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Culpabilité chérie?

Depuis quelques temps on voit resurgir le thème de la culpabilité un peu partout sur les blogs de mamans. Education, enfant unique, reprise du travail, déco d’anniversaire pas assez travaillée, fatigue, etc. Tout semble susceptible d’engendrer de la culpabilité chez la mère d’aujourd’hui.

Et là, j’avoue que ça m’interloque. Parce que je crois qu’en ce qui concerne l’éducation de ma fille je ne culpabilise pas. Oui, oui tu as bien entendu.

Je ne dis pas que le sentiment de culpabilité m’est inconnu. Non, non je te rassure, je suis humaine. Je t’ai même déjà dit : Y a pas plus normale que moi.

Mais en ce qui concerne la façon dont j’élève Bébou je ne culpabilise jamais (enfin j’crois). Je ne dis pas que je suis parfaite (loiiin, trèèès loin de moi cette idée!). En matière d’éducation je me plante souvent. Je ne suis pas « éducation positive » à 100%, j’ai déjà mis des fessées à ma fille, je cris parfois plus que de raison, j’oublie des fois d’expliquer les choses, de guerre las je l’ai déjà envoyée au lit sans dessert, je l’ai déjà collée un dimanche matin devant la télé pour m’offrir une grasse mat’, j’en passe et des meilleurs.

Oui, mais même quand je prends conscience que je fais quelque-chose de pas terrible, je l’assume. Oui, parce que je sais une chose :

Je fais de mon mieux.

Même si je me rate, je me relève, je réessaye, je contourne le problème, je tente une nouvelle approche, je change de tactique, je réévalue, je discute avec mon homme, j’essaye de comprendre, et parfois je me re-plante… Mais je ne me démonte jamais.

Mon éducation n’est pas parfaite et je le sais. J’espère juste que je serai une « mère suffisamment bonne ». En tous cas j’y mets tout mon cœur et ma sincérité. Et je crois que c’est ça mon secret :

Beaucoup d’amour et pas de culpabilité

Education bienveillante?

Coucou petit internet!

Aujourd’hui je m’aventures sur un terrain dangereux (je suis une petite casse-cou, moi).

Je ne sais pas si tu as remarqué mais en ce moment on en parle de partout. C’est la grande mode pédagogique du moment : L’éducation « Bienveillante »… Autant te dire que ça m’a tout de suite attiré. Il faut dire que le titre est accrocheur… « Education bienveillante ». Sans rire. Tu connais toi des gens qui souhaitent être « malveillants » avec leurs enfants. Moi pas. J’en connais des mal-adroits, des mal-assurés, des mal-informés mais tous essayent de faire de leur mieux pour éduquer leurs enfants aussi bien que possible (sans perdre la raison au passage)…

Tout ça pour dire que ce concept d’éducation m’a drôlement intriguée et que je me suis mise en quête de plus d’information. Alors l’éducation bienveillante qu’est-ce que c’est?

Alors voilà ce que j’en ai retenu. Arrête-moi si je me trompe… « l’éducation bienveillante » aussi appelée « parentalité positive » c’est le fait de toujours faire passer son enfant en premier. D’être à l’écoute de ses besoins tout en comprenant son processus de développement. De tourner ses phrases de façon positive et de ne pas gronder/ fâcher/ punir. Il faut expliquer… Et comprendre le pourquoi-du-comment de tel ou tel comportement. Et, enfin, savoir se remettre en question. Si ce qu’on fait ne marche pas c’est notre faute (pas celle de l’enfant).

Alors forcément dit comme ça… On ne peut qu’adhérer, non? A moins que votre théorie éducative soit de ne pas écouter votre enfant ni ses besoins, de le traiter comme un enfant de 12 ans alors qu’il en a deux. De ne jamais rien expliquer et ne jamais essayer de comprendre…Hum… Honnêtement qui fait ça?!

Pas moi. En tous cas je ne crois pas. Et pourtant, je l’avoue, je suis pro punition et je mets des fessées… Ouiii c’est vrai (n’appelle pas la DASS). Enfinnn Je ne sais pas sion peut dire que je suis « pour » la fessée. En tous cas je ne suis pas contre. J’imagine donc que je dois pas être considérée comme un parent « positif ». Et pourtant, je me considère comme une maman bienveillante… Hein?! (Nan, mais elle a rien compris celle-là!)

