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Culpabilité chérie?

Depuis quelques temps on voit resurgir le thème de la culpabilité un peu partout sur les blogs de mamans. Education, enfant unique, reprise du travail, déco d’anniversaire pas assez travaillée, fatigue, etc. Tout semble susceptible d’engendrer de la culpabilité chez la mère d’aujourd’hui.

Et là, j’avoue que ça m’interloque. Parce que je crois qu’en ce qui concerne l’éducation de ma fille je ne culpabilise pas. Oui, oui tu as bien entendu.

Je ne dis pas que le sentiment de culpabilité m’est inconnu. Non, non je te rassure, je suis humaine. Je t’ai même déjà dit : Y a pas plus normale que moi.

Mais en ce qui concerne la façon dont j’élève Bébou je ne culpabilise jamais (enfin j’crois). Je ne dis pas que je suis parfaite (loiiin, trèèès loin de moi cette idée!). En matière d’éducation je me plante souvent. Je ne suis pas « éducation positive » à 100%, j’ai déjà mis des fessées à ma fille, je cris parfois plus que de raison, j’oublie des fois d’expliquer les choses, de guerre las je l’ai déjà envoyée au lit sans dessert, je l’ai déjà collée un dimanche matin devant la télé pour m’offrir une grasse mat’, j’en passe et des meilleurs.

Oui, mais même quand je prends conscience que je fais quelque-chose de pas terrible, je l’assume. Oui, parce que je sais une chose :

Je fais de mon mieux.

Même si je me rate, je me relève, je réessaye, je contourne le problème, je tente une nouvelle approche, je change de tactique, je réévalue, je discute avec mon homme, j’essaye de comprendre, et parfois je me re-plante… Mais je ne me démonte jamais.

Mon éducation n’est pas parfaite et je le sais. J’espère juste que je serai une « mère suffisamment bonne ». En tous cas j’y mets tout mon cœur et ma sincérité. Et je crois que c’est ça mon secret :

Beaucoup d’amour et pas de culpabilité

Les enfants d’instagram

Salut l’internet!

L’autre jour, je bavais me baladais sur de jolis comptes Instagram où des meufs à la tenue parfaitement repassée te font visiter la chambre  très « design-scandinave-épuré-mais-avec-une-touche-de-noir-et-blanc » de leurs adorables bambins blonds. Et là j’ai buggé :

Mais comment font-elles? Ils ont pas de jeux ces enfants? Quoi?! Même pas un insupportable petit truc coloré et bruyant de type Vtech? Elles ont brieffé leurs familles ou quoi? Et ils ont tous joué le jeu? Même pas une affreuse peluche Mickey offerte par tata Huguette?

Nan, parce que moi j’ai beau avoir précisé, depuis la naissance de bébou, qu’on aimait bien les jouets en bois, les trucs faits mains au design épuré, les motifs un peu rétro… Bref les trucs instagrammable, quoi. Bin, j’ai eu le droit à une trottinette Minie (qui fait de la lumière, du bruit, et qui, comble de malchance, tient super bien la batterie), des hochets très adaptés aux petits… Mais super moche! Des peluches chien-chien à la tronche niaise, un déguisement de licorne surréaliste et tout un tas de jouets en plastiques aux couleurs agressives (que Bébou adore soit dit en passant).

Bon, et puis franchement! Une chambre aussi rangée en permanence, c’est pas possible, non? Ils sont où tous les morceaux de puzzles éparpillés? Les livres abandonnés? La dînette disséminée?

Je ne vois que deux solutions. Soit elles ont une femme de ménage H/24, soit elles ont commandé le modèle « enfant immobile »…

Mais bien sûr c’est évident! C’est ça! Elles ont des enfants qui ne bougent pas. Sinon comment expliquer l’absence de photo flou? Les vêtements en lin écologique jamais froissés, jamais tâché?

Punaise et boursiflette! J’aurais dû y penser au moment ma commande à mère cigogne (Ici mère cigogne était en blouse blanche et travaillait dans un labo PMA, mais bon…). J’aurais dû commander une enfant statique. Moi, au lieu de ça j’ai demandé une enfant heureuse et curieuse. Grande naïve que je suis… Curieuse… Grave erreur! Les curieux ça bouge partout, c’est flou sur les photos, ça fout le bordel dans toute la maison… Oui mais c’est tellement beau et vivant à voir dans la vrai vie. Ca vaut mille photos instagram!

