capable de vous délester, le temps d’une soirée ou d’un week-end, de vos adorables fardeaux.
  3. Buvez avec modération ou pas, riez à en pleurer, hurlez chantez à vous faire péter les cordes vocales et dansez à ne plus avoir de pieds.

Voilà, peut-être bien, la recette de la jeunesse éternelle (je parle de celle qui est en dedans, hein. Pour la jeunesse physique adressez-vous à la chirurgie… ou acceptez gracieusement les marques que laisse le temps sur vous).

En tous cas pour moi ça marche. Ces petites parenthèses sont de véritables soupapes de décompression. Il faut dire que j’adore danser (même quand je fais le ménage)! Et que, depuis que j’ai quitté mes copines du ch’nord pour venir m’installer en Savoie, les occasions de bouger mon popotin se font bien (trop) rares. Du coup, dès qu’une occasion se présente, je saute dessus à corps perdu, je mets mes « dancing shoes » et je me donne sur le dancefloor toute la nuit comme si j’avais vingt ans… Quitte à mettre une semaine à m’en remettre (… Quoi?! Bah oui… J’ai plus vingt ans!!)

Alors ce week-en quand ma soeur nous a invité dans un chalet des Bauges pour fêter dignement ses 25 ans en mode « princes & princesses », j’ai sauté sur l’occaz’ (en plus j’adore me déguiser!).

« Allo maman? Ca te dirais de venir garder ta petite fille pendant qu’on va faire les fifous dans la montagne?… »

Et me voilà ni une ni deux, entrain de me préparer un déguisement de « Princesse Barbie » au petit oignon…

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Vous aurez reconnu « Lady Die » et « plaid’Ane » à mes côtés, mes soeurs d’amour

…Oui bon… J’avoue que le résultat était plus mi-trav’ mi-Babie mais je t’assure que Chéri-chéri (en prince des ténèbres) et moi avons fait sensations!… Et moi j’ai tout donné! J’ai dansé comme si c’était la dernière fois…. Faut dire que j’ai FIV mardi et, qu’avec un peu de chance, je vais devoir me calmer d’ici 9 mois et des bananes…

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Les enfants d’instagram

Salut l’internet!

L’autre jour, je bavais me baladais sur de jolis comptes Instagram où des meufs à la tenue parfaitement repassée te font visiter la chambre  très « design-scandinave-épuré-mais-avec-une-touche-de-noir-et-blanc » de leurs adorables bambins blonds. Et là j’ai buggé :

Mais comment font-elles? Ils ont pas de jeux ces enfants? Quoi?! Même pas un insupportable petit truc coloré et bruyant de type Vtech? Elles ont brieffé leurs familles ou quoi? Et ils ont tous joué le jeu? Même pas une affreuse peluche Mickey offerte par tata Huguette?

Nan, parce que moi j’ai beau avoir précisé, depuis la naissance de bébou, qu’on aimait bien les jouets en bois, les trucs faits mains au design épuré, les motifs un peu rétro… Bref les trucs instagrammable, quoi. Bin, j’ai eu le droit à une trottinette Minie (qui fait de la lumière, du bruit, et qui, comble de malchance, tient super bien la batterie), des hochets très adaptés aux petits… Mais super moche! Des peluches chien-chien à la tronche niaise, un déguisement de licorne surréaliste et tout un tas de jouets en plastiques aux couleurs agressives (que Bébou adore soit dit en passant).

Bon, et puis franchement! Une chambre aussi rangée en permanence, c’est pas possible, non? Ils sont où tous les morceaux de puzzles éparpillés? Les livres abandonnés? La dînette disséminée?

Je ne vois que deux solutions. Soit elles ont une femme de ménage H/24, soit elles ont commandé le modèle « enfant immobile »…

Mais bien sûr c’est évident! C’est ça! Elles ont des enfants qui ne bougent pas. Sinon comment expliquer l’absence de photo flou? Les vêtements en lin écologique jamais froissés, jamais tâché?

Punaise et boursiflette! J’aurais dû y penser au moment ma commande à mère cigogne (Ici mère cigogne était en blouse blanche et travaillait dans un labo PMA, mais bon…). J’aurais dû commander une enfant statique. Moi, au lieu de ça j’ai demandé une enfant heureuse et curieuse. Grande naïve que je suis… Curieuse… Grave erreur! Les curieux ça bouge partout, c’est flou sur les photos, ça fout le bordel dans toute la maison… Oui mais c’est tellement beau et vivant à voir dans la vrai vie. Ca vaut mille photos instagram!

