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Appelez-moi madame

Oui, appelez moi « Madame ». Je pense que je le mérite. J’ai dépassé les trente ans, j’ai un enfant, je suis en coupe depuis près de dix ans… Oui mais voilà, je ne suis pas mariée. Non.

Croyez-moi, si je vous dit que ce n’est pas faute d’avoir argumenté, tempêté, supplié. Concernant le mariage je me heurte à un mur. Mon mur.

En temps normal je dois dire que j’aime ce trait de caractère chez lui. On dira sa pugnacité (pour ne pas dire qu’il est tétu comme une flutain de bourrique!). Il est mon roc, celui qui reste droit dans la tempête. Celui que rien ne fait plier. Pas même moi et mon âpreté (appelle-moi Idéfix). Moi qui rêve qu’un jour on se dise « oui ».

Mais non… Il ne veut pas, ne l’a jamais voulu et ne s’en est jamais caché. Il ne voit pas l’intérêt. Pour lui, notre engagement se vit au quotidien. Nul besoin d’une mascarade hors de prix pour immortaliser notre amour devant les autres. Et puis être le centre d’intérêt toute une journée… Très peu pour lui.

Oui mais moi…. Je rêve depuis toujours de ce jour spécial (en témoignent des années d’épinglage « pinterest »).

Ca peut avoir l’air futile mais je souhaite fabriquer à deux un moment, un peu exceptionnel, un peu hors du temps, et le façonner à notre image.

Ca peut s’avérer insignifiant, mais je souhaite porter le même nom que mon homme et ma fille. Nous sommes une famille et j’ai envie que cela soit officialisé par nos patronymes.

Ca peut paraître superficiel mais je souhaite rassembler les personnes qui nous sont chères pour fêter notre vie à deux, à trois, et qui sait… peut être à quatre bientôt (c’est le moment de croiser les doigts : résultat du transfert d’embryon lundi prochain!).

Ca manque sûrement de glamour mais je souhaite nous protéger en cas de coups durs. La vie n’épargne personne et le mariage reste la plus efficace des garanties.

Ca peut paraître idiot mais je veux vivre un enterrement de vie de jeune fille complètement fou organisé par mes exceptionnelles témoins (oui…. parce que j’ai déjà choisi!^^… On a bien le droit de rêver non?)

Ca peut sembler frivole mais je rêve d’enfiler un jour la plus belle des robes entourée de mes amies et de mes soeurs.

C’est peut être égoïste mais je souhaite lire l’émotion dans les yeux de mes parents au moment des consentements.

C’est peut être ridicule mais je veux être émue aux larmes en visionnant les montages, chansons et autres joyeusetés concoctées par nos proches. Je suis même prête à me prêter, de bonne grâce, aux jeux idiots que nous auront réservés nos amis. Et, si il le faut (mais vraiment on est pas obligé, hein…), je tournerai les serviettes.

Pour devenir sa femme, je suis même prête à me passer de tout ce décorum. A aller un jour en mairie, en jean, juste nous deux, bébou, nos familles et nos témoins. Pas de fête ni de flonflons, juste l’essentiel : notre couple contre vents et marées. Nous deux. Si différents et pourtant si complémentaires.

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Les enfants d’instagram

Salut l’internet!

L’autre jour, je bavais me baladais sur de jolis comptes Instagram où des meufs à la tenue parfaitement repassée te font visiter la chambre  très « design-scandinave-épuré-mais-avec-une-touche-de-noir-et-blanc » de leurs adorables bambins blonds. Et là j’ai buggé :

Mais comment font-elles? Ils ont pas de jeux ces enfants? Quoi?! Même pas un insupportable petit truc coloré et bruyant de type Vtech? Elles ont brieffé leurs familles ou quoi? Et ils ont tous joué le jeu? Même pas une affreuse peluche Mickey offerte par tata Huguette?

Nan, parce que moi j’ai beau avoir précisé, depuis la naissance de bébou, qu’on aimait bien les jouets en bois, les trucs faits mains au design épuré, les motifs un peu rétro… Bref les trucs instagrammable, quoi. Bin, j’ai eu le droit à une trottinette Minie (qui fait de la lumière, du bruit, et qui, comble de malchance, tient super bien la batterie), des hochets très adaptés aux petits… Mais super moche! Des peluches chien-chien à la tronche niaise, un déguisement de licorne surréaliste et tout un tas de jouets en plastiques aux couleurs agressives (que Bébou adore soit dit en passant).

Bon, et puis franchement! Une chambre aussi rangée en permanence, c’est pas possible, non? Ils sont où tous les morceaux de puzzles éparpillés? Les livres abandonnés? La dînette disséminée?

