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Un petit soutien…

Il y a quelque temps j’ai reçu le mail le plus adorable qui soit de la part d’une fille que je ne connais pas. Elle qui avait découvert mon blog par hasard, elle voulais juste m’apporter son soutient. me dire mon courage de parler de la PMA, comme ça, en le traitant (je cite) « comme si ce n’était que quelques embûches pour arriver à [mes] fins mais pas une finalité en soi ». C’est rien de dire que j’étais grave émue et que j’ai vite eu les yeux moites (il faut dire que j’ai la larme facile…).

Bien entendu je lui ai répondu pour lui dire à quelle point son petit mail m’avait fait chaud au coeur. De fil en mail et d’aiguille en courriel on a discuté, de nos points de vues, de nos parcours, de nos réussites.

Et puis, au détour de nos conversations est née l’idée de partager nos expériences sur le blog. On a choisi de le faire sous forme d’interview. L’idée étant de partager des expériences différentes mais qui ont eu des fins heureuses. Avoir des témoignages positifs peut aider lorsqu’on est « dans l’enfer de la PMA ». Pour éviter de n’avoir que la version « doctissimo » de la procréation médicalement assistée (il ne faut pas y aller!) Car les femmes qui s’y épanchent n’y vont que lorsque ça va mal. Quand ça marche personne ne vient crier son bonheur. Du coup ça donne une image très négative des procédures.

Alors voilà. Elle a choisi son Pseudo. J’ai posée des questions et voilà. Cher lectrice (et cher lecteur si il y en a…) je te présente 🌟WonderPMette🌟. WonderPmette, je te présent l’internet.

1. Mon parcours (enfin notre parcours à moi et à mon mari). 

En faite cela a commencé à mon adolescence avec l’arrivée de mes premières règles. Elles étaient d’une douleur intense, tellement intense, que je restais par terre recroquevillée sur moi-même en pleurant. Je loupais les cours quelques jours tous les mois. Mon médecin m’a mise très tôt sous pilule ce qui a bloqué mes règles et a calmé « légèrement » les douleurs. Mais à chaque menstruations j’avais toujours les mêmes douleurs qui apparaissaient. Difficulté à uriner, et/ou à déféquer ou alors diarrhée carabiné. Nausées, douleurs ligamentaires, douleurs fortes dans les reins. Douleurs dans le bas ventre insoutenables, que même le spasfon ne calmait pas du tout, fatigue extrême. Bref je te passe toute la liste de mes symptômes. Je ne me suis jamais trop inquiétée car je croyais que toutes les filles avaient ses symptômes. Et puis, plus les années passées, plus j’apprenais à vivre avec ses symptômes. En augmentant les anti-douleurs au fur et à mesure.
Et puis tant qu’on essayait pas d’avoir d’enfants je ne m’étais pas posé de questions.
Lorsqu’on s’est décidé à faire un bébé. On a essayé naturellement, puis, voyant que cela ne venait pas j’ai consulté mon gynéco qui a fait une batterie d’examens : prise de sang, prélèvement vaginal, spermogramme et même une hystérographie sans anesthésie ( je m’en souviendrais toute ma vie ça a été très très douloureux surtout quand il a attrapé mon col avec sa pince, j’ai cru que j’allais vomir de douleurs). Aucun des résultats ne montraient de causes d’infertilité, ni chez moi (même si à l’hystérographie il y avait un petit flou au niveau d’une trompe supposant un obstacle ou un rétrécissement), ni chez mon mari. Il a alors prescrit un léger traitement médicamenteux (je ne sais plus le nom). Mais il ne voulait pas me faire faire de cœlioscopie. Ni une ni deux j’ai pris les devants et j’ai consulté un spécialiste sur Paris. Qui a tout de suite prescrit une cœlioscopie. Celle-ci a confirmé le diagnostic d’endométriose que j’attendais depuis tellement d’année.
Tu sais c’est très difficile de ne pas pouvoir poser un nom/diagnostic sur tes symptômes. Voir frustrant. Je me souviens encore de mon réveil au bloc quand le chirurgien m’a confirmé l’endométriose, j’ai été délestée d’un poid pesant sur moi depuis tant d’année. J’étais rassurée.