Je m’explique. Je prends toujours grand soin de mettre en valeur ma Bébou. De lui dire qu’elle est capable de faire les choses. De la valoriser lorsqu’elle les fait bien. J’ai même peur de trop en faire surtout lorsqu’elle me dit « j’suis trop fowte, moi!) quand elle est fière d’avoir réussi quelque chose.

J’essaye toujours de prendre en compte ma fille en tant que personne. Avec son vécu, sa charge émotionnelle, ses besoins, son âge etc. Cependant cela ne m’empêche pas de la punir quand elle fait une bêtise. Bah oui, ça arrive.

Alors attention. Je ne lui ai jamais mis de claque ni de fait de choses « douloureuses » (genre « tu me mords je te mords » etc.) ou « humiliantes » (là j’ai même pas d’exemple…) à ma fille. Bien sûr d’aucun diront que donner une fessée peut être un acte douloureux et humiliant. Personnellement j’ai reçu quelques fessées dans ma vie et je n’en suis pas traumatisée. D’ailleurs je ne m’en souvient même pas. On est bien d’accord qu’il y a un monde entre mettre une petite fessée lorsqu’elle est méritée et battre son enfant, non?

Je m’explique. Quand il arrive que Bébou fasse une bêtise – pas genre un accident, on parle bien ici d’une bêtise faite en pleine connaissance de cause – Il faut dire que j’explique tout à ma fille les raisons des interdits, le pourquoi des règles imposées et ce qui arrivera en cas de transgression. C’est presque toujours pareil:

  1.  rappel à des règles. J’essaye de focaliser sur les choses à faire plutôt que celle à ne pas faire. Genre : « les feutres c’est sur la feuille » plutôt que de dire « ne mets pas de feutre sur la table, la chaise, le tapis etc. » (il paraît que c’est de l’éducation bienveillante, tant mieux).
  2. rappel à l’ordre et énoncé de la punition à venir en cas de récidive.
  3. Punition (C’est variable mais la plupart du temps c’est un passage au coin, pour se calmer et réfléchir à ses actes et à leurs conséquences).
  4. (si vraiment elle n’a toujours pas compris et continue de tester, je te rassure c’est rare) : fessée (ou tape sur la main). Rien de très fort. C’est juste pour mettre un stop au « je teste pour voir jusqu’où je peux aller ».

Bah oui… Dans la vie c’est comme ça. Il y a des règles et il faut les respecter. Ca s’appelle vivre en société. Et si on ne respecte pas ses règles on est puni (oui, oui). Quand tu fais un excès de vitesse le gendarme ne va pas se la jouer « positif » avec toi. Il va te punir. On peut le regretter mais c’est comme ça. Et je pense que notre rôle à nous, parents, c’est de préparer progressivement nos enfants à devenir d’adultes équilibrés et adaptés (mais ça c’est peut être dû à une déformation professionnelle).

Je ne dis pas que c’est LA solution c’est juste la mienne (et celle de chéri-chéri) et je ne pense pas que je mettes l’équilibre psychique de ma fille en danger. J’ai moi-même eu une éducation assez classique (relativement similaire d’ailleurs) et j’en suis très contente. J’me trouve même plutôt bien dans mes baskets comme fille.

Bon.. Et toi t’en pense quoi de tout ça?

 

Imperfection power

Bien le bonjour mon petit internet!

Il y a quelque temps Miss Pruno (l’excellente auteure du blog Escarpin & Marmelade ) confessait piteusement être une mère imparfaite (ici)… En fait c’est juste parce qu’elle aime se faire flageller en publique (si possible avec des orties). Bref. Elle se demandait, à juste titre, si on avait, nous aussi, nos petits défauts. La réponse est non, bien entendu!

Quoi comment ça personne ne me croit?! Bien sûr que si c’est hyper crédible! Non… Bon. Alors j’avoue je suis une mère imparfaite moi aussi parce que

  • Je refuse catégoriquement d’écouter de la musique pour enfant. Bah quoi?! C’est naze leurs musiquse! Et en plus elles rentrent grave dans la tête! Non! Si Bébou veut écouter des chansons répétitives pleines de voix horripilantes et niaiseuses c’est dans sa chambre que ça se passe! (petit exception pour « les enfantillages » d’Aldebert que je tolère)
  • J’ai développé une technique imparable pour avoir du temps tranquille… J’envoie ma fille me faire un café, des frites, un gâteau au chocolat, une salade de tomates etc. avec sa dînette. Dès qu’elle revient je goûte et lui demande plus de sel, moins de sel, plus de sucre, moins de sucre, plus de cuisson… rayer la mention inutile. Bébou passe donc son temps à faire des aller-retours entre l’endroit où je me trouve et sa petite cuisinière (ici) afin de me préparer tout ça… Et pendant ce laps de temps j’ai tout le loisir de faire ce que je veux (geeker et bloguer par exemple). Ok… Ca va pas lui donner une très belle image de la femme tout ça… Mais je te rassure ça marche aussi avec la peinture : genre « va me faire 3 points bleus » elle revient avec 3 points bleus sur une feuille « va me faire 1 trait vert » elle repart, puis elle revient et je lui redonne une nouvelle consigne… T’as compris le truc. Ca marche du tonnerre et le pire c’est que Bébou a l’air d’aimer…
  •  Il m’arrive, moi aussi de donner des fessées. Il paraît que ça sert à rien… Et pourtant… parfois j’ai bien l’impression que ça fait son petit effet… Je précise tout de même que je ne bats pas ma fille, hein… (Appelle pas la DASS s’te plaît!)
  • J’ai mangé ses oeufs de pâques (ouai bah c’était pour son bien d’accord!)
  • Parfois je colle Bébou devant un programme pour enfant abrutissant tel Peppa Pig et sa tête de bite ou l’âne Trotro et sa tête à claque. Je tiens d’ailleurs à dire merci aux généreuses personnes qui ont fait des compilations de 2 heures de Tchoupi sur Youtube. Les gars vous m’avez sauvé la vie!
  • Je suis toujours à l’arrache pour préparer les repas de Bébou (à la crèche ils ne les fournissent pas… les rats!) Du coups ma fille boulotte souvent les restes où des trucs décongelés à la va-vite le matin même. Pas sûr que j’en ferai une gastronome… (voir l’article sur mon ami Picard ici)
  • J’ai complètement oublié de lui donner sa vitamine D…  Euhh…Si je la mets au soleil ça fait pareil non?!

Voilà… J’ai pas pu énumérer tous mes petits travers… C’eut été trop long. Mais, à bien y réfléchir, je suis bien contente de ne pas être une mère parfaite. D’abord parce que c’est une connasse mythomane. Et ensuite parce que, franchement, ça doit vraiment pas être marrant tous les jours de ce la coltiner cette mère là, non?!

La grosse bêtise…

     L’autre jour Run run little mum nous demandait comment on essayait d’éduquer nos rejetons. J’ai barré « essayer » mais je n’aurais pas dû. Personnellement j’ai l’impression d’être tout le temps en train d’expérimenter, de tenter, de réussir… puis de me ramasser.

     Je n’arrive pas à ne pas me coller à une méthode toute faite. En vrai je les trouve trop extrêmes, trop jusque-boutistes, pas adaptées à toutes les situations et à tous les mioches. Alors je pioche un peu partout. Je picore des trucs chez les uns et les autres. Et au finale je peux dire que j’utilise la méthode « feeling » qui consiste, finalement, à faire comme on le sent… et surtout… à faire ce qu’on peut, comme on peut.

     Bien entendu j’essaye de ne pas me fâcher sur des choses inutiles, d’encourager plutôt que de critiquer, j’essaye d’expliquer plus que de crier… Mais parfois force est de constater que Bébou essaye de voir jusqu’où elle peut aller et que je suis bien obligée de la stopper. Net. Attention, hein, je ne suis pas maltraitante… Non, non n’appelez pas la DASS!

     Mais oui, des fois je crie, je la punie et l’envoie au coin, des fois elle prends une tape(ette) sur la main, et des fois elle n’a pas de dessert et part au lit direct’.

     Je ne sais pas si je suis trop sévère. Honnêtement je ne le pense pas… Je suis juste persuadée que parfois il faut marquer le coup. Pourquoi? Pour son bien, pour que plus tard elle arrive à respecter la loi, les lois, celles qui régissent notre vie en société. Il me semble indispensable qu’elle arrive à tolérer qu’on lui impose des limites, qu’elle soit capable de gérer les petites frustrations du quotidien.

     Peut être que je suis old school mais je vois tellement de gamins qui ont manqué de carde, au travail, que mon regard est peut être biaisé… Je ne sais pas. C’est difficile de savoir se positionner en tant que parent. Y a pas de mode d’emploi universel.

     Parfois je trouve qu’on se débrouille bien Chéri-chéri et moi, Bébou est plutôt bien dans ses baskets, obéissante mais pas asservie, éveillée, intelligente et joyeuse… Mais parfois je doute, je me questionne, j’imagine le pire…

     Surtout depuis lorsqu’elle a fait sa GROSSE BÊTISE. C’était mardi dernier. Nous avions des invités. Bébou avait été couchée, un peu plus tard que d’habitude, c’est vrai…

     On buvait joyeusement un verre en bas, quand on a entendu une petite voix en haut des escaliers. « Maman a fait une grosse bêtise moi. »

     Je peste. Rooooh. Je me dévoue et monte les escaliers quatre à quatre. « C’est quoi cette histoire?! Qu’est ce que tu fais debout? C’est l’heure de dor… ». C’est là que je l’aperçois. Les mains noires. Les pieds noirs. Le doudou tâché de noir. Je reste hébété un quart de seconde puis je remarque les petites traces de pas, noires elles aussi, en direction du bureau. « Mais qu’est ce que tu as fais?! ». Je la prends sans ménagement. Elle décolle et je la coince sous mon bras en prenant garde de ne pas me tâcher. J’ai peur. Je suis les traces de pas qui mènent au bureau de Chéri-chéri. J’essaye de me rassurer. Pourtant je sais bien ce que je vais y trouver…

    Une mare d’encre de chine est étalée au pied du bureau en bois. Dedans il y a un mouchoir qui semble avoir servit à éponger la flaque. Je comprends très vite que Doudou aussi a servi à tenter d’essuyer les dégâts, que c’est pour ça qu’il est tout noir. Je n’ose pas regarder sur le bureau la planche de BD que Chéri-chéri est en train de finaliser, mais il le faut bien. Sur le bel encrage à la plume de son papa Bébou a dessiné un gros grabouilli au pinceau… 3 jours de travail à la poubelle.

     Je suis bouleversée, partagée entre colère sourde, déception, pitié et tristesse. J’ai envie de la serrer dans mes bras. De lui dire que ce n’est pas grave. Que ça peut arriver. Qu’on l’aime quand même. Mais je sais qu’il faut sévir. Qu’elle doit comprendre ce qu’elle a fait et que ce n’est pas avec des câlins et de la douceur qu’elle apprendra à ne plus le refaire. C’est dur mais je cris. Je hurle même. Je lui met une fessée (une petite… pas la DASS…). La mets sous la douche pour tenter de laver ses mains et ses pieds tâchés. Je trempe le pyjama et doudou dans l’eau. C’est la cata. L’encre ne part pas et il y en a partout. Je re-crie. Elle pleure.

     Elle comprends bien qu’elle a été dépassée par les événements. Elle voulait juste « aider » son papa et les choses ont dérapées. Comment peut-elle comprendre? Elle est si petite. Tout se mélange dans ma tête mais je tiens mon rôle. Je fâche. Je crie. Je lui explique tant bien que mal la gravité de la situation. Je la remet au lit manu-militari. Sans tétine. Sans Doudou. Elle s’endort… et moi je reste là à me questionner sur mes choix… Ou plutôt sur mon manque de choix.

      Chéri-chéri, lui, et trop abasourdi. Il s’en veut de ne pas avoir suffisamment sécurisé son travail. De lui avoir trop permis de venir le voir travailler à son bureau, peut-être…

     Le lendemain c’est toujours douloureux pour nous, les parents. L’impression d’avoir failli. De ne pas avoir su faire. La peur de l’avoir marquée à vie mêlée à celle de la voir recommencer…

Putain c’est dur d’être parent!

Vas y petit internet. Rassure moi. Dis-moi que toi aussi tes petitous font de grosses bêtises. Et raconte-moi comment tu réagis… Ca m’aidera, je t’assure.

 

 

PS: petit édit à J+8 Bébou va bien, dort bien et ne semble pas troma… Ouf! Nous par contre…