Je ne vois que deux solutions. Soit elles ont une femme de ménage H/24, soit elles ont commandé le modèle « enfant immobile »…

Mais bien sûr c’est évident! C’est ça! Elles ont des enfants qui ne bougent pas. Sinon comment expliquer l’absence de photo flou? Les vêtements en lin écologique jamais froissés, jamais tâché?

Punaise et boursiflette! J’aurais dû y penser au moment ma commande à mère cigogne (Ici mère cigogne était en blouse blanche et travaillait dans un labo PMA, mais bon…). J’aurais dû commander une enfant statique. Moi, au lieu de ça j’ai demandé une enfant heureuse et curieuse. Grande naïve que je suis… Curieuse… Grave erreur! Les curieux ça bouge partout, c’est flou sur les photos, ça fout le bordel dans toute la maison… Oui mais c’est tellement beau et vivant à voir dans la vrai vie. Ca vaut mille photos instagram!

Ma Bébou aux cheveux emmêlés, aux fringues pleines de plis et de chocolat, mon bébé manoush. Je t’aime comme tu es, vivante et facétieuse. Je ne t’échangerai pour rien au monde!

Ma famille douce amère

Il y a un an tout juste, mon père m’a appelé, un soir gris de septembre, pour m’annoncer sa décision de quitter maman. J’avais été préparée. Mais, après 33 ans de mariage, je dois avouer qu’une partie de moi espérait que Papa reviendrait sur sa décision. Même si, au fond, je la savais inéluctable.

Je ne m’étendrai pas, ici, sur les raisons de cette séparation. Elles font parties de leur histoire et ne m’appartiennent pas.

Ce que je peux vous dire c’est que j’ai eu peur plus que je n’ai été triste.

D’abord, j’ai eu peur pour eux. Mes parents se sont aimés (et s’aiment encore) comme peu de couples que j’ai connu. Et je savais que cette séparation allait les bouleverser chacun à leur manière.

Ensuite j’ai eu peur pour ma famille. Peur que ma relation avec mes soeurs ne se fragilise, que les éventuels différents de nos parents ne nous opposent, ne nous éloignent. J’ai craint qu’on ne puisse plus jamais se retrouver réunis, tous ensemble, comme avant.

J’ai eu peur. J’ai fermé très fort les yeux. Je les ai ré-ouvert. Rien n’avait changé. Alors je me suis dit que nous allions faire avec. Qu’il le fallait. Que notre famille le méritait.

Nous devions nous trouver un nouvel équilibre, différent, précaire, peu conventionnel… c’est vrai. Mais il serait le notre désormais. J’ai su très vite que nous allions tous devoir apprendre à apprivoiser cette « nouvelle » famille. Et, même si elle est un peu brindezingue, un peu de guingois, elle est MA famille et je l’aime.

L’année dernière, pour les 90 ans de ma Maminette (la maman de mon papa) nous avions décidés de nous retrouver en famille, non pas dans 10 ans mais dans 1 an (je rappelle que Maminette a 90 ans), même jour, même heure, même pomme, histoire de remettre ça pour les 91 ans de ma super grand-mère.

Puis il y a eu la séparation, le déménagement, le travail de deuil à entamer (déni, colère, expression, dépression, acceptation), la communication à rétablir. Le tout jalonné de hauts et de bas… « La vie n’est pas un long fleuve tranquille ma fille » comme dit ma mère. Et bien non. Définitivement elle ne l’est pas.

Ce week-end avait donc un goût particulier pour moi. Car c’était la première fois que nous allions être réuni depuis ce bouleversement dans notre famille. Et que Maman serait de la partie.

Rien n’aurait pu me faire plus plaisir.

Car oui. La place de ma mère était bien là, parmi nous. Et, même si celle-ci est encore floue, pas bien délimitée, un peu dure à tenir, douloureuse parfois aussi, elle n’en est pas moins douce et légitime.

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Pour l’occasion Bébou avait revêtu sa robe de princesse (je vous en reparlerais demain)

Elle était si fière dans sa jolie robe! Et encore… rien comparé à ses parents!

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Allez… Je vous partage quelques photos de ce beaux week-end (Merci à Nico de m’avoir laisser jouer avec son appareil! J’veux le même!)

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Ma bucket list à moi.

Aujourd’hui j’ai lu l’article de Cynthia de Mum-but-twins

Aujourd’hui j’ai pleuré.

Son initiative m’a touchée et j’ai envie, moi aussi, de rédiger ma bucketlist en soutient, en hommage, en partage :

Avant la fin je veux :

  • Me marier ( Chéri-chéri, dis ouiii, s’il te plaîît…)

  • Avoir un deuxième enfant

  • Me faire un tatouage de sœur

  • Partir en famille à l’autre bout du monde

  • Vivre des moments simples et beaux

  • Faire de mon mes enfants (bah oui j’vais en avoir un autre j’te dis) des adultes épanouis

  • Finir ma maison

  • Créer plein de bidules  et autres trucs

Voilà. Et toi? Quelle est ta bucketlist?