2. Mon parcours PMA

Du coup à partir de cette cœlioscopie tout s’est enchaîné on a débuté les traitements pour une 1ère FIV. Bilan complet pour Madame et Monsieur. Puis début des piqûres, échos et ponctions. Je ne me souviens plus combien j’avais d’ovules. Mais le traitement avait bien fonctionné, je n’avais pas fais de réaction (style syndrome d’hyperstimulation ovarienne). Bref, tout se déroulait sans embûches. Malheureusement, la 1ère FIV n’a pas fonctionnée. On a fait un TEC (transfert d’embryons congelé) car il me restait des oeufs de la 1ère stimulation. Malheureusement celle-ci n’a pas fonctionnée n’ont plus. C’était en Juin 2012. Du coup, très fatiguée et très déçue, comme tu peux l’imaginer, nous avons fait une pause pendant les vacances d’été. (De toute façon le centre de PMA fermait tout l’été, ce qui m’a bien arrangé). J’avais besoin de sortir un peu de ce parcours médical lourd et pas facile à assumer psychologiquement. On a alors profité de nos vacances tant méritées. Puis au retour en Septembre, rebelote tous les examens étaient à refaire, car il faut tout refaire tous les 6 mois. Mon cycle va bientôt commencer donc on speed pour prendre les rendez-vous… Sauf que mon cycle n’arrivera jamais. Je suis enceinte!
Après 1 bonne semaine de retard je me suis décidée à faire une prise de sang (sans vraiment y croire, d’ailleurs je ne l’avais même pas dis à mon mari que j’avais du retard, tellement peur de le décevoir…). C’était positif! Ce fut l’explosion de joie, après tout ce qu’on venait de traverser… Après tout ce parcours médical. Ce petit bout venu naturellement à nous. C’était trop beau. Un vrai miracle!

3. Mon ressenti post-PMA

La Procréation Médicalement Assistée est un long parcours incertain vers la maternité.
 
Je me souviens de ma 1ère implantation (1ère FIV), en sortant de l’hôpital je me sentais enceinte, comme déjà habitée par un petit être qui grandissait en moi. On a fait super attention pendant les 2 semaines qui ont suivit. Je me suis beaucoup reposée. Je n’osais plus bouger. Et au final cela a été un échec. Juste pour dire, que si ça doit marcher et si l’œuf doit s’implanter rien ne l’en empêchera. Pendant les vacances ou je suis tombée enceinte naturellement, j’ai fais du karting, du quad et pleins d’autres activités sportives. C’était un tenace celui-la. 😂
 
J’idéalisais aussi beaucoup le fait de tomber enceinte. Je me voyais déjà : ne pas avoir mes règles, aller faire un test de grossesse et tadam! Positif! Ça c’était mon rêve de jeune femme. Qui c’est évaporé dès que les difficultés sont apparus. Car il faut bien admettre que les piqûres et les examens enlèvent un peu de magie et de mystère au processus. A la fin j’avais plus l’impression de faire un enfant. C’était devenu tellement médicalisé! J’avais l’impression d’être un cobaye pour une expérience scientifique. Et ça ce n’est pas facile à vivre, même pour les hommes!
 
Ce qui m’a gêné c’est le côté médical de la chose. Non, Parce que normalement, son bébé, on le conçoit dans sa chambre à coucher. Pas dans une chambre d’hôpital entourés de blouses blanches, une seringue dans l’utérus.
 
Je suis passée par tous les sentiments. Le pire a été la jalousie, celle de voir tes amies tomber enceinte naturellement. Surtout quand elles ne savent pas ce que tu vis et qu’une d’elle te balance : « on a mis trop longtemps à avoir notre premier… Vraiment 1 an c’est long!! ». Là en toi c’est comme un volcan en ébullition, tu as envie d’exploser. L’injustice te semble trop grande. Pourquoi moi et pas elle?! J’ai vraiment eu peur de ne jamais pouvoir sentir grandir un bébé dans mon ventre, de ne jamais voir mon corps se transformer, de ne jamais sentir la fierté de donner la vie, la peur d’échouer et de ne jamais y arriver. La peur de décevoir mon mari, mes parents (en les empêchant de devenir grand-parents). .. D’ailleurs la famille, parlons-en! Ceux qui te posent sans arrêt des questions insistantes avec les fameux « quand serais-je grand-mère? « C’est pour bientôt? », etc. Bref une peur terrible de l’échec!
 
Il faut savoir que le soutien psychologique lors du parcours en PMA est très faible (en tout cas pour notre parcours). En ce qui nous concerne, on nous a juste donné une feuille avec la liste de plusieurs psychologues à consulter éventuellement. J’aurais vraiment aimé qu’ils organisent des groupes de rencontres/de paroles avec d’autres couples. Car le moral en prend un coup, surtout après un 1er échec, alors qu’il faut se remotiver pour repartir pour une nouveau cycle de traitements et d’examens.
 
J’ai aussi trouvé que le personnel médical n’était pas très disponible pour une vraie discussion. Vu leur charge de travail, je ne leur en veut pas 😉. C’était un peu l’usine… Le matin toutes les femmes ont faisaient la queue pour l’écho de suivi, puis on refaisait la queue à l’hôpital pour faire la prise de sang de contrôle. Il y avait beaucoup de patientes. C’est la qu’on se rend compte qu’on n’est loin d’être la seule à galérer. C’est dingue!
 
Au jour d’aujourd’hui nous n’avons jamais parlé à personne de ce parcours. Car c’est un combat que nous avons souhaité traverser tous les deux. En faite nous avons tellement ressenti une pression du monde extérieur (avec d’une part les médias et les magazines qui font ressentir que si tu n’as pas d’enfants tu as raté ta vie et d’autre part la famille proche hyper insistante et pressante). Nous avons préféré garder le silence pour éviter une pression supplémentaire. Assez de stress autour de nous, pas besoin d’en rajouter. 😉 j’avoue que cela n’a pas toujours été simple. J’aurais parfois aimé en parler à certaines amies. Mais la peur de l’incompréhension ou d’être vu différemment m’en a sûrement empêché… Même à l’heure d’aujourd’hui je fais toujours un blocage et ça ne sort pas.

 4. Notre couple

Notre couple en est ressorti plus soudé car ce combat pour donner la vie, on l’a traversé ensemble. On s’est battu physiquement et psychologiquement. Même si je dois avouer que ça n’a pas été rose tous les jours. Il y a eu des hauts et des bas dans notre relation. Même si cela fait 15 ans qu’on est ensemble et qu’on se connaît très bien j’ai découvert des facettes de sa personnalité que je ne connaissais pas, comme sa fragilité et son émotivité.

5. Aux futures PMettes 😉 (très mimi comme surnom)

D’une part je leur dirais d’écouter leur corps et leur instinct de femme car si j’avais consulté mon 2ème gynéco plus rapidement on aurait été pris en charge plus tôt.
Si vous pensez que quelques choses ne va pas, parlez-en à votre gynéco ou consultez un autre spécialiste. Au total 5 ans de combat pour avoir notre LouLou.
Ensuite mettez-vous en relation avec des couples qui ont vécu le même parcours. Il existe des associations aujourd’hui qui le permettent et qui vous apporteront un soutien et un accompagnement que l’on n’a pas forcément au centre de PMA.
Parlez beaucoup avec votre conjoint, échangez énormément, ça aide vraiment à traverser cette épreuve. Osez lui dire tout haut ce que vous ressentez intérieurement.
Accordez-vous des moments de répit pour récupérer car c’est épuisant et n’oubliez pas « l’esprit guérit le corps ». Prenez soin de vous et de votre moral (massages, vacances, yoga, etc).
Continuez à faire l’amour et entretenir la passion dans le couple car le côté « médical de la procréation » peut diminuer l’envie dans le couple. Et les miracles ça existent, ne l’oubliez jamais 😉.
Ah, oui…Et, à proscrire : les forums de discussions sur internet. Franchement ça ne vous aidera pas du tout. Juste à vous embrouiller l’esprit.

Surtout Il ne faut jamais cesser d’y croire!

D’avoir eu cet échange avec la bien nommée « WonderPmette », je me dis que ce serait chouette de généraliser ce type d’interview. Alors, si toi aussi tu es passée par la case PMA et que tu en es ressortie victorieuse (d’une manière ou d’une autre. Parce qu’il n’est pas nécessaire de porter un enfant pour être parent, ne l’oublions pas!) écris moi à :

moipaspoule@gmail.com

Pour raconter ton expérience. T’auras même le droit de te choisir un pseudo cool! (T’as vu un peu comme je vends bien mon truc? On se croirait chez M6Boutique!)

Bises à toutes les mères, les non-mères, les mères en devenir, les belles-mères, les « naturelles et les « PMAtisées »… et bises aux pères aussi, tient! (si par hasard un mâle passait par là^^).

On arrête tout!

Bon, ça y est, c’est sûr, il n’y aura pas de transfert d’embryon congelé cette fois-ci… Pour moi qui me prenais pour la reine de la FIV c’est raté.

Après 3 jours de Puregon, 3 échographies et 5 prises de sang (c’est pas ma faute j’ai des petites veines qui roulent) on stop la procédure. Il semblerait que je réagis de traviole à la stimulation. Au lieu de se préparer à devenir un nid douillet mon endomètre réduit (il a décidément rien compris celui là!). Au lieu de faire éclore un bel ovule, j’ai une trentaine de petits follicules qui ont fleuri sur mes ovaires. Et pour couronner le tout, seul un « beau » kyste fonctionnel semble profiter du traitement et a doublé de volume en deux jours! Chouette!

On espère donc qu’il va se résorber ou se rompre gentiment (aïe) de lui-même au prochaines règles (sinon… ah bah sinon je sais pas tient!) et on se donne rendez-vous en septembre pour recommencer.

Chéri-chéri et moi on a décidé de se laisser des vacances off-FIV.

Alors à moi le rosé et les mojitos! (Faut bien voir des avantages à ce total loupé). Bon là j’rigole mais vous vous doutez bien qu’après m’être levée à 5h50, tapée des bouchons à la sortie du péage (méga cher) afin de me rendre à l’hôpital de Grenoble pour qu’on me dise ça… J’étais pas hyper jouasse. J’étais même plutôt en pleurs en sortant…

Mais bon, comme le dit Chéri-Chéri (tu sais qu’il est le calme dans ma tempête) il faut relativiser, on a déjà la chance d’avoir une magnifique petite fille et on a encore tout le temps devant nous….

Allez… Sur ce, bonne nuit! Je suis explosée je vais me coucher.

Je vais bien ne t’en fais pas

Salut l’internet,

En fait je ne sais pas vraiment comment commencer ce post, mais j’ai besoin de raconter mes états d’âme. De t’écrire comme si je m’écrivais à moi-même. Pour essayer de comprendre. Pour essayer de me comprendre.

Comme tu le sais peut-être je me suis fait opérer il y a quelques jours. Rien de grave. Une petite cœlioscopie/ hystéroscopie comme il y en a des milliers de pratiquées chaque jour partout en France. Tout s’est bien passé. Il ne reste presque rien de ce passage sur le billard. Juste 3 petits points bien ficelés qui cicatrisent comme il faut…

Hier tout semblait aller pour le mieux. Je devais reprendre le travail. J’y étais préparé. Il le fallait.

Et pourtant aujourd’hui je suis allée voir mon médecin pour être « prolongée ». Et pun…naise rien qu’en écrivant ces mots je me sens mal. Je ne devrais pas. J’ai été opérée il y a moins de deux semaines. J’ai encore mal. Je ne me sens pas de rester debout toute la journée devant 30 élèves turbulents. J’ai besoin de plus de temps. Point à la ligne.

Alors pourquoi est-ce que j’ai ce sentiment d’illégitimité ? Pourquoi je me sens coupable ? Et puis de quoi d’ailleurs ? Merde ! Je culpabilise même de culpabiliser. Mais il est où le problème ?! Je suis la première à dire aux autres qu’ils ne doivent pas s’en vouloir de ne pas être toujours au top, d’avoir leurs failles, mais quand il s’agit de moi je change de discours ? Pourquoi ?

Je crois que je subis les relents d’une caricature trop souvent entendue sur les profs (tu saiiis, ses feignants qui profitent du système) et que j’ai fini par faire mienne, malgré moi.

Quand que je me suis reconvertie dans l’enseignement (bah oui, avant je bossais dans le dessin animé = Grand écart professionnel) je me suis jurée, à moi-même que je ne deviendrais jamais ce prof blasé, partisan du moindre effort, enchaînant arrêt maladie, sur arrêt maladie (mais miraculeusement sauvé à la veille des vacances)… Une bien « belle » image, non ? Car oui ce n’est que ça, une image, fictive, qui ne reflète en rien la réalité des personnes que j’ai pu croiser depuis que je travaille dans l’enseignement.

Et pourtant cette image m’a marquée au fer rouge. Qui n’a jamais entendu cette phrase : « ah ouii, mais vous les profs… ». Rayer la mention inutile :

  • Vous êtes toujours en vacances
  • Vous ne travaillez jamais (ouai 18 heurs par semaine… laissez-moi rire !)
  • Vous êtes toujours en grèves
  • Vous vous plaignez tout le temps
  • Vous êtes toujours en arrêt maladie
  • Etc. etc.

Même les gens de mon entourage. Ceux qui me connaissaient avant, qui savent que je ne suis pas come ça, m’ont tenu ces discours. J’ai dû me justifier. Prouver pas A+B que je mérite mon salaire et que je ne tire pas au flanc (loin de là).

Mais voilà. Aujourd’hui la prof a fait renouveler son arrêt maladie.

Alors aujourd’hui la prof elle aimerait crier au monde qu’elle emmerde ceux que ça dérange… Alors qu’au plus profond d’elle-même elle s’en veut de laisser ses élèves, ses cours, ses collègues, ses réunions, ses plannings… Elle s’en veut de ne pas être d’attaque, s’en veut d’être faible, s’en veut de s’en vouloir et d’avoir à écrire ce billet pour se justifier, alors qu’elle n’a pas à le faire.

 

 

 

 

Paye ton endométriose

Salut l’internet!

Si tu me suis un peu tu sais que je suis atteinte d’une sal…prie de maladie, j’ai nommé l’endométriose.

Je ne suis pas la seule, loin de là, puisqu’on considère qu’une femme sur dix en est atteinte… Eh ouai c’est pas rien ça ma p’tite dame! Et pourtant on ne sait toujours pas comment cette maladie arrive et encore moins comment la faire repartir. C’est dire si la recherche est active sur le sujet. Bref.

Bon… Si tu as des tendances hypocondriaques, je te rassure. On ne meurt pas de l’endométriose. Non. On en souffre juste. Chouette!

Alors… Pour te rassurer (ou pas) voici les symptômes de cette chère endometriosis :

  • Règles douloureuses (on devrait plutôt dire extra-douloureuse… genre à tomber dans les pommes, à vomir, à se vider de partout. La joie quoi!)
  • Des rapports sexuels douloureux (Bonheur!)
  • Des douleurs quand tu urines ou que tu vas à la selle (pas celle du cheval, hein!)
  • Des douleurs pelvienne (autour de la chatte – traduction)
  • Bref, des douleurs merdiques

Mais qu’est ce que ça fait en vrai? Bah en vrai l’endométriose c’est quand ton endomètre a décidé de venir foutre le bordoule dans ton vagin (et autour) au lieu de descendre bien gentiment pendant les règles. Et ça donne ça :

  • Des nodules simples (c’est des petits lésions)
  • Des kystes ( c’est des grosses boules sur tes ovaires alors que c’est même pas Noël)
  • Des adhérences (ça c’est quand tes organes ont décidés de se faire des bisous et qu’ils sont restés collés, comme avec un appareil dentaire… Tu vois)
  • Des nodules compliqués (qui vont se mettre à des endroits pas possible)

Il existe 5 stades pour qualifier une endométriose. Ca va du stade 1 (minime) : pas trop grave, la plupart des femmes ne seraient d’ailleurs jamais diagnostiquées; au stade 5 (extensive) : là c’est la merde! Infertilité sévère, douleurs quotidiennes, chirurgie et touti quanti.

Pour info je suis au « stade 4 avec atteinte sévère et profonde » ce qui entraîne une « infertilité sévère » (elle aussi! Dites-dons, z’êtes pas sympa là!).

Bon tout ça pour dire que c’est vraiment une maladie de M E R D E et que ce serait bien sympa que nos chercheurs se penchent un peu là dessus tu ne croies pas?

Nan parce que je veux pas faire ma parano mais j’imagine bien que si un homme sur dix avaient des douleurs à tomber par terre tous les mois à leur endroit le plus sensible ET que ça les rendait généralement stériles… On aurait lancé la recherche depuis belle lurette !

Comme on est bien chez soi!

Coucou l’internet !

Allez ! Aujourd’hui je te raconte encore un peu ma vie post-op’, mais après c’est fini… Promis !

« Elle est bien mignonne celle-là, mais elle va quand même pas nous raconter ses souffrances pendant cent sept ans, on veut de la joie, de la vie, du funky »

J’ai dit « promis » je peux ajouter « juré et craché » si tu veux.

Bon… Revenons-en à mes douleurs…

Je suis rentrée chez moi hier après avoir gravement filouter mon bon docteur Glahoui (c’est pas son vrai nom mais c’est pas loin, j’vous jure !) qui voulait que je reste encore un jour de plus. Comment j’ai fait ? Une bonne douche, un coup de blush et d’anti-cerne, un brin de mascara, des yeux de chat potté (tu vois de quoi je parle ?) et un « Promis je serai sage et en plus j’habite pas loin, si il y a un problème, promis, je reviens en courant… »… Et voilà !  Me voilà de retour à la maison. Sans voisine qui ronfle. Sans infirmières qui passent toutes les heures. Avec ma famille et surtout avec ma fille.

La pauvre est venue me voir à l’hôpital le soir après l’opération et, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ne lui a pas plu de voir sa maman comme ça, allongée, perfusée et palotte. « Viens papa on ‘entre à la maison, on laisse maman do’mir, allez viens papa ! » Elle a tiré sur la manche de son père et, cinq minutes plus tard ils étaient partis. Ca m’a chamboulé. Je suis une warrior quand il s’agit de partir au bloc, mais quand il faut affronter le regard de ma fille, je suis une poule mouillée. J’ai pleuré… et quand on vient d’avoir une cœlioscopie… sangloter ça fait mal.

Bon c’est fini tout ça maintenant. On s’est retrouvée. On s’est fait plein de bisous et de câlins. Je suis sûre que ça fait guérir plus vite les câlins. Et je crois que je vais en avoir besoin de beaucoup… Parce que mes épaules me torturent dès que je me redresse un peu… Je t’ai déjà parlé du fait que, bizarrement, quand tu te fais opérer de l’utérus tu douilles sous les omoplates… Et ça ne peut aller mieux que si tu « évacue les bulles » (si tu prout quoi !)… Oui, la nature est chelou parfois…

Que te dire d’autre ? Ah ouiii ! J’ai une femme de ménage, pour la première fois de ma vie et c’est géniiiale ! Ma mutuelle m’a gentiment envoyée un petit rappel de cette prestation avec la prise en charge hospitalière… Vous êtes trop bon ! D’autant que – petit aparté- j’ai la mutuelle la moins chère du marché. Celle qui ne couvre que les hospitalisations (les autres ne trouvaient pas leurs places dans mon budget serré-serré). Autant vous le dire tout de suite J’adôôre avoir une femme de ménage ! J’aurais dû naître riche, c’est sûr !

Donc entre les pets libérateurs des épaules, la femme de ménage, les piqures de Lovenox dans le gras du bide (je ressemblerai bientôt à un schtroumpf à cause des bleus) et les siestes, je prends cinq minutes pour te raconter ma vie d’éclopée une dernière fois.

Voilà. D’ici quelques jours il n’y paraîtra plus. Seulement 3 petites cicatrices sur le bas –ventre et un nombril un peu déformé… Pas de quoi fouetter un chat finalement.

Des nouvelles

Coucou l’internet !

Aujourd’hui on parle Hôpitaux et cœlio aujourd’hui  je te raconte mon opération… Au fait je vais bien ! Je suis un peu dans le pâté pour tout te dire… mais bon, ça va passer….

Alors… commençons par le commencement.

Je suis arrivée hier au pôle chirurgie du ventre et de la zezette de l’hôpital d’Albertville, toute pimpante et presque enjouée à l’idée de passer une nuit de repos absolue, toute seule…

Toute seule ? Noooonnn…  Quelle chance ! Une chambre double ! Bonjour madame, pas de réponse…Ah vous ne parlez pas le français… J’avais pas trop envie de papoter de toute façon. Mais bon, un petit sourire n’a jamais fait de mal… Ok, la pauvresse vient de se faire opérer et a l’air de pas mal déguster… Elle gémie d’ailleurs régulièrement pour bien le faire comprendre (vas-y mais souffre en silence… flutain ! C’est pas joli-joli mais j’avoue que je l’ai pensé… Ouh la vilaine !)

Bref, je m’installe, sort le bouquin que m’a fait livrer ma Môman (la vie secrète d’une mère indigne. De la grande littérature ! Si il est bien je t’en reparlerai), je vais enfin pouvoir lire… A non… C’est l’heure du savonnage et du lavement… Nonn je ne me suis pas lavée deux fois. Le lavement c’est…. Mmmh, c’est moment sympa et convivial que tout le monde rêve d’exécuter, un jour, par terre dans une salle de bain d’hôpital, avec une coloc’ portugaise pas souriante à côté. C’est merveilleux !

Après m’être acquittée de cette tâche particulièrement plaisante, je vais enfin pouvoir lire pépouse… C’est sans compter sur ma nouvelle amie qui s’est endormie et ronfle comme un cachalot… Je bénie le dieu qui a inventé les boules Quiès… Merci !

Bon résultat, je suis nase et déconcentrée… Je n’ai lu que 37 pauvres pages. Il est temps de dormir bercée par la douce musique gutturale de ma voisine et ponctuée par le passage des infirmières venues vérifier son état… Une bonne nuit de sommeil, donc.

Ce matin, doux réveil à 6h30 (je dormirai sous anesthésie, tant pis). Une petite douche à l’antiseptique plus tard je revêts mes plus beaux atours (culotte jetable, bas de contention et blouse à motif ouverte dans le dos… le top du chic !) et me voilà prête pour aller danser au bloc.

On me descend, me prépare, m’installe, me perfuse. C’est l’heure de faire un gros dodo. Avant de m’endormir je me concentre très fort sur l’image de ma fille qui joue sur une plage ensoleillée, peau dorée, seau et pelle à la main. Fait de beau rêve !

Et voilà. C’est fini. Tout va bien je suis juste extra fatiguée et affamée ! C’est ce qui arrive quand on a rien mangé d’autre qu’un bout de repas délicieux (arrête de mentir Mathilