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Culpabilité chérie?

Depuis quelques temps on voit resurgir le thème de la culpabilité un peu partout sur les blogs de mamans. Education, enfant unique, reprise du travail, déco d’anniversaire pas assez travaillée, fatigue, etc. Tout semble susceptible d’engendrer de la culpabilité chez la mère d’aujourd’hui.

Et là, j’avoue que ça m’interloque. Parce que je crois qu’en ce qui concerne l’éducation de ma fille je ne culpabilise pas. Oui, oui tu as bien entendu.

Je ne dis pas que le sentiment de culpabilité m’est inconnu. Non, non je te rassure, je suis humaine. Je t’ai même déjà dit : Y a pas plus normale que moi.

Mais en ce qui concerne la façon dont j’élève Bébou je ne culpabilise jamais (enfin j’crois). Je ne dis pas que je suis parfaite (loiiin, trèèès loin de moi cette idée!). En matière d’éducation je me plante souvent. Je ne suis pas « éducation positive » à 100%, j’ai déjà mis des fessées à ma fille, je cris parfois plus que de raison, j’oublie des fois d’expliquer les choses, de guerre las je l’ai déjà envoyée au lit sans dessert, je l’ai déjà collée un dimanche matin devant la télé pour m’offrir une grasse mat’, j’en passe et des meilleurs.

Oui, mais même quand je prends conscience que je fais quelque-chose de pas terrible, je l’assume. Oui, parce que je sais une chose :

Je fais de mon mieux.

Même si je me rate, je me relève, je réessaye, je contourne le problème, je tente une nouvelle approche, je change de tactique, je réévalue, je discute avec mon homme, j’essaye de comprendre, et parfois je me re-plante… Mais je ne me démonte jamais.

Mon éducation n’est pas parfaite et je le sais. J’espère juste que je serai une « mère suffisamment bonne ». En tous cas j’y mets tout mon cœur et ma sincérité. Et je crois que c’est ça mon secret :

Beaucoup d’amour et pas de culpabilité

Je vais bien ne t’en fais pas

Salut l’internet,

En fait je ne sais pas vraiment comment commencer ce post, mais j’ai besoin de raconter mes états d’âme. De t’écrire comme si je m’écrivais à moi-même. Pour essayer de comprendre. Pour essayer de me comprendre.

Comme tu le sais peut-être je me suis fait opérer il y a quelques jours. Rien de grave. Une petite cœlioscopie/ hystéroscopie comme il y en a des milliers de pratiquées chaque jour partout en France. Tout s’est bien passé. Il ne reste presque rien de ce passage sur le billard. Juste 3 petits points bien ficelés qui cicatrisent comme il faut…

Hier tout semblait aller pour le mieux. Je devais reprendre le travail. J’y étais préparé. Il le fallait.

Et pourtant aujourd’hui je suis allée voir mon médecin pour être « prolongée ». Et pun…naise rien qu’en écrivant ces mots je me sens mal. Je ne devrais pas. J’ai été opérée il y a moins de deux semaines. J’ai encore mal. Je ne me sens pas de rester debout toute la journée devant 30 élèves turbulents. J’ai besoin de plus de temps. Point à la ligne.

Alors pourquoi est-ce que j’ai ce sentiment d’illégitimité ? Pourquoi je me sens coupable ? Et puis de quoi d’ailleurs ? Merde ! Je culpabilise même de culpabiliser. Mais il est où le problème ?! Je suis la première à dire aux autres qu’ils ne doivent pas s’en vouloir de ne pas être toujours au top, d’avoir leurs failles, mais quand il s’agit de moi je change de discours ? Pourquoi ?

Je crois que je subis les relents d’une caricature trop souvent entendue sur les profs (tu saiiis, ses feignants qui profitent du système) et que j’ai fini par faire mienne, malgré moi.

Quand que je me suis reconvertie dans l’enseignement (bah oui, avant je bossais dans le dessin animé = Grand écart professionnel) je me suis jurée, à moi-même que je ne deviendrais jamais ce prof blasé, partisan du moindre effort, enchaînant arrêt maladie, sur arrêt maladie (mais miraculeusement sauvé à la veille des vacances)… Une bien « belle » image, non ? Car oui ce n’est que ça, une image, fictive, qui ne reflète en rien la réalité des personnes que j’ai pu croiser depuis que je travaille dans l’enseignement.

Et pourtant cette image m’a marquée au fer rouge. Qui n’a jamais entendu cette phrase : « ah ouii, mais vous les profs… ». Rayer la mention inutile :

  • Vous êtes toujours en vacances
  • Vous ne travaillez jamais (ouai 18 heurs par semaine… laissez-moi rire !)
  • Vous êtes toujours en grèves
  • Vous vous plaignez tout le temps
  • Vous êtes toujours en arrêt maladie
  • Etc. etc.

Même les gens de mon entourage. Ceux qui me connaissaient avant, qui savent que je ne suis pas come ça, m’ont tenu ces discours. J’ai dû me justifier. Prouver pas A+B que je mérite mon salaire et que je ne tire pas au flanc (loin de là).

Mais voilà. Aujourd’hui la prof a fait renouveler son arrêt maladie.

Alors aujourd’hui la prof elle aimerait crier au monde qu’elle emmerde ceux que ça dérange… Alors qu’au plus profond d’elle-même elle s’en veut de laisser ses élèves, ses cours, ses collègues, ses réunions, ses plannings… Elle s’en veut de ne pas être d’attaque, s’en veut d’être faible, s’en veut de s’en vouloir et d’avoir à écrire ce billet pour se justifier, alors qu’elle n’a pas à le faire.

 

 

 

 

Avoue!

Aujourd’hui j’ai décidé te raconter mes secrets les plus sombres. C’est l’heure de la confession, quitte à te décevoir petit internet… Aïe ( Déjà ? tout avait si bien commencé entre nous…)

Aujourd’hui j’avoue tout (c’est peut être à cause de l’exercice Liebster award… merci Die Franzoesin).

Oui je mange de la viande (je suis incapable de résister à un steak saignant), du lait (avec de la protéine de lait de vache dedans)  et du pain blanc (avec du gluten dedans) même que des fois j’y mets un truc pâteux au chocolat rempli d’huile de palme… Bouhhh !

Quand je rentre dans un magasin bio je ne comprends pas à quoi servent la moitié des produits. Je repars toujours avec un de ces « produits mystère(s) » qui finit immanquablement par pourrir dans mon frigo… parce que je ne sais pas comment le cuisiner.

Je ne cuisine pas de bons petits plats maison tous les jours et du coup je mange des plats tout prêts (avec plein de E-quelque chose dedans, des sucres et des graisses cachés). Même qu’une ou deux fois par an je mange dans un fastfood un bon hamburger… Bien graas… mmmmhh !

Je ne fais pas vraiment de sport et le yoga ça me stress. Rien que l’idée de se mettre dans une position pas naturelle pour se détendre me semble suspecte.

Je porte des chaussures en cuir d’animaux (le cuir vegan, connaît pas !). C’est le seul matériau qui évite à mes petons de sentir le vieux saint nectaire (je suis tellement glamour). Les seules shoes en plastique que je possède sont des « méduses ». Mais siii tu sais, les trucs qui te permettent de te baigner sans te zigouiller les pieds quand y a des cailloux… Ouai c’est moche, mais c’est pratique!

Je lave mon linge avec de la lessive industrielle… J’ai essayé les noix de lavage et j’ai pas été convaincue. J’ai essayé la lessive maison et j’ai bousillé ma machine…

Je mets du déo avec des trucs probablement cancérigènes dedans… Bah oui « La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible » (comme dit mon père). Alors tant qu’à décéder, autant sentir bon.

Je me maquille et je regarde plus l’étiquette de prix que l’éthique du produit… et même que, quand j’ai du temps pour moi (c’est-à-dire presque jamais) je mets du verni à ongle bien chimique.

Alors voilà… j’avoue. J’aimerai être super écolo et bio, saine et sportive, mince et belle au naturelle… mais j’y arrive pas… Je suis faible, gourmande, un peu faignante et mal organisée.

Je fais mon maximum pour essayer d’adopter un mode de vie plus « healthy » (je suis grave bilingue). Si si je vous jure ! Mais ne me demandez pas d’abandonner le pain, le vin, le fromage et le saucisson… Please !