Ma Bébou aux cheveux emmêlés, aux fringues pleines de plis et de chocolat, mon bébé manoush. Je t’aime comme tu es, vivante et facétieuse. Je ne t’échangerai pour rien au monde!

Let’s Fiv again, again!

Coucou l’internet!
     Voilà, ça y est, nous sommes en septembre. J’ai repris le travail, mon centre de PMA aussi… Alors voilà! C’est reparti pour un tour! D’ici précisément 8 jours on remet le couvert! C’est pas moi qui le dit, c’est « Clue », ma super application calculatrice de règles ! (merci Soeur pour cet outil indispensable!).
     Si tu ne suis pas (encore^^) ce blog et que ce que je te dis te semble franchement chelou, vient voir par là que j’éclaire ta lanterne!
     Aujourd’hui je te parle PMA : Procréation Médicalement Assistée. Ca fait peur, hein?! Car oui, tu es sur le blog d’une fille « infertile » (c’est genre gentiment stérile, quoi!).
Tout ça c’est la faute à mon endométriose de stade 4. En gros, j’ai les ovaires pleins de kystes et les trompes bouchées à l’émeri… Autant dire que pour faire des bébé… c’était pas gagné…
 Après la découverte du chantier qu’est ma cavité utérine, l’homme et moi avons donc eu « le droit » d’essayer de façon « naturelle » (je devrais plutôt dire « traditionnelle ») pendant 6 mois… Sans succès.
Puis, pour éviter de me zigouiller un peu plus le bidule, on a arrêté les frais et on a enchaîné avec une FIV direct’! Bim! (ouaiii.. J’aime trop les onomatopées!).
Et là, ça a été la pêche miraculeuse (selon les dire du labo. Moi j’veux pas m’vanter, tu m’connais…). Résultat des courses : 8 embryons (1 implanté et 7 cryo-conservés) et la première implantation a pris… et a donné une merveilleuse petite fille : la bien nommée Bébou sur ce blog (si t’es sage je te dirais son prénom. C’est le plus beau et il veut dire « lumière » <3).

Tout ça pour dire qu’on a été drôlement chanceux, parce que, sur le papier, c’était pas franchement bien parti cette affaire.

     Nous avons pris le parti de ne rien cacher. Je n’ai pas plus honte d’avoir une endométriose que si j’avais n’importe quelle autre maladie. A vrai dire je suis même assez fière du parcours que nous avons eu. Cela a permis de nous souder plus que jamais dans notre couple (et avec un enfant, dieu-sait qu’il le faut!!^^) et aujourd’hui je peux dire à ma fille que je me suis battue pour l’avoir! Il n’y a pas d’enfants plus désirés que ceux issus d’un parcours difficile (PMA ou non d’ailleurs).
    Il est vrai qu’avec le recule je n’ai pas trop mal vécu mon passage par la PMA… Mais pour être honnête il y a eu des moments difficiles où je pleurais seule devant mon PC, bloquée sur les forums doctissimo consacrés à la PMA. Au final nous avons décidé de faire cette FIV de la façon la plus détendue possible. Après tout, si cela ne marchait pas nous adopterions.

Le but étant d’être parents avant tout… Et qu’il y a plein de façons de l’être.

     Voilà. Maintenant nous nous lançons sur une deuxième procédure (un deuxième enfant… On doit être un peu fou). La première tentative de stimulation a échoué (à cause d’un gros kyste et d’un utérus peu accueillant) il y a deux mois… Mais il est temps de se remotiver et de repartir gaiement à l’attaque! Allez! Haut les coeurs!
     C’est dans cet esprit de re-motivation que j’ai décidé de consacrer une « rubrique » (on dit rubrique pour un rdv blog? Non? Tant pis.) consacrée aux parcours d’autres femmes et hommes qui ont eu des difficultés (quelles qu’elles soient), pour concevoir et qui ont réussi à devenir parents malgré tout.
     La première interview paraîtra demain sur le blog. Et, si toi aussi tu as envie de partager ton expérience, contacte-moi sur mon mail :

         moipaspoule@gmail.com

(t’auras même le droit de te choisir un pseudo, cool,non?!)

Il y a des jours comme ça…

Il y a des jours comme ça où tout roule. On se sent super maman (avec une cape et tout). On vit une symbiose parfaite avec le petit bout d’humain qui squatte chez nous depuis maintenant 2 ans presque et demi (ça compte le demi). C’est parfait, c’est le bonheur, c’est… éphémère!

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…Dommage! Fallait pas croire que ça durerait toujours (tu t’es cru chez les bisounours ou quoi?!).

Car il y a des jours comme ça où tout s’écroule. On se sent la plus merdique des mamans (adieu la cape!). Un rien nous fatigue, nous énerve. On atteint difficilement le degré zéro de la patience. On rêve d’une île déserte… Loin, loiiin de toute personne de moins de 18 ans. Loin du ménage, des courses, de la bouffe à préparer, de cet enfant qui tempête et que rien ne semble apaiser. Dans ces moments là on a bien du mal à se rappeler les instants de grâces où tout semblait nous réussir. On a bien du mal à se remémorer le dernier fou-rire dans le bain, le câlin du matin qui dure un peu plus longtemps que d’habitude, la tendresse de sa fille quand elle nous soigne un « bobo-pour-de-faux » en caressant notre bras délicatement, le « i luve yu » chuchoté fièrement au creux de l’oreille…

Dans ces cas là il faut se rappeler que nous ne sommes pas des machines. Que nous avons le droit d’avoir nos faiblesses, nos coups de mous, nos « moins-bien ». Que ce n’est pas grave. Que l’on fera mieux demain.

On est pas parfaite, c’est vrai (mais rappelle-toi que la mère parfaite est une connasse…et une mytho!). On fait de notre mieux, mais parfois, c’est vrai, il y a des jours « sans ». Sans quoi? Bah sans niak, sans envie, sans diplomatie. On a le droit d’être fatiguée, crevée, éreintée, lassée. Ca ne nous empêche pas, au fond, d’être une super maman!

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Si tu veux voir le super site de Mathou clic sur l’image

PS: Flutain que c’est dur le retour des vacances! Si ça ne tenait qu’à moi j’y retournerai direct!

Bon… Trêve de plaisanteries. Ca t’arrive aussi à toi d’être dans le creux de la vague ou y a que moi (et dans ce cas là je t’assure que je me poserai sérieusement des questions!)?

 

Trop d’amour

Bonjour mon petit internet.

Aujourd’hui je vais te parler de ma vie de mère, d’amour et de cacahuètes.

     Quand je suis devenue maman, le moins que l’on puisse dire c’est que je n’étais pas préparé à ça.

     Je savais que les débuts seraient durs, mais je ne me doutais pas un seul instant à quel point j’allais en chier.

     Je savais que l’amour maternel était puissant, mais je ne me doutais pas à quel point j’allais l’aimer.  L’aimer à chaque minute, à chaque seconde. L’aimer à m’en faire exploser la poitrine. A vouloir hurler mon amour…

«  Que je t’aime, que je t’aimeuh, que je t’aimeeuuh » Johnny sort de ce corps !

     Je l’aime quand elle cherche ma main en promenade,  quand elle dit un mot nouveau et inattendu, quand elle chante des airs qui n’existent pas, quand je l’observe jouer à son insu, quand je vais la voir avant de me coucher et que je la retrouve endormie dans des positions improbables. Je l’aime même quand elle crie, qu’elle trépigne, quand elle fait des caprices ou des bêtises.

     Elle ne m’a jamais déçue. Elle est mieux que ce à quoi je m’étais attendue. Plus vive, intelligente, pétillante et adorable que dans mes rêves.

     Je ressens parfois de telles vagues d’amour et de fierté que je me sens submergée, bouleversée par cette puissance qui me dépasse. Alors… Alors j’ai peur. Peur de la perdre. Peur qu’elle disparaisse et cet amour avec elle. Une chute, une cacahuète, une voiture qui passe… Mon imagination joue le jeu de cette peur, sourde et insidieuse qui me suit partout.

     Pourtant je suis une fille pragmatique. Je sais que s’angoisser ne sert à rien. Mais j’ai beau tenter de la faire taire, la peur revient toujours. Intérieure et discrète. Je fais de mon mieux  pour la tenir à distance, loin, loiiin dans un coin de mon cerveau… Dégage sale p…eur !

