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Appelez-moi madame

Oui, appelez moi « Madame ». Je pense que je le mérite. J’ai dépassé les trente ans, j’ai un enfant, je suis en coupe depuis près de dix ans… Oui mais voilà, je ne suis pas mariée. Non.

Croyez-moi, si je vous dit que ce n’est pas faute d’avoir argumenté, tempêté, supplié. Concernant le mariage je me heurte à un mur. Mon mur.

En temps normal je dois dire que j’aime ce trait de caractère chez lui. On dira sa pugnacité (pour ne pas dire qu’il est tétu comme une flutain de bourrique!). Il est mon roc, celui qui reste droit dans la tempête. Celui que rien ne fait plier. Pas même moi et mon âpreté (appelle-moi Idéfix). Moi qui rêve qu’un jour on se dise « oui ».

Mais non… Il ne veut pas, ne l’a jamais voulu et ne s’en est jamais caché. Il ne voit pas l’intérêt. Pour lui, notre engagement se vit au quotidien. Nul besoin d’une mascarade hors de prix pour immortaliser notre amour devant les autres. Et puis être le centre d’intérêt toute une journée… Très peu pour lui.

Oui mais moi…. Je rêve depuis toujours de ce jour spécial (en témoignent des années d’épinglage « pinterest »).

Ca peut avoir l’air futile mais je souhaite fabriquer à deux un moment, un peu exceptionnel, un peu hors du temps, et le façonner à notre image.

Ca peut s’avérer insignifiant, mais je souhaite porter le même nom que mon homme et ma fille. Nous sommes une famille et j’ai envie que cela soit officialisé par nos patronymes.

Ca peut paraître superficiel mais je souhaite rassembler les personnes qui nous sont chères pour fêter notre vie à deux, à trois, et qui sait… peut être à quatre bientôt (c’est le moment de croiser les doigts : résultat du transfert d’embryon lundi prochain!).

Ca manque sûrement de glamour mais je souhaite nous protéger en cas de coups durs. La vie n’épargne personne et le mariage reste la plus efficace des garanties.

Ca peut paraître idiot mais je veux vivre un enterrement de vie de jeune fille complètement fou organisé par mes exceptionnelles témoins (oui…. parce que j’ai déjà choisi!^^… On a bien le droit de rêver non?)

Ca peut sembler frivole mais je rêve d’enfiler un jour la plus belle des robes entourée de mes amies et de mes soeurs.

C’est peut être égoïste mais je souhaite lire l’émotion dans les yeux de mes parents au moment des consentements.

C’est peut être ridicule mais je veux être émue aux larmes en visionnant les montages, chansons et autres joyeusetés concoctées par nos proches. Je suis même prête à me prêter, de bonne grâce, aux jeux idiots que nous auront réservés nos amis. Et, si il le faut (mais vraiment on est pas obligé, hein…), je tournerai les serviettes.

Pour devenir sa femme, je suis même prête à me passer de tout ce décorum. A aller un jour en mairie, en jean, juste nous deux, bébou, nos familles et nos témoins. Pas de fête ni de flonflons, juste l’essentiel : notre couple contre vents et marées. Nous deux. Si différents et pourtant si complémentaires.

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Un petit soutien…

Il y a quelque temps j’ai reçu le mail le plus adorable qui soit de la part d’une fille que je ne connais pas. Elle qui avait découvert mon blog par hasard, elle voulais juste m’apporter son soutient. me dire mon courage de parler de la PMA, comme ça, en le traitant (je cite) « comme si ce n’était que quelques embûches pour arriver à [mes] fins mais pas une finalité en soi ». C’est rien de dire que j’étais grave émue et que j’ai vite eu les yeux moites (il faut dire que j’ai la larme facile…).

Bien entendu je lui ai répondu pour lui dire à quelle point son petit mail m’avait fait chaud au coeur. De fil en mail et d’aiguille en courriel on a discuté, de nos points de vues, de nos parcours, de nos réussites.

Et puis, au détour de nos conversations est née l’idée de partager nos expériences sur le blog. On a choisi de le faire sous forme d’interview. L’idée étant de partager des expériences différentes mais qui ont eu des fins heureuses. Avoir des témoignages positifs peut aider lorsqu’on est « dans l’enfer de la PMA ». Pour éviter de n’avoir que la version « doctissimo » de la procréation médicalement assistée (il ne faut pas y aller!) Car les femmes qui s’y épanchent n’y vont que lorsque ça va mal. Quand ça marche personne ne vient crier son bonheur. Du coup ça donne une image très négative des procédures.

Alors voilà. Elle a choisi son Pseudo. J’ai posée des questions et voilà. Cher lectrice (et cher lecteur si il y en a…) je te présente 🌟WonderPMette🌟. WonderPmette, je te présent l’internet.

1. Mon parcours (enfin notre parcours à moi et à mon mari). 

En faite cela a commencé à mon adolescence avec l’arrivée de mes premières règles. Elles étaient d’une douleur intense, tellement intense, que je restais par terre recroquevillée sur moi-même en pleurant. Je loupais les cours quelques jours tous les mois. Mon médecin m’a mise très tôt sous pilule ce qui a bloqué mes règles et a calmé « légèrement » les douleurs. Mais à chaque menstruations j’avais toujours les mêmes douleurs qui apparaissaient. Difficulté à uriner, et/ou à déféquer ou alors diarrhée carabiné. Nausées, douleurs ligamentaires, douleurs fortes dans les reins. Douleurs dans le bas ventre insoutenables, que même le spasfon ne calmait pas du tout, fatigue extrême. Bref je te passe toute la liste de mes symptômes. Je ne me suis jamais trop inquiétée car je croyais que toutes les filles avaient ses symptômes. Et puis, plus les années passées, plus j’apprenais à vivre avec ses symptômes. En augmentant les anti-douleurs au fur et à mesure.
Et puis tant qu’on essayait pas d’avoir d’enfants je ne m’étais pas posé de questions.
Lorsqu’on s’est décidé à faire un bébé. On a essayé naturellement, puis, voyant que cela ne venait pas j’ai consulté mon gynéco qui a fait une batterie d’examens : prise de sang, prélèvement vaginal, spermogramme et même une hystérographie sans anesthésie ( je m’en souviendrais toute ma vie ça a été très très douloureux surtout quand il a attrapé mon col avec sa pince, j’ai cru que j’allais vomir de douleurs). Aucun des résultats ne montraient de causes d’infertilité, ni chez moi (même si à l’hystérographie il y avait un petit flou au niveau d’une trompe supposant un obstacle ou un rétrécissement), ni chez mon mari. Il a alors prescrit un léger traitement médicamenteux (je ne sais plus le nom). Mais il ne voulait pas me faire faire de cœlioscopie. Ni une ni deux j’ai pris les devants et j’ai consulté un spécialiste sur Paris. Qui a tout de suite prescrit une cœlioscopie. Celle-ci a confirmé le diagnostic d’endométriose que j’attendais depuis tellement d’année.
Tu sais c’est très difficile de ne pas pouvoir poser un nom/diagnostic sur tes symptômes. Voir frustrant. Je me souviens encore de mon réveil au bloc quand le chirurgien m’a confirmé l’endométriose, j’ai été délestée d’un poid pesant sur moi depuis tant d’année. J’étais rassurée.

2. Mon parcours PMA

Du coup à partir de cette cœlioscopie tout s’est enchaîné on a débuté les traitements pour une 1ère FIV. Bilan complet pour Madame et Monsieur. Puis début des piqûres, échos et ponctions. Je ne me souviens plus combien j’avais d’ovules. Mais le traitement avait bien fonctionné, je n’avais pas fais de réaction (style syndrome d’hyperstimulation ovarienne). Bref, tout se déroulait sans embûches. Malheureusement, la 1ère FIV n’a pas fonctionnée. On a fait un TEC (transfert d’embryons congelé) car il me restait des oeufs de la 1ère stimulation. Malheureusement celle-ci n’a pas fonctionnée n’ont plus. C’était en Juin 2012. Du coup, très fatiguée et très déçue, comme tu peux l’imaginer, nous avons fait une pause pendant les vacances d’été. (De toute façon le centre de PMA fermait tout l’été, ce qui m’a bien arrangé). J’avais besoin de sortir un peu de ce parcours médical lourd et pas facile à assumer psychologiquement. On a alors profité de nos vacances tant méritées. Puis au retour en Septembre, rebelote tous les examens étaient à refaire, car il faut tout refaire tous les 6 mois. Mon cycle va bientôt commencer donc on speed pour prendre les rendez-vous… Sauf que mon cycle n’arrivera jamais. Je suis enceinte!
Après 1 bonne semaine de retard je me suis décidée à faire une prise de sang (sans vraiment y croire, d’ailleurs je ne l’avais même pas dis à mon mari que j’avais du retard, tellement peur de le décevoir…). C’était positif! Ce fut l’explosion de joie, après tout ce qu’on venait de traverser… Après tout ce parcours médical. Ce petit bout venu naturellement à nous. C’était trop beau. Un vrai miracle!

3. Mon ressenti post-PMA

La Procréation Médicalement Assistée est un long parcours incertain vers la maternité.
 
Je me souviens de ma 1ère implantation (1ère FIV), en sortant de l’hôpital je me sentais enceinte, comme déjà habitée par un petit être qui grandissait en moi. On a fait super attention pendant les 2 semaines qui ont suivit. Je me suis beaucoup reposée. Je n’osais plus bouger. Et au final cela a été un échec. Juste pour dire, que si ça doit marcher et si l’œuf doit s’implanter rien ne l’en empêchera. Pendant les vacances ou je suis tombée enceinte naturellement, j’ai fais du karting, du quad et pleins d’autres activités sportives. C’était un tenace celui-la. 😂
 
J’idéalisais aussi beaucoup le fait de tomber enceinte. Je me voyais déjà : ne pas avoir mes règles, aller faire un test de grossesse et tadam! Positif! Ça c’était mon rêve de jeune femme. Qui c’est évaporé dès que les difficultés sont apparus. Car il faut bien admettre que les piqûres et les examens enlèvent un peu de magie et de mystère au processus. A la fin j’avais plus l’impression de faire un enfant. C’était devenu tellement médicalisé! J’avais l’impression d’être un cobaye pour une expérience scientifique. Et ça ce n’est pas facile à vivre, même pour les hommes!
 
Ce qui m’a gêné c’est le côté médical de la chose. Non, Parce que normalement, son bébé, on le conçoit dans sa chambre à coucher. Pas dans une chambre d’hôpital entourés de blouses blanches, une seringue dans l’utérus.
 
Je suis passée par tous les sentiments. Le pire a été la jalousie, celle de voir tes amies tomber enceinte naturellement. Surtout quand elles ne savent pas ce que tu vis et qu’une d’elle te balance : « on a mis trop longtemps à avoir notre premier… Vraiment 1 an c’est long!! ». Là en toi c’est comme un volcan en ébullition, tu as envie d’exploser. L’injustice te semble trop grande. Pourquoi moi et pas elle?! J’ai vraiment eu peur de ne jamais pouvoir sentir grandir un bébé dans mon ventre, de ne jamais voir mon corps se transformer, de ne jamais sentir la fierté de donner la vie, la peur d’échouer et de ne jamais y arriver. La peur de décevoir mon mari, mes parents (en les empêchant de devenir grand-parents). .. D’ailleurs la famille, parlons-en! Ceux qui te posent sans arrêt des questions insistantes avec les fameux « quand serais-je grand-mère? « C’est pour bientôt? », etc. Bref une peur terrible de l’échec!
 
Il faut savoir que le soutien psychologique lors du parcours en PMA est très faible (en tout cas pour notre parcours). En ce qui nous concerne, on nous a juste donné une feuille avec la liste de plusieurs psychologues à consulter éventuellement. J’aurais vraiment aimé qu’ils organisent des groupes de rencontres/de paroles avec d’autres couples. Car le moral en prend un coup, surtout après un 1er échec, alors qu’il faut se remotiver pour repartir pour une nouveau cycle de traitements et d’examens.
 
J’ai aussi trouvé que le personnel médical n’était pas très disponible pour une vraie discussion. Vu leur charge de travail, je ne leur en veut pas 😉. C’était un peu l’usine… Le matin toutes les femmes ont faisaient la queue pour l’écho de suivi, puis on refaisait la queue à l’hôpital pour faire la prise de sang de contrôle. Il y avait beaucoup de patientes. C’est la qu’on se rend compte qu’on n’est loin d’être la seule à galérer. C’est dingue!
 
Au jour d’aujourd’hui nous n’avons jamais parlé à personne de ce parcours. Car c’est un combat que nous avons souhaité traverser tous les deux. En faite nous avons tellement ressenti une pression du monde extérieur (avec d’une part les médias et les magazines qui font ressentir que si tu n’as pas d’enfants tu as raté ta vie et d’autre part la famille proche hyper insistante et pressante). Nous avons préféré garder le silence pour éviter une pression supplémentaire. Assez de stress autour de nous, pas besoin d’en rajouter. 😉 j’avoue que cela n’a pas toujours été simple. J’aurais parfois aimé en parler à certaines amies. Mais la peur de l’incompréhension ou d’être vu différemment m’en a sûrement empêché… Même à l’heure d’aujourd’hui je fais toujours un blocage et ça ne sort pas.

 4. Notre couple

Notre couple en est ressorti plus soudé car ce combat pour donner la vie, on l’a traversé ensemble. On s’est battu physiquement et psychologiquement. Même si je dois avouer que ça n’a pas été rose tous les jours. Il y a eu des hauts et des bas dans notre relation. Même si cela fait 15 ans qu’on est ensemble et qu’on se connaît très bien j’ai découvert des facettes de sa personnalité que je ne connaissais pas, comme sa fragilité et son émotivité.

5. Aux futures PMettes 😉 (très mimi comme surnom)

D’une part je leur dirais d’écouter leur corps et leur instinct de femme car si j’avais consulté mon 2ème gynéco plus rapidement on aurait été pris en charge plus tôt.
Si vous pensez que quelques choses ne va pas, parlez-en à votre gynéco ou consultez un autre spécialiste. Au total 5 ans de combat pour avoir notre LouLou.
Ensuite mettez-vous en relation avec des couples qui ont vécu le même parcours. Il existe des associations aujourd’hui qui le permettent et qui vous apporteront un soutien et un accompagnement que l’on n’a pas forcément au centre de PMA.
Parlez beaucoup avec votre conjoint, échangez énormément, ça aide vraiment à traverser cette épreuve. Osez lui dire tout haut ce que vous ressentez intérieurement.
Accordez-vous des moments de répit pour récupérer car c’est épuisant et n’oubliez pas « l’esprit guérit le corps ». Prenez soin de vous et de votre moral (massages, vacances, yoga, etc).
Continuez à faire l’amour et entretenir la passion dans le couple car le côté « médical de la procréation » peut diminuer l’envie dans le couple. Et les miracles ça existent, ne l’oubliez jamais 😉.
Ah, oui…Et, à proscrire : les forums de discussions sur internet. Franchement ça ne vous aidera pas du tout. Juste à vous embrouiller l’esprit.

Surtout Il ne faut jamais cesser d’y croire!

D’avoir eu cet échange avec la bien nommée « WonderPmette », je me dis que ce serait chouette de généraliser ce type d’interview. Alors, si toi aussi tu es passée par la case PMA et que tu en es ressortie victorieuse (d’une manière ou d’une autre. Parce qu’il n’est pas nécessaire de porter un enfant pour être parent, ne l’oublions pas!) écris moi à :

moipaspoule@gmail.com

Pour raconter ton expérience. T’auras même le droit de te choisir un pseudo cool! (T’as vu un peu comme je vends bien mon truc? On se croirait chez M6Boutique!)

Bises à toutes les mères, les non-mères, les mères en devenir, les belles-mères, les « naturelles et les « PMAtisées »… et bises aux pères aussi, tient! (si par hasard un mâle passait par là^^).

Le maternage et moi

Pour commencer je dois dire que je respecte tout à fait les personnes qui choisissent d’éduquer leurs enfants d’une façon différente de la mienne. Du moins j’essaye. Si si c’est vrai j’le jure!
Cependant je dois avouer que le concept du « maternage » à outrance me dérange un peu.
D’abord à cause de son nom. Le maternage. Pas le parentage. Non. Le maternage est donc adressé aux mamans, seules garantes du travail éducatif à plein temps prôné par cette philosophie éducative.
Ensuite il y a l’allaitement. Bon… Bah c’est bien l’allaitement. Rien à redire là dessus (si ce n’est qu’il faut arrêter de culpabiliser les femmes qui refusent d’allaiter… Merde!). Bon…. Si je suis complètement honnête avec vous je dois avouer que l’idée de la « tété câlin » me mets un peu mal à l’aise. Le sein c’est pour nourrir, non?  Et, autant je suis convaincue que le lait d’un allaitement (si il est bien vécu) est le meilleur aliment pour bébé, autant je ne suis pas sûre qu’un enfant de 2 ans ait vraiment besoin de téter le sein de sa mère… En tous cas ça, ça me me perturbe pas mal. Si tu kiffes te faire suçoter les nichons demande à ton amant… pas à ton enfant. (Ouh là la… Je sens déjà que je vais m’attirer des commentaires sympa moi…). C’est juste que pour les câlins je préfère réserver mes seins à Chéri-chéri… No offence.
Ensuite il y a le cododo jusqu’à pas d’âge… Je dis pas pour les premiers mois où c’est bien pratique (surtout si t’allaites). Mais dormir avec ton enfant jusqu’à ses 5 ans (ou plus!)… Mais quand est-ce que tu niques fais l’amour ? Je me rends bien compte que j’ai l’air d’une excitée du sexe, là, comme ça… Mais c’est juste que ton couple prends déjà cher avec l’arrivé d’un enfant alors si, en plus, il prend toute la place… Jusque dans ton lit. Bref. Chacun ses choix. C’est juste que celui là j’ai du mal à le comprendre.
Pour tout ce qui est portage, encore une fois c’est pareil… C’est super avec modération. Bon, perso, j’ai failli m’étrangler avec l’écharpe de portage. Pourtant je suis pas plus idiote qu’une autre, j’ai regardé des tutos et tout mais rien n’y a fait. En plus j’avais tout le temps l’impression que Bébou allait mourir étouffée avec sa tête dans mes gros sein. J’ai donc utilisé un porte bébé. C’est super pratique pour les promenades (et même parfois chez soi quand on veut faire des trucs en ayant les mains libres). Par contre porter son mioche H24 et/ou se bousiller le dos en portant un enfant de plus d’un an non merci! Enfin c’est pareil si y en a qui kiffent : respect.
En fait ce qui me fait peur dans le maternage ce sont ses excès, où la mère se retrouve « esclave » de son enfant à qui elle donne son corps, son lit et son temps libre. Parce que, oui, toout faire « maison », lire des bouquins sur Montessori et l’éducation positive c’est du boulot! Je ne dis pas que tout ça est mauvais pour les enfants. J’en sais rien. Je suis pas pédospy. Ce que je dis c’est que les mères aussi ont besoin d’espace pour souffler et s’épanouir. Y a pas que les enfants dans la vie, si?
Voilà… Bon, pour quelqu’un qui, il y a peu, lâchait tout un article sur le manque de tolérance face à l’éducation des autres… On peut dire que je me parjure drôlement non? (si tu veux tu peux me lyncher en commentaire… J’suis prête!)

 

Chéri faut qu’on discute!

Aujourd’hui cher petit internet je vais te parler de ma vie sexuelle…. Enfin non, pas vraiment. Ne t’inquiète pas c’est pas youprune ici.

Eh oui Chéri-chéri et moi on a une vie sexuelle, du moins on essaye, parce qu’avec un enfant en bas âge, le boulot,  la fatigue, toussa toussa… la vie, quoi, c’est pas non plus comme au premier jour. Mais je trouve qu’on se débrouille pas trop mal malgré tout. Bah oui, je me lance des fleurs mais, des fois, il faut bien rendre à César ce qui est à lui.

Mais où veut-elle en venir avec tout ça ? y’a aucun rapport avec le titre ? Si. J’y viens.

Durant nos dernières vacances on avait loué un super gîte en Ardèche, avec ma famille, et on avait réussi à refourguer Lucilou-la-matinale à mes parents dans une sorte de « suite parentale » (ça fait classe hein !) avec la promesse qu’ils la géreraient le matin… Ca c’est des vacances ! Merci papa ! Merci Maman !

Bon… du coup tu t’imagines bien que, dans ces conditions, nous étions bien obligés de profiter de cette liberté, liberté chériiie ! Bref.

Le lendemain matin au petit déjeuner familial ma mère me fait remarquer mes cernes… Bizarre vu que j’ai fait la grasse matinée. Je lui rétorque que Chéri-chéri et moi avons discuté jusque tard dans la soirée. Ceci expliquant cela. La conversation se poursuit. Ni vu ni connue.

Sur ses entre-faits Chéri-chéri arrive, la mine fatiguée lui aussi. Ma mère (toujours) lui fait remarquer qu’il n’est pas très sage de discuter de la sorte jusqu’à des heures indues.

« Quoi ?! Mais on a pas discuté » S’insurge-t-il

« Mais siiii Chéri-chéri !!! Je t’assure qu’on a discuté hier… » J’insiste en lui lançant un regard appuyé genre « lit entre les lignes, bordoule ! »

« Maiis nonn… on a… » Il comprend (enfin !) et pique un fard !

Grillés !

Depuis ce jour « discuter » avec son conjoint ne signifie pas toujours que l’on « parle ».

Et toi tu as des petits noms de codes pour… hum… tu sais quoi… ?

Dans ta jauge!

     Pour expliquer ma fatigue et mon comportement « légèrement » soupe au lait à Chéri-chéri j’ai récemment imaginé une métaphore qu’il pourrait comprendre.

Bon….  Imagine une jauge en toi, comme dans un jeu vidéo (le jeu vidéo, ça parle à chéri-chéri). Ça y est tu la vois? Cette  jauge c’est ton énergie, ta vie, ta puissance, ta santé mentale, tout ça à la fois.  Quand il t’arrive une merde, tu perds des points de vie. Plus l’emmerdement est conséquent plus la jauge baisse. Je ne parle même pas de gros pépins. La vie de tous les jours est  pleine de petites contrariétés. Pour te recharger en énergie vitale il faut engranger des petits plaisirs (genre manger un carré de chocolat, sentir le soleil chauffer sa peau, recevoir un mot doux, un câlin etc.), mais surtout, SURTOUT! Il faut dormiir!

En générale les choses s’équilibrent plutôt pas mal et la jauge reste dans le vert. Sauf que, quand tu as un enfant tu pars avec déficit de points. Pourquoi?

Bahh d’abord parce que tu viens de passer 9 mois en mode  baleine. Du coup ça fait un certain temps que tu as du mal à  dormir. Parce que,  quand tu es allongée sur le dos, ton ventre t’écrase, va essayer de respirer avec l’équivalent d’un pack de lait sur le bide! Lorsque tu es   sur le côté, c’est pas mieux, ton ventre tombe et t’as peur qu’il se décroche. Et dormir    sur le ventre c’est même pas la peine d’y penser….   Du coup, c’est juste un tout petit peu dur de te reposer vraiment (et j’imagine même pas ce que c’est quand t’as déjà un enfant!).

Ensuite tu accouches, ne l’oublions pas! Tu réalises quand même l’exploi physique de faire passer un machin de plus ou moins 3 kilos par où tu sais (si tu veux en savoir plus sur les joies de l’accouchement je te conseil ce lien ). Perso jusqu’au dernier moment j’ai cru que ça passerai pas. Ouiii je sais ça fait des millénaires que ça passe, mais on sait jamais…

Bref! Je pense que n’importe qui peut concevoir que ça fatigue un brin.

Ensuite pas de répits. On enchaîne direct avec des nuits entrecoupées de réveils hurlants pendant lesquels on doit se transformer en usine à lait… Et ça, ça pompe une énergie de dingue! Du coup  il suffit de pas grand chose pour te faire basculer toi et  ta pu…naise de jauge dans le rouge.

Bon… t’es pas complètement à sec. T’es juste en pleine descente d’hormones.

Si à ce moment de ta vie tu as compris, ne serait-ce qu’un instant,  comment on pouvait en arriver à étouffer son enfant avec un coussin. Alors c’est que tu n’es pas passé loin du « game over » (il paraît qu’en vrai ça s’appelle un burn out).

Personnellement j’ai l’impression que depuis que je suis maman je n’ai jamais réussi à re-remplir ma jauge entièrement. Attention! Je ne suis pas malheureuse, bien au contraire! Tous les jours m’apportent leurs lots de moments magiques avec ma fille. Mais je sais qu’il suffit désormais d’une seule nuit perturbée (si possible juste avant mes menstrues (mmh quel joli mot!)) pour que je me retrouve de nouveau sur la réserve.

Et quand ma jauge d’énergie est dans le rouge… Je ne gère plus rien. Le moindre truc me semble insurmontable et par dessus tout je me sens seule dans ma merde! Du coup qui c’est qui prend? C’est  Chéri-chéri!

 

C’est l’heure de l’engueulade mensuelle. En voici le déroulé quasi systématique :

D’abord je lui mets sur le dos ma frustration de ne pas de ne pas arriver à être cette femme-mère parfaite et glamour qui gère tout. Tu sais celle dont l’intérieur est toujours nickel avec une déco à la pointe; qui est toujours maquillée, manucurée et sapée à la perfection; celle qui ne crie pas sur ses enfants, normal il sont si bien élevés et elle a tant de patience….  La garce!

Ensuite je lui reproche de ne pas m’aider, alors que je ne le lui ai pas demandé et qu’en vrai j’en veux même pas de son aide… Normal puisque je veux être « la garce » citée précédemment et que donc je veux tout gérer seule.   C’est à croire qu’inconsciament j’ai besoin de bien le pourrir pour avoir le sentiment de ne pas être la seule à être nulle.

Et enfin je m’excuse et j’essaye de lui expliquer mon état d’esprit du moment avec des schémas ou par de chouettes  métaphores avec  des jauges et tout et tout.

Tu me diras peut être que c’est un peu bizarre, de se foutre sur la tronche avec une telle régularité. Oui et Non. Nous avons besoin de cette soupape de décompression, de ce moment, difficile soit, mais où nous pouvons nous dire ce qui ne va pas et aller au fond des choses afin de repartir sur de bonnes bases pour un nouveau mois (de plus ou moins  28 jours… Ah les femmes!)

Et vous vous fonctionnez comment?