Ma Bébou aux cheveux emmêlés, aux fringues pleines de plis et de chocolat, mon bébé manoush. Je t’aime comme tu es, vivante et facétieuse. Je ne t’échangerai pour rien au monde!

Il y a des jours comme ça…

Il y a des jours comme ça où tout roule. On se sent super maman (avec une cape et tout). On vit une symbiose parfaite avec le petit bout d’humain qui squatte chez nous depuis maintenant 2 ans presque et demi (ça compte le demi). C’est parfait, c’est le bonheur, c’est… éphémère!

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…Dommage! Fallait pas croire que ça durerait toujours (tu t’es cru chez les bisounours ou quoi?!).

Car il y a des jours comme ça où tout s’écroule. On se sent la plus merdique des mamans (adieu la cape!). Un rien nous fatigue, nous énerve. On atteint difficilement le degré zéro de la patience. On rêve d’une île déserte… Loin, loiiin de toute personne de moins de 18 ans. Loin du ménage, des courses, de la bouffe à préparer, de cet enfant qui tempête et que rien ne semble apaiser. Dans ces moments là on a bien du mal à se rappeler les instants de grâces où tout semblait nous réussir. On a bien du mal à se remémorer le dernier fou-rire dans le bain, le câlin du matin qui dure un peu plus longtemps que d’habitude, la tendresse de sa fille quand elle nous soigne un « bobo-pour-de-faux » en caressant notre bras délicatement, le « i luve yu » chuchoté fièrement au creux de l’oreille…

Dans ces cas là il faut se rappeler que nous ne sommes pas des machines. Que nous avons le droit d’avoir nos faiblesses, nos coups de mous, nos « moins-bien ». Que ce n’est pas grave. Que l’on fera mieux demain.

On est pas parfaite, c’est vrai (mais rappelle-toi que la mère parfaite est une connasse…et une mytho!). On fait de notre mieux, mais parfois, c’est vrai, il y a des jours « sans ». Sans quoi? Bah sans niak, sans envie, sans diplomatie. On a le droit d’être fatiguée, crevée, éreintée, lassée. Ca ne nous empêche pas, au fond, d’être une super maman!

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Si tu veux voir le super site de Mathou clic sur l’image

PS: Flutain que c’est dur le retour des vacances! Si ça ne tenait qu’à moi j’y retournerai direct!

Bon… Trêve de plaisanteries. Ca t’arrive aussi à toi d’être dans le creux de la vague ou y a que moi (et dans ce cas là je t’assure que je me poserai sérieusement des questions!)?

 

Education bienveillante?

Coucou petit internet!

Aujourd’hui je m’aventures sur un terrain dangereux (je suis une petite casse-cou, moi).

Je ne sais pas si tu as remarqué mais en ce moment on en parle de partout. C’est la grande mode pédagogique du moment : L’éducation « Bienveillante »… Autant te dire que ça m’a tout de suite attiré. Il faut dire que le titre est accrocheur… « Education bienveillante ». Sans rire. Tu connais toi des gens qui souhaitent être « malveillants » avec leurs enfants. Moi pas. J’en connais des mal-adroits, des mal-assurés, des mal-informés mais tous essayent de faire de leur mieux pour éduquer leurs enfants aussi bien que possible (sans perdre la raison au passage)…

Tout ça pour dire que ce concept d’éducation m’a drôlement intriguée et que je me suis mise en quête de plus d’information. Alors l’éducation bienveillante qu’est-ce que c’est?

Alors voilà ce que j’en ai retenu. Arrête-moi si je me trompe… « l’éducation bienveillante » aussi appelée « parentalité positive » c’est le fait de toujours faire passer son enfant en premier. D’être à l’écoute de ses besoins tout en comprenant son processus de développement. De tourner ses phrases de façon positive et de ne pas gronder/ fâcher/ punir. Il faut expliquer… Et comprendre le pourquoi-du-comment de tel ou tel comportement. Et, enfin, savoir se remettre en question. Si ce qu’on fait ne marche pas c’est notre faute (pas celle de l’enfant).

Alors forcément dit comme ça… On ne peut qu’adhérer, non? A moins que votre théorie éducative soit de ne pas écouter votre enfant ni ses besoins, de le traiter comme un enfant de 12 ans alors qu’il en a deux. De ne jamais rien expliquer et ne jamais essayer de comprendre…Hum… Honnêtement qui fait ça?!

Pas moi. En tous cas je ne crois pas. Et pourtant, je l’avoue, je suis pro punition et je mets des fessées… Ouiii c’est vrai (n’appelle pas la DASS). Enfinnn Je ne sais pas sion peut dire que je suis « pour » la fessée. En tous cas je ne suis pas contre. J’imagine donc que je dois pas être considérée comme un parent « positif ». Et pourtant, je me considère comme une maman bienveillante… Hein?! (Nan, mais elle a rien compris celle-là!)

Je m’explique. Je prends toujours grand soin de mettre en valeur ma Bébou. De lui dire qu’elle est capable de faire les choses. De la valoriser lorsqu’elle les fait bien. J’ai même peur de trop en faire surtout lorsqu’elle me dit « j’suis trop fowte, moi!) quand elle est fière d’avoir réussi quelque chose.

J’essaye toujours de prendre en compte ma fille en tant que personne. Avec son vécu, sa charge émotionnelle, ses besoins, son âge etc. Cependant cela ne m’empêche pas de la punir quand elle fait une bêtise. Bah oui, ça arrive.

Alors attention. Je ne lui ai jamais mis de claque ni de fait de choses « douloureuses » (genre « tu me mords je te mords » etc.) ou « humiliantes » (là j’ai même pas d’exemple…) à ma fille. Bien sûr d’aucun diront que donner une fessée peut être un acte douloureux et humiliant. Personnellement j’ai reçu quelques fessées dans ma vie et je n’en suis pas traumatisée. D’ailleurs je ne m’en souvient même pas. On est bien d’accord qu’il y a un monde entre mettre une petite fessée lorsqu’elle est méritée et battre son enfant, non?

Je m’explique. Quand il arrive que Bébou fasse une bêtise – pas genre un accident, on parle bien ici d’une bêtise faite en pleine connaissance de cause – Il faut dire que j’explique tout à ma fille les raisons des interdits, le pourquoi des règles imposées et ce qui arrivera en cas de transgression. C’est presque toujours pareil:

  1.  rappel à des règles. J’essaye de focaliser sur les choses à faire plutôt que celle à ne pas faire. Genre : « les feutres c’est sur la feuille » plutôt que de dire « ne mets pas de feutre sur la table, la chaise, le tapis etc. » (il paraît que c’est de l’éducation bienveillante, tant mieux).
  2. rappel à l’ordre et énoncé de la punition à venir en cas de récidive.
  3. Punition (C’est variable mais la plupart du temps c’est un passage au coin, pour se calmer et réfléchir à ses actes et à leurs conséquences).
  4. (si vraiment elle n’a toujours pas compris et continue de tester, je te rassure c’est rare) : fessée (ou tape sur la main). Rien de très fort. C’est juste pour mettre un stop au « je teste pour voir jusqu’où je peux aller ».

Bah oui… Dans la vie c’est comme ça. Il y a des règles et il faut les respecter. Ca s’appelle vivre en société. Et si on ne respecte pas ses règles on est puni (oui, oui). Quand tu fais un excès de vitesse le gendarme ne va pas se la jouer « positif » avec toi. Il va te punir. On peut le regretter mais c’est comme ça. Et je pense que notre rôle à nous, parents, c’est de préparer progressivement nos enfants à devenir d’adultes équilibrés et adaptés (mais ça c’est peut être dû à une déformation professionnelle).

Je ne dis pas que c’est LA solution c’est juste la mienne (et celle de chéri-chéri) et je ne pense pas que je mettes l’équilibre psychique de ma fille en danger. J’ai moi-même eu une éducation assez classique (relativement similaire d’ailleurs) et j’en suis très contente. J’me trouve même plutôt bien dans mes baskets comme fille.

Bon.. Et toi t’en pense quoi de tout ça?

 

Et si on arrêtait de juger

Coucou petit internet!

Aujourd’hui je vais te parler de la pression qu’on exerce sur nous autres, les parents. Vui vui c’est un  fait avéré : on en prends plein la gueule tout le temps et par tout le monde. Famille, ami, vagues connaissances ou totales étrangers, tout le monde a toujours un commentaire « oh combien pertinent » à faire sur la façon dont on tente d’éduquer notre progéniture, genre : « Tu ne devrais pas faire comme-ci tu vas le rendre comme ça » ou encore « il vaudrait mieux que tu fasses comme ça, tu sais. C’est bien mieux. Crois-en ma longue et géniale expérience », et mon préféré de tous : « Ah, tu fais comme ça? Bah chacun fait comme il veut, hein… Je juge pas.. » Bah si tu juges connasse!

Arrrgh! Mais vos gueules! C’est vrai ça, j’vous ai rien demandé! Si j’avais envie de votre expertise croyez-moi je vous l’aurais demandée!

Et si on arrêtait de vouloir faire la leçon aux autres sous prétexte qu’ils font différemment. Et si on échangeait nos points de vues de façon constructive au lieu d’affirmer catégoriquement que nous seuls détenons la vérité.

D’autant que, je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais quand tu deviens parents, on te dépossède de toutes tes petites victoires éducatives. Je m’explique :

Mettons nous dans la situation où ton enfant est vraiment relou. Ca arrive. Genre il te fait une grosse colère en plein supermarché parce qu’il veut un truc et que tu as dis non  et qu’il aime pas quand tu lui dis non. Ou alors il avait juste décidé de ruiner ton après-midi courses… Ne minimisons pas ce pouvoir de nuisances gratuites qu’ont les enfants. Bref dans ces cas là tu sens tous les badauds jeter sur toi leur regards réprobateurs. Bah oui. Si ton gosse est comme ça c’est de ta faute. C’est que tu l’éduques mal : CQFD!

Mettons nous maintenant dans la situation où ton enfant est adorable, poli, gentil, souriant, sage. On parle d’un moment donné, hein. Soyons réaliste. Si tu as des enfants sages tout le temps c’est soit que tu les drogues, soit qu’ils sont empaillés.

Bref ce jour là, miracle, ton enfant est au top. Tu peux être sûre que tout le monde va y aller de son petit couplet : « Comme tu as de la chance! qu’est ce qu’il est mignon! » Quoi de la chance?! Mais que Nenni! C’est pas de la chance! C’est le résultat d’un duuur labeur éducatif. Son père et moi en avons chié des ronds de chapeau avant d’en arriver là. Non, mais… Un peu de reconnaissance tout de même! Faut quand même rendre à César ce qui est à lui… Zut!

Ce que je veux dire par ce petit billet (qui n’est déjà plus si petit) c’est que j’en ai assez de me sentir jugée en permanence comme étant au choix : trop laxiste, trop sévère, trop bordélique, trop présente, trop distante, pas assez écolo/bio, trop connectée, etc. Bref. Je ne suis ni pire ni mieux qu’une autre. Je suis moi (Ouaii je sais… J’suis une pu…rée de philosophe!). Ce que je fais me convient, à moi et à ma fille (enfin, la plupart du temps).  Je ne prétends pas que ce soit parfait. Loin de là (si tu as un doute vient donc voir par ici). Si je tiens ce blog c’est d’ailleurs avant tout pour partager ET échanger et pas pour donner une recette miracle que tous devraient suivre à la lettre.

Et il faut bien avouer qu’il m’arrive, moi aussi, de putasser sur les autres (en vrai j’adore ça! Même que, de temps en temps, ça détend^^)

PS: Maman ce billet ne t’est pas destiné… Je te vois déjà fébrile devant ton PC entrain de culpabiliser… Si si j’te vois. Me me mens pas! Je fais ici une remarque générale. Il n’est pas question de toi. Tu peux souffler. <3

 

 

Vie ma vie de prof #2

Salut l’internet!

Aujourd’hui je reste sur ma lancée « vie ma vie de prof » (si tu n’as pas lu le premier épisode c’est ici)…

Aujourd’hui on va parler sex, pilule, Sida et caetera.

Lorsque tu es prof (surtout d’une matière « à petit coefficient » et dont tout le monde se fout, sauf toi), que tu es jeune et sympathique, les élèves ont tendance à échanger avec toi sur le sujet qui leur tient le plus à cœur : Le sexe. Eh oui n’oublie pas que j’ai la chance d’enseigner à des ados… Et qui dit ados dit hormones… Et qui dit hormones dit « touche pipi » (je sais c’est joli… Je suis un peu le Shakespeare de la toile^^ )… et donc qui dit « relations intimes » dit protection, parce que bon… « Y a des risques » quand même (si si… toi même tu sais!)

Donc, quand tu es une fille, que tu n’as pas envie de devenir maman à 15 ans, tu peux utiliser ce que l’on appelle communément « la pilule ». Normalement ça marche assez bien (plus de 99.7%)… enfin ça c’est si elle est bien utilisée…

Demande à la dame du planning familiale de Tourcoing dans l’Noooord (on dit les « Hauts de France s’il te plaît!)… Elle a bien été trauma’ après son passage dans l’établissement dans lequel je bossais.

Petit précis des pratiques contraceptives rencontrées :

  • La pilule protège bien évidement du VIH, de l’hépatite B, de la Chlamydia, de la Syphilis… Bref de toutes les maladies du monde ( Si t’as un rhume sous pilule c’est que tu dois pas bien la prendre… forcément!)
  • La pilule se prend par voie vaginale (« Bah wesh, dans la teu-cha m’dame »)
  • La pilule se prend le lendemain d’une relation sexuelle (si tu fais l’amour que les jeudi t’es vite à court de plaquettes. Si tu veux tout utiliser c’est une sacré organisation)
  • La pilule peut faire tomber enceinte, du coup vaut mieux pas la prendre… C’est plus sûr…

Autant te dire que depuis que je suis prof j’ai appris deux choses :

  1. l’automédication c’est dangereux.
  2. il faut toujours lire la notice d’un produit avant de l’utiliser.

Quoi?! T’en veux encore?

Bon ok mais juste une dernière alors… Et on reste dans le thème.

C’était l’année dernière, dans une classe constituée uniquement de garçon, dont la parole, très libre, tournait souvent autour de leurs entre-jambes. L’un de ces messieurs, les meurs relativement légères, a commencé à se demander si il ne serait pas temps, par hasard, de faire le test du Sida… (je te retranscris le dialogue : attention c’est du lourd!)

Lui : Madame… Si j’ai le Sida et que je fais l’amour avec quelqu’un… alors je l’ai plus?

Moi : ??… Hein?!

Lui : Bah oui… si j’lui donne… alors je l’ai plus.

Oui oui… Tu as bien entendu le Sida fonctionne comme « c’est toi le chat ». il faut vite le refiler à quelqu’un pour être débarrassé du problème. Ouf! Moi qui pensait que c’était grave et qu’on pouvait en mourir… (humour je précise! On sait jamais^^)

Voilà… Si tu te demandais à quoi servent les profs… et bien il n’enseignent pas … Non. Ils éduquent.

La grosse bêtise…

     L’autre jour Run run little mum nous demandait comment on essayait d’éduquer nos rejetons. J’ai barré « essayer » mais je n’aurais pas dû. Personnellement j’ai l’impression d’être tout le temps en train d’expérimenter, de tenter, de réussir… puis de me ramasser.

     Je n’arrive pas à ne pas me coller à une méthode toute faite. En vrai je les trouve trop extrêmes, trop jusque-boutistes, pas adaptées à toutes les situations et à tous les mioches. Alors je pioche un peu partout. Je picore des trucs chez les uns et les autres. Et au finale je peux dire que j’utilise la méthode « feeling » qui consiste, finalement, à faire comme on le sent… et surtout… à faire ce qu’on peut, comme on peut.

     Bien entendu j’essaye de ne pas me fâcher sur des choses inutiles, d’encourager plutôt que de critiquer, j’essaye d’expliquer plus que de crier… Mais parfois force est de constater que Bébou essaye de voir jusqu’où elle peut aller et que je suis bien obligée de la stopper. Net. Attention, hein, je ne suis pas maltraitante… Non, non n’appelez pas la DASS!

     Mais oui, des fois je crie, je la punie et l’envoie au coin, des fois elle prends une tape(ette) sur la main, et des fois elle n’a pas de dessert et part au lit direct’.

     Je ne sais pas si je suis trop sévère. Honnêtement je ne le pense pas… Je suis juste persuadée que parfois il faut marquer le coup. Pourquoi? Pour son bien, pour que plus tard elle arrive à respecter la loi, les lois, celles qui régissent notre vie en société. Il me semble indispensable qu’elle arrive à tolérer qu’on lui impose des limites, qu’elle soit capable de gérer les petites frustrations du quotidien.

     Peut être que je suis old school mais je vois tellement de gamins qui ont manqué de carde, au travail, que mon regard est peut être biaisé… Je ne sais pas. C’est difficile de savoir se positionner en tant que parent. Y a pas de mode d’emploi universel.

     Parfois je trouve qu’on se débrouille bien Chéri-chéri et moi, Bébou est plutôt bien dans ses baskets, obéissante mais pas asservie, éveillée, intelligente et joyeuse… Mais parfois je doute, je me questionne, j’imagine le pire…

     Surtout depuis lorsqu’elle a fait sa GROSSE BÊTISE. C’était mardi dernier. Nous avions des invités. Bébou avait été couchée, un peu plus tard que d’habitude, c’est vrai…

     On buvait joyeusement un verre en bas, quand on a entendu une petite voix en haut des escaliers. « Maman a fait une grosse bêtise moi. »

     Je peste. Rooooh. Je me dévoue et monte les escaliers quatre à quatre. « C’est quoi cette histoire?! Qu’est ce que tu fais debout? C’est l’heure de dor… ». C’est là que je l’aperçois. Les mains noires. Les pieds noirs. Le doudou tâché de noir. Je reste hébété un quart de seconde puis je remarque les petites traces de pas, noires elles aussi, en direction du bureau. « Mais qu’est ce que tu as fais?! ». Je la prends sans ménagement. Elle décolle et je la coince sous mon bras en prenant garde de ne pas me tâcher. J’ai peur. Je suis les traces de pas qui mènent au bureau de Chéri-chéri. J’essaye de me rassurer. Pourtant je sais bien ce que je vais y trouver…

    Une mare d’encre de chine est étalée au pied du bureau en bois. Dedans il y a un mouchoir qui semble avoir servit à éponger la flaque. Je comprends très vite que Doudou aussi a servi à tenter d’essuyer les dégâts, que c’est pour ça qu’il est tout noir. Je n’ose pas regarder sur le bureau la planche de BD que Chéri-chéri est en train de finaliser, mais il le faut bien. Sur le bel encrage à la plume de son papa Bébou a dessiné un gros grabouilli au pinceau… 3 jours de travail à la poubelle.

     Je suis bouleversée, partagée entre colère sourde, déception, pitié et tristesse. J’ai envie de la serrer dans mes bras. De lui dire que ce n’est pas grave. Que ça peut arriver. Qu’on l’aime quand même. Mais je sais qu’il faut sévir. Qu’elle doit comprendre ce qu’elle a fait et que ce n’est pas avec des câlins et de la douceur qu’elle apprendra à ne plus le refaire. C’est dur mais je cris. Je hurle même. Je lui met une fessée (une petite… pas la DASS…). La mets sous la douche pour tenter de laver ses mains et ses pieds tâchés. Je trempe le pyjama et doudou dans l’eau. C’est la cata. L’encre ne part pas et il y en a partout. Je re-crie. Elle pleure.

     Elle comprends bien qu’elle a été dépassée par les événements. Elle voulait juste « aider » son papa et les choses ont dérapées. Comment peut-elle comprendre? Elle est si petite. Tout se mélange dans ma tête mais je tiens mon rôle. Je fâche. Je crie. Je lui explique tant bien que mal la gravité de la situation. Je la remet au lit manu-militari. Sans tétine. Sans Doudou. Elle s’endort… et moi je reste là à me questionner sur mes choix… Ou plutôt sur mon manque de choix.

      Chéri-chéri, lui, et trop abasourdi. Il s’en veut de ne pas avoir suffisamment sécurisé son travail. De lui avoir trop permis de venir le voir travailler à son bureau, peut-être…

     Le lendemain c’est toujours douloureux pour nous, les parents. L’impression d’avoir failli. De ne pas avoir su faire. La peur de l’avoir marquée à vie mêlée à celle de la voir recommencer…

Putain c’est dur d’être parent!

Vas y petit internet. Rassure moi. Dis-moi que toi aussi tes petitous font de grosses bêtises. Et raconte-moi comment tu réagis… Ca m’aidera, je t’assure.

 

 

PS: petit édit à J+8 Bébou va bien, dort bien et ne semble pas troma… Ouf! Nous par contre…

 

Montessori quand tu nous tiens

Hello l’internet!

J’ai découvert il y a peu la fameuse pédagogie Montessori. Je connaissais de nom, bien sûr, je ne vis pas dans une grotte. On m’en avait parlé, à plusieurs reprises, comme d’un truc révolutionnaire à ne surtout pas manquer…

Bon… en fait si j’ai bien compris, Montessori c’est juste l’idée qu’il faut laisser l’enfant expérimenter et apprendre à son rythme en le laissant « faire » les choses (corrigez-moi si je me trompe). Bref, rien de révolutionnaire à l’horizon, non?

En fait je me suis rendue compte que je faisais du Montessori sans le savoir (juste parce que j’ai laissé ma fille jouer avec un balais et mettre les mains dans la gadoue). Du coup toute contente d’être « in » d’un point de vu éducatif j’ai persévéré (et aussi parce que j’aime quand ma fille joue toute seule… feignasse que je suis).
montessori-a-la-maison-editions-eyrolles-p-image-52294-grande      Ma copine Laëtitia (ma co-parenteuse voir ici) m’a prêté ce livre (25€ tout de même) rempli d’idées d’activités, même si certaines se ressemblent beaucoup. Il y en a quelques unes de vraiment chouettes. J’en ai fait des photocopies. Ouaii je sais, je tue l’industrie du livre… mais 25€, quoi!

Voici ma première réalisation libellée Montessori :

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Bon alors c’est vraiment pas compliqué :

  1. Tu manges des yaourts (et tu gardes les pots)
  2. Tu mets de l’acrylique dans le fond de chaque pot et tu fais tourner le pot pour répartir la peinture à l’intérieur jusqu’à mi-pot, et ceci pour chaque couleurs.
  3. Tu laisses sécher (c’est la partie la plus dure, si si c’est vrai! Moi je suis trop impatiente!)
  4. Tu te fais donner des abaisses-langues par une copine infirmière (une sœur infirmière dans mon cas) ou alors si tu connais personne dans le monde médical, t’en achètes (ou tu passes 2 ans à aller chez le médecin en demandant de garder les bâtonnets).
  5. Tu peints le bout avec la même couleur que les pots.

Voilà! C’est finiii!

Et si tu sens que ça devient trop facile tu peux complexifier en faisant un camaïeu de couleurs sur les bâtons. Ou en faisant un point d’une autre couleur sur les embouts de couleurs.

Cette activité a été testée et validée par Luciloup (il va maintenant falloir que je passe à la version avancée).

 

les copines et le co-parenting… What?

Aujourd’hui c’est mercredi, aujourd’hui c’est copine et co-parenting.

Le co-parenting kesako?

Le co-parenting c’est quand deux personnes qui ne sont pas en couple élèvent un enfant. wikipédia quand tu nous tiens!

Alors voilà…Je vais vous livrer la recette du co-parenting à la Mathilde (Merci tata mathiiilde!… De rien)

J’ai un enfant (Lucilou d’amour la pipelette)

Laëtitia a un enfant (Raphaëlou-chou le casse-cou)

Laëtitia et moi ne sommes pas en couple, non.

Lucilou d’amour a un papa (le bien nommé Chéri-chéri sur ce blog).

Raphaëlou-chou a un papa.

Mais parfois les papas, bah… ils sont pas là (parce qu’ils travaillent, parce qu’ils font du tir à l’arc ou je ne sais quoi d’autre… c’est pas le propos.)

Et parfois c’est pas facile-facile de gérer un loulou toute seule.

Et parfois on a pas envie de se galérer et de jouer au loto et aux gommettes et à la dînette et à la poupée et de lire le même livre pour la 200ème fois.. et.. bref, des fois, on a envie que son mioche il joue tout seul. Mais lui, le « va jouer tout seul » ça dure 5 minutes à tout pèter…

Alooors…. Si il vous arrive de vous retrouver dans cette situation, ouvrez bien vos oreilles car j’ai la solution. Elle se base sur un constat personnel : c’est plus facile de garder deux enfants à deux qu’un seul enfant toute seule… Tadamm (merci docteur Mathilde)!

Alors le principe est simple : le mercredi on se retrouve autour d’une tasse de thé et d’un petit goûter, on papote (enfin on essaye parce que même à deux le « va jouer tout seul » ça dure pas cent ans) et pendant ce temps là on laisse l’autoproclamée team « Kiki-Hasfaël » nous bordèller la baraque pépouse.

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Et Put…stule ça fait du bien!!

Et vous vous co-parentez?