     J’aime ma fille. Je l’aime, je l’aime, je l’aime. Plus fort que tout. Plus fort que moi ou que n’importe qui. Contrairement à Chéri-cheri, je n’ai pas vécu de choc. Il a aimé Bébou comme un fou dès le premier regard. Il est comme ça, lui. Il l’a vu, il l’a aimé, il l’aimera toujours. Point final.

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     Pour moi ça c’est fait progressivement. Jour après jour elle m’a conquise, m’a transformée. Je me suis construite en tant que mère. Petit à petit comme l’oiseau fait son nid. Aujourd’hui je suis la très fière maman de Bébou, petite fille heureuse et curieuse 26 mois. Et je me sens prête à remplir un peu plus mon petit cœur… FIV2 prévue pour le mois prochain, si tout va bien.

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Imperfection power

Bien le bonjour mon petit internet!

Il y a quelque temps Miss Pruno (l’excellente auteure du blog Escarpin & Marmelade ) confessait piteusement être une mère imparfaite (ici)… En fait c’est juste parce qu’elle aime se faire flageller en publique (si possible avec des orties). Bref. Elle se demandait, à juste titre, si on avait, nous aussi, nos petits défauts. La réponse est non, bien entendu!

Quoi comment ça personne ne me croit?! Bien sûr que si c’est hyper crédible! Non… Bon. Alors j’avoue je suis une mère imparfaite moi aussi parce que

  • Je refuse catégoriquement d’écouter de la musique pour enfant. Bah quoi?! C’est naze leurs musiquse! Et en plus elles rentrent grave dans la tête! Non! Si Bébou veut écouter des chansons répétitives pleines de voix horripilantes et niaiseuses c’est dans sa chambre que ça se passe! (petit exception pour « les enfantillages » d’Aldebert que je tolère)
  • J’ai développé une technique imparable pour avoir du temps tranquille… J’envoie ma fille me faire un café, des frites, un gâteau au chocolat, une salade de tomates etc. avec sa dînette. Dès qu’elle revient je goûte et lui demande plus de sel, moins de sel, plus de sucre, moins de sucre, plus de cuisson… rayer la mention inutile. Bébou passe donc son temps à faire des aller-retours entre l’endroit où je me trouve et sa petite cuisinière (ici) afin de me préparer tout ça… Et pendant ce laps de temps j’ai tout le loisir de faire ce que je veux (geeker et bloguer par exemple). Ok… Ca va pas lui donner une très belle image de la femme tout ça… Mais je te rassure ça marche aussi avec la peinture : genre « va me faire 3 points bleus » elle revient avec 3 points bleus sur une feuille « va me faire 1 trait vert » elle repart, puis elle revient et je lui redonne une nouvelle consigne… T’as compris le truc. Ca marche du tonnerre et le pire c’est que Bébou a l’air d’aimer…
  •  Il m’arrive, moi aussi de donner des fessées. Il paraît que ça sert à rien… Et pourtant… parfois j’ai bien l’impression que ça fait son petit effet… Je précise tout de même que je ne bats pas ma fille, hein… (Appelle pas la DASS s’te plaît!)
  • J’ai mangé ses oeufs de pâques (ouai bah c’était pour son bien d’accord!)
  • Parfois je colle Bébou devant un programme pour enfant abrutissant tel Peppa Pig et sa tête de bite ou l’âne Trotro et sa tête à claque. Je tiens d’ailleurs à dire merci aux généreuses personnes qui ont fait des compilations de 2 heures de Tchoupi sur Youtube. Les gars vous m’avez sauvé la vie!
  • Je suis toujours à l’arrache pour préparer les repas de Bébou (à la crèche ils ne les fournissent pas… les rats!) Du coups ma fille boulotte souvent les restes où des trucs décongelés à la va-vite le matin même. Pas sûr que j’en ferai une gastronome… (voir l’article sur mon ami Picard ici)
  • J’ai complètement oublié de lui donner sa vitamine D…  Euhh…Si je la mets au soleil ça fait pareil non?!

Voilà… J’ai pas pu énumérer tous mes petits travers… C’eut été trop long. Mais, à bien y réfléchir, je suis bien contente de ne pas être une mère parfaite. D’abord parce que c’est une connasse mythomane. Et ensuite parce que, franchement, ça doit vraiment pas être marrant tous les jours de ce la coltiner cette mère là, non?!

Ma charte de maman

Coucou l’internet!

L’autre jour en faisant du tri je suis retombée sur un petit carnet sur lequel j’avais noté toutes les infos relatives à ma première FIV ( Ponction le 15 mai 2013/ Restitution le 17 mai / Résultat le 31 mai) etc.

Puis sur la fin de la page j’avais rédigé une sorte de charte de grossesse. Comme une petite note à moi-même pour éviter de dériver quand je serai enceinte. Je vous la retranscris ici telle quelle (avec les commentaires adéquats)

  • Ne pas devenir une grosse vache. {Il faut s’avoir que, lorsque j’ai écrit cette charte, je n’étais pas franchement ce que l’on peut appeler quelqu’un de mince. J’ai toujours été très trop gourmande et j’avais très peur que la grossesse ne devienne pour moi une excuse pour grignoter des saloperies à tout va. Tout s’est plutôt bien passé de ce côté là. Je n’ai pris que 10kg pendant la grossesse…. En revanche je n’avais pas pensé à l’allaitement…. Là j’ai pris le fait de nourrir un petit être comme excuse pour m’empiffrer… Le résultat n’était pas beau à voir.}

  • Manger sainement et en quantité correcte {… Je ne me faisais pas vraiment confiance sur ce coup on dirait…^^}

  • Bannir le Pilou-pilou { Pendant la grossesse impeccable, j’ai même pris assez soin de ma petite personne, je me sentais sexy et en pleine forme… sauf sur la fin… J’ai un peu craqué sur le pilou-pilou parce qu’il n’y avait plus que ça qui m’allait… et je n’allait pas racheter des vêtement pour 1 tout petit mois… Bon pour la prochaine fois si DNLP (Dame nature la Pioute, pour les non-initiés à la PMA) le veux bien je ferai mieux! Promis!}

  • Tee-shirt à message sur le bide interdit { J’ai tenu bon! }

  • Continuer de sortir { Bah oui… J’ai même fait une rando raquettes à 9 mois (j’avais vraiment envie d’accoucher!)… OK! Je sais que c’étais pas ça que je voulais dire…. Ouii mais j’ai atterri dans le trou du fin fond de la Savoie… Y a pas trop de bar sympa là-bas… Puis j’ai pas d’ami, pas d’argent, pas de baby sitter… Bon Ok… Pas d’excuses!}

  • Ne pas parler que de bébé et de grossesse { C’est dur mais j’y arrive!… Sauf sur ce blog!^^ }

  • Prendre soin de moi en tant que femme { si on prend en compte ma période serpillière après la naissance de Bébou, je pense qu’on peut dire que c’est un raté. Sinon, aujourd’hui j’y travaille au quotidien, et parfois j’y arrive.}

  • Continuer d’avoir une vrai vie de couple {Là j’avoue je suis très fière mais c’est une réussite. Spéciale dédicace à Chéri-chéri! Yeah}

  • Laisser [Chéri-Chéri] faire { ça a été dur, j’y travaille encore… mais je fais des progrès et il a su prendre une place importante dans l’éducation de notre fille. Chéri-Chéri je t’aime! (oui, je sais il ne me lit pas, et alors…)}

  • Laisser notre enfant vivre, se tromper, se faire mal { j’avais un peu peur d’être sur-protectrice. Cette peur était, semble-t-il, infondée. Je suis très zen avec ça et je laisse bien Bébou expérimenter seule.}

Je me rend compte de ma naïveté au moment d’écrire cette charte. Je n’avais vraiment aucune idée de ce qui m’attendait… Si j’avais su je me serais prémunie de la chute post natale…

Je pense que je réitérerai cette liste en mode Do/Don’t pour la prochaine fois (allez on croise les doigts!)

Mon blog, ma vie et moi

Voilà, ça y est mon blog a presque deux mois. Deux tout petits mois et pourtant… Pourtant je suis devenue accro… Complètement !

Je me suis lancée dans cette aventure telle que je suis, nature, sans masque. Parfois je me demande encore pourquoi ? Oui pourquoi ? Sûrement parce que, depuis que je suis maman, j’ai plus besoin de raconter ce que je vis, ce que je ressens, ce que je fais. Surtout depuis que je vis loin de mes points d’attaches Nordico-parisien.

Créer ce blog a lancé un tas de débats autour de moi. Avec ma maman d’abord qui me lit assidûment depuis le premier jour. Avec Chéri-chéri ensuite, qui n’a jamais rien lu de ce blog. Chacun son espace ! Et pourtant, l’un comme l’autre ils ne comprennent pas trop mon envie de me dévoiler au monde entier. Et, au fil des conversations, ils m’ont fait part de leurs inquiétudes face à mon non-anonymat et je me suis questionnée.

Alors oui je me suis donnée toute crue, surtout au début. Je suis naïve tu sais. J’ai oublié que l’internet était plein de tout. De gens merveilleux avec qui j’aime partager, mais aussi, peut être, des gens moins bienveillants, de qui je dois me protéger. Pour l’instant j’ai été épargnée, mais qui sait ?

Derrière l’écran il s’agit de moi, de ma fille, de ma famille. Je n’ai rien caché, mais ai-je eu raison ? Dois-je continuer ?

Ma fille n’a pas choisi d’être montrée ainsi sur le grand internet. Pour l’instant elle n’a que 2 ans, mais plus tard, que pensera-t-elle de ces images volées, postées sans son accord ?

Toutes ces questions me taraudent depuis quelques temps et j’ai décidé que je ne montrerai plus pleinement son mignon petit visage ici. Il y aura toujours des photos d’elle… mais seulement des détails, légèrement floutées  ou de dos. De plus, je n’utiliserai plus son joli nom, mais un surnom. Ce sera désormais « Bébou » car c’est comme ça que l’appellent mes sœurs.

Je vais également essayer de prendre de la distance… un petit peu… rien qu’un petit peu. Car le blog est chronophage et que, poster un article tous les jours ou tous les deux jours, demande beaucoup de temps et de travail… et que moi binn… j’en ai déjà un de travail, et que je ne dois pas le négliger.

Il faut aussi que j’arrive à préserver ma fille, mon couple et ma maison de ce hobby dévorant. L’autre jour ma fille, Bébou donc, m’a dit : « Maman, pause le ‘léphone, si’ te plaît ?! » Alors oui, il faut que j’arrive à déconnecter, pour profiter d’elle et du moment présent. Tu sais… celui qui passe si vite et qu’il ne faut pas rater.

Je ne vais pas arrêter de blogger… je crois que je ne peux pas. Mais je serais peut être moins présente.

Je ne commenterai peut être plus autant les posts des copinettes (les copines de l’internet), et je likerai peut être moins les trucs et autres bidules de fesse de bouc, mais j’écrirais toujours sur « Je ne suis pas une poule ». Sûrement pas tous les jours, peut être pas tous les 2 jours, mais certainement toutes les semaines !

Voilà je me recentre sur le principal : mon univers IRL comme on dit (« in real life » : traduction pour ma maman, qui sera sûrement heureuse de lire cet édit. Je t’aime Môman !)

2 ans déjà

Salut l’internet!

Aujourd’hui c’est les 2 ans de ma Lucie… déjà!

Aujourd’hui je voulais lui préparer un gâteau d’anniv’ pour qu’elle puisse « sfouffler » (elle a léger sffeveux sur la langue) ses bougies avec les copains de la che-crè. Mais la crèche de Pépinette refuse les gâteaux faits maison (Bah oui on sait jamais, on pourrait essayer d’empoisonner nos propres enfants)… Du coup pour les anniversaires c’est Savanes, Brownies industriels et compagnie.

Chouette! Ca vend du rêve non?

La directrice a dû sentir mon désarroi – était-ce la larmichette qui titillait le coin mon l’œil, mon air de Droopy ou mes arguments irréfutables? – toujours est-il qu’on m’a autorisé à décorer mon gâteau made in Lidl… Du coup… Je me suis lâchée. J’ai craqué… Mea culpa…

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Vive la pâte à sucre et les smarties!

Montessori quand tu nous tiens

Hello l’internet!

J’ai découvert il y a peu la fameuse pédagogie Montessori. Je connaissais de nom, bien sûr, je ne vis pas dans une grotte. On m’en avait parlé, à plusieurs reprises, comme d’un truc révolutionnaire à ne surtout pas manquer…

Bon… en fait si j’ai bien compris, Montessori c’est juste l’idée qu’il faut laisser l’enfant expérimenter et apprendre à son rythme en le laissant « faire » les choses (corrigez-moi si je me trompe). Bref, rien de révolutionnaire à l’horizon, non?

En fait je me suis rendue compte que je faisais du Montessori sans le savoir (juste parce que j’ai laissé ma fille jouer avec un balais et mettre les mains dans la gadoue). Du coup toute contente d’être « in » d’un point de vu éducatif j’ai persévéré (et aussi parce que j’aime quand ma fille joue toute seule… feignasse que je suis).
montessori-a-la-maison-editions-eyrolles-p-image-52294-grande      Ma copine Laëtitia (ma co-parenteuse voir ici) m’a prêté ce livre (25€ tout de même) rempli d’idées d’activités, même si certaines se ressemblent beaucoup. Il y en a quelques unes de vraiment chouettes. J’en ai fait des photocopies. Ouaii je sais, je tue l’industrie du livre… mais 25€, quoi!

Voici ma première réalisation libellée Montessori :

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Bon alors c’est vraiment pas compliqué :

  1. Tu manges des yaourts (et tu gardes les pots)
  2. Tu mets de l’acrylique dans le fond de chaque pot et tu fais tourner le pot pour répartir la peinture à l’intérieur jusqu’à mi-pot, et ceci pour chaque couleurs.
  3. Tu laisses sécher (c’est la partie la plus dure, si si c’est vrai! Moi je suis trop impatiente!)
  4. Tu te fais donner des abaisses-langues par une copine infirmière (une sœur infirmière dans mon cas) ou alors si tu connais personne dans le monde médical, t’en achètes (ou tu passes 2 ans à aller chez le médecin en demandant de garder les bâtonnets).
  5. Tu peints le bout avec la même couleur que les pots.

Voilà! C’est finiii!

Et si tu sens que ça devient trop facile tu peux complexifier en faisant un camaïeu de couleurs sur les bâtons. Ou en faisant un point d’une autre couleur sur les embouts de couleurs.

Cette activité a été testée et validée par Luciloup (il va maintenant falloir que je passe à la version avancée).

 

les copines et le co-parenting… What?

Aujourd’hui c’est mercredi, aujourd’hui c’est copine et co-parenting.

Le co-parenting kesako?

Le co-parenting c’est quand deux personnes qui ne sont pas en couple élèvent un enfant. wikipédia quand tu nous tiens!

Alors voilà…Je vais vous livrer la recette du co-parenting à la Mathilde (Merci tata mathiiilde!… De rien)

J’ai un enfant (Lucilou d’amour la pipelette)

Laëtitia a un enfant (Raphaëlou-chou le casse-cou)

Laëtitia et moi ne sommes pas en couple, non.

Lucilou d’amour a un papa (le bien nommé Chéri-chéri sur ce blog).

Raphaëlou-chou a un papa.

Mais parfois les papas, bah… ils sont pas là (parce qu’ils travaillent, parce qu’ils font du tir à l’arc ou je ne sais quoi d’autre… c’est pas le propos.)

Et parfois c’est pas facile-facile de gérer un loulou toute seule.

Et parfois on a pas envie de se galérer et de jouer au loto et aux gommettes et à la dînette et à la poupée et de lire le même livre pour la 200ème fois.. et.. bref, des fois, on a envie que son mioche il joue tout seul. Mais lui, le « va jouer tout seul » ça dure 5 minutes à tout pèter…

Alooors…. Si il vous arrive de vous retrouver dans cette situation, ouvrez bien vos oreilles car j’ai la solution. Elle se base sur un constat personnel : c’est plus facile de garder deux enfants à deux qu’un seul enfant toute seule… Tadamm (merci docteur Mathilde)!

Alors le principe est simple : le mercredi on se retrouve autour d’une tasse de thé et d’un petit goûter, on papote (enfin on essaye parce que même à deux le « va jouer tout seul » ça dure pas cent ans) et pendant ce temps là on laisse l’autoproclamée team « Kiki-Hasfaël » nous bordèller la baraque pépouse.

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Et Put…stule ça fait du bien!!

Et vous vous co-parentez?

 

 

Dans ta jauge!

     Pour expliquer ma fatigue et mon comportement « légèrement » soupe au lait à Chéri-chéri j’ai récemment imaginé une métaphore qu’il pourrait comprendre.

Bon….  Imagine une jauge en toi, comme dans un jeu vidéo (le jeu vidéo, ça parle à chéri-chéri). Ça y est tu la vois? Cette  jauge c’est ton énergie, ta vie, ta puissance, ta santé mentale, tout ça à la fois.  Quand il t’arrive une merde, tu perds des points de vie. Plus l’emmerdement est conséquent plus la jauge baisse. Je ne parle même pas de gros pépins. La vie de tous les jours est  pleine de petites contrariétés. Pour te recharger en énergie vitale il faut engranger des petits plaisirs (genre manger un carré de chocolat, sentir le soleil chauffer sa peau, recevoir un mot doux, un câlin etc.), mais surtout, SURTOUT! Il faut dormiir!

En générale les choses s’équilibrent plutôt pas mal et la jauge reste dans le vert. Sauf que, quand tu as un enfant tu pars avec déficit de points. Pourquoi?

Bahh d’abord parce que tu viens de passer 9 mois en mode  baleine. Du coup ça fait un certain temps que tu as du mal à  dormir. Parce que,  quand tu es allongée sur le dos, ton ventre t’écrase, va essayer de respirer avec l’équivalent d’un pack de lait sur le bide! Lorsque tu es   sur le côté, c’est pas mieux, ton ventre tombe et t’as peur qu’il se décroche. Et dormir    sur le ventre c’est même pas la peine d’y penser….   Du coup, c’est juste un tout petit peu dur de te reposer vraiment (et j’imagine même pas ce que c’est quand t’as déjà un enfant!).

Ensuite tu accouches, ne l’oublions pas! Tu réalises quand même l’exploi physique de faire passer un machin de plus ou moins 3 kilos par où tu sais (si tu veux en savoir plus sur les joies de l’accouchement je te conseil ce lien ). Perso jusqu’au dernier moment j’ai cru que ça passerai pas. Ouiii je sais ça fait des millénaires que ça passe, mais on sait jamais…

Bref! Je pense que n’importe qui peut concevoir que ça fatigue un brin.

Ensuite pas de répits. On enchaîne direct avec des nuits entrecoupées de réveils hurlants pendant lesquels on doit se transformer en usine à lait… Et ça, ça pompe une énergie de dingue! Du coup  il suffit de pas grand chose pour te faire basculer toi et  ta pu…naise de jauge dans le rouge.

Bon… t’es pas complètement à sec. T’es juste en pleine descente d’hormones.

Si à ce moment de ta vie tu as compris, ne serait-ce qu’un instant,  comment on pouvait en arriver à étouffer son enfant avec un coussin. Alors c’est que tu n’es pas passé loin du « game over » (il paraît qu’en vrai ça s’appelle un burn out).

Personnellement j’ai l’impression que depuis que je suis maman je n’ai jamais réussi à re-remplir ma jauge entièrement. Attention! Je ne suis pas malheureuse, bien au contraire! Tous les jours m’apportent leurs lots de moments magiques avec ma fille. Mais je sais qu’il suffit désormais d’une seule nuit perturbée (si possible juste avant mes menstrues (mmh quel joli mot!)) pour que je me retrouve de nouveau sur la réserve.

Et quand ma jauge d’énergie est dans le rouge… Je ne gère plus rien. Le moindre truc me semble insurmontable et par dessus tout je me sens seule dans ma merde! Du coup qui c’est qui prend? C’est  Chéri-chéri!

 

C’est l’heure de l’engueulade mensuelle. En voici le déroulé quasi systématique :

D’abord je lui mets sur le dos ma frustration de ne pas de ne pas arriver à être cette femme-mère parfaite et glamour qui gère tout. Tu sais celle dont l’intérieur est toujours nickel avec une déco à la pointe; qui est toujours maquillée, manucurée et sapée à la perfection; celle qui ne crie pas sur ses enfants, normal il sont si bien élevés et elle a tant de patience….  La garce!

Ensuite je lui reproche de ne pas m’aider, alors que je ne le lui ai pas demandé et qu’en vrai j’en veux même pas de son aide… Normal puisque je veux être « la garce » citée précédemment et que donc je veux tout gérer seule.   C’est à croire qu’inconsciament j’ai besoin de bien le pourrir pour avoir le sentiment de ne pas être la seule à être nulle.

Et enfin je m’excuse et j’essaye de lui expliquer mon état d’esprit du moment avec des schémas ou par de chouettes  métaphores avec  des jauges et tout et tout.

Tu me diras peut être que c’est un peu bizarre, de se foutre sur la tronche avec une telle régularité. Oui et Non. Nous avons besoin de cette soupape de décompression, de ce moment, difficile soit, mais où nous pouvons nous dire ce qui ne va pas et aller au fond des choses afin de repartir sur de bonnes bases pour un nouveau mois (de plus ou moins  28 jours… Ah les femmes!)

Et vous vous fonctionnez comment?