 

Chéri faut qu’on discute!

Aujourd’hui cher petit internet je vais te parler de ma vie sexuelle…. Enfin non, pas vraiment. Ne t’inquiète pas c’est pas youprune ici.

Eh oui Chéri-chéri et moi on a une vie sexuelle, du moins on essaye, parce qu’avec un enfant en bas âge, le boulot,  la fatigue, toussa toussa… la vie, quoi, c’est pas non plus comme au premier jour. Mais je trouve qu’on se débrouille pas trop mal malgré tout. Bah oui, je me lance des fleurs mais, des fois, il faut bien rendre à César ce qui est à lui.

Mais où veut-elle en venir avec tout ça ? y’a aucun rapport avec le titre ? Si. J’y viens.

Durant nos dernières vacances on avait loué un super gîte en Ardèche, avec ma famille, et on avait réussi à refourguer Lucilou-la-matinale à mes parents dans une sorte de « suite parentale » (ça fait classe hein !) avec la promesse qu’ils la géreraient le matin… Ca c’est des vacances ! Merci papa ! Merci Maman !

Bon… du coup tu t’imagines bien que, dans ces conditions, nous étions bien obligés de profiter de cette liberté, liberté chériiie ! Bref.

Le lendemain matin au petit déjeuner familial ma mère me fait remarquer mes cernes… Bizarre vu que j’ai fait la grasse matinée. Je lui rétorque que Chéri-chéri et moi avons discuté jusque tard dans la soirée. Ceci expliquant cela. La conversation se poursuit. Ni vu ni connue.

Sur ses entre-faits Chéri-chéri arrive, la mine fatiguée lui aussi. Ma mère (toujours) lui fait remarquer qu’il n’est pas très sage de discuter de la sorte jusqu’à des heures indues.

« Quoi ?! Mais on a pas discuté » S’insurge-t-il

« Mais siiii Chéri-chéri !!! Je t’assure qu’on a discuté hier… » J’insiste en lui lançant un regard appuyé genre « lit entre les lignes, bordoule ! »

« Maiis nonn… on a… » Il comprend (enfin !) et pique un fard !

Grillés !

Depuis ce jour « discuter » avec son conjoint ne signifie pas toujours que l’on « parle ».

Et toi tu as des petits noms de codes pour… hum… tu sais quoi… ?

A toi ma fille…

Comme tu le sais, j’ai besoin d’être opérée de nouveau afin de pouvoir tenter une nouvelle FIV.

Je n’ai pas particulièrement peur de cette opération mais, sait-on jamais… J’ai décidé d’écrire une lettre à ma fille, au cas où je ne me réveillais pas…

Je sais que c’est très peu probable, c’est juste une cœlioscopie… mais si ça arrivait je voudrais que ma fille sache que je l’aime et que je l’aimerai toujours.

Alors, aujourd’hui je partage avec toi la petite lettre que je lui ai écrite.

« Ma petite Lucie-loup, ma puce, ma loutre,

Si tu lis un jour cette lettre c’est que je ne suis plus là.

Sache que je serai toujours avec toi, où que tu sois, quoi que tu fasses.

Que je t’aimerai toujours, où que tu sois, quoi que tu fasses.

Je serai toujours fière de toi, où que tu sois, quoi que tu fasses.

Sache que tu peux compter sur ta famille. C’est un pilier solide.

Je sais que ton père peut être un ours parfois mais sache qu’il t’a aimé dès le premier jour, et que, même si il ne le dit pas, je sais qu’il t’aime, où que tu sois, quoi que tu fasses.

Prends soin de toi.

Respecte-toi.

Fait ce que tu aimes.

Vit comme tu l’entends.

Ta maman qui t’aime. »

Aujourd’hui je voudrais lancer un message d’amour à travers la blogosphère.

Attention les yeux, je suis en mode licorne et caca papillon. Aujourd’hui je ne vais pas te parler de bisounours, aujourd’hui je vais te raconter mes soeurs.

Récemment une étude anglo-saxonne trèès sérieuse (clic ici si ça t’interresse pour de vrai) a découvert un truc de ouf : les femmes qui ont des sœurs seraient, en moyenne, plus heureuses et plus accomplies que les autres! Sans déc! Le gars vient de révolutionner la psychologie! Merci professeur!

Bon… Mettons de côté les pauvres qui ont de véritables pestes pour soeurs (je suis pas sûre que Cendrillon étaient hyper ravie d’avoir Javotte et Anastasie, mais passons).

Perso, je n’ai pas attendu le professeur Machin made in Ireland pour réaliser la chance que j’avais d’avoir deux merveilleuses sœurs des fesses* (attention ça va dégouliner d’amour!). Je ne sais pas si elles sont la raison principale de mon bonheur en tout cas je sais que si je ne suis jamais malheureuse c’est grâce à elles.

Alors aujourd’hui, même si c’est pas la journée de la gentillesse (c’est le 13 novembre, oui je sais on s’en fou, mais c’était histoire de… de rien en fait) – non, aujourd’hui c’est la la journée mondiale du Nutella (true story) – je voulais déclarer ma flamme à ma Cailloux et à ma Kékou, je vous kiffe les moufettes!

 

* Je tiens à m’expliquer sur ce beau et délicat surnom de « sœurs des fesses ». Il se trouve qu’il y a quelques années (à l’époque où les écrans de portables étaient encore en noir et blanc, genre y a une éternité) mes sœurs me rajoutaient toujours ce symbole « <3 » à la fin de leurs textos. Comme j’ai toujours un temps de retard en matière de technologie et que, même si je comprends vite, il faut m’expliquer longtemps, j’ai bêtement cru qu’il s’agissait d’une paire de fesses…. Allez avoue que maintenant que je te l’ai dit toi aussi tu le vois le cul

Les belles mères

     Ahhh  les belles-mères, on pourrait en dire des choses sur les mères de nos mecs…

Qui n’a jamais rêvé de lui balancer ses quatre vérités à belle-maman?

J’avoue que moi ça me brûle parfois le bout de la langue tellement je me retiens. Et pourtant, dans le fond, je l’apprécie vraiment…. Alors j’imagine les autres!

Bon… Pour celles qui n’ont pas d’enfant je vais  vous révéler un secret : L’arrivée d’un enfant change tout dans les relations avec la môman de chéri-chéri!…….OUI! Après c’est pire!…….

Faut dire qu’il y a entre nous une incompatibilité de fait.

D’un côté il y a nous, qui essayons difficilement de nous y retrouver dans ce tout nouveau rôle de mère moderne, active, femme etc.

     Et de l’autre côté il y a elle, qui est déjà passée par là et qui veut gentiment nous faire partager son expérience d’il y a 30 ans.

Eh oui… parce que, grâce à nous, elle revie ses années de jeunes maman, qu’elle a bien souvent mystifiées (à sa décharge c’était il y a longtemps) genre :  » avec moi, les enfants n’étaient jamais malades », « ils mangeaient de tout », « ils étaient propres à 6 mois! » etc. Et comme elle ne veut que ton bien et celui de son ton rejeton, elle te donne des petits conseils. Sauf que nous… On en veut pas de ses conseils!

On a déjà une mère pour ça, et une seule mère ça suffit amplement!

D’autant qu’avec belle-maman c’est pas pareil. Notre mère ça fait un paquet d’années qu’on la pratique, elle nous connaît, sait comment nous parler sans nous froisser, et si elle nous agace… Bah, c’est notre mère alors on a l’habitude.

     Mais la mère de chéri-chéri elle est nouvelle dans l’équation.  Du coup elle est maladroite, elle veut bien faire… mais ça passe pas! C’est comme ça, y a rien à faire!

Surtout qu’elle fait des réflexions en mode sous-marin genre : « Nous les garçons   ne faisaient jamais de caprices, à ça non! On s’avait se faire respecter! » Vous sentez le sous-entendu? Ou encore  » Ahh… c’est du congelé? On sait jamais trop ce qu’il y a dans ces trucs industriels… »  Tiens prends ça dans ta face! C’est pas grand chose en soi. Juste une petite pichenette discrète. Mais toi qui manque cruellement de sommeil et qui, du coup à les nerfs un tout petit peu à vifs, tu le prends comme un coup de pied dans les dents. Alors que nooooonn… En fait elle voulait juste te montrer à quelle point elle était une meilleure maman que toi…. (Bon ok, c’est pas forcément ce qu’elle pense, mais on a quand même le droit d’être de mauvaise foie parfois, non?!)

      Et c’est à se moment là  que ta langue commence à te démanger et que t’as vraiment très envie de l’envoyer paître, belle-maman.

En plus soyons honnête, on a son fils à la maison et c’est pas  toujours un cadeau… Et qui c’est qui l’a élevé celui là?… Alors shut the fuck up!

Et le pire c’est que je l’aime bien belle-maman… J’imagine même pas ce que ce serait si je pouvais pas la piffrer….

PS : en l’écrivant j’espère sincèrement qu’elle ne lira jamais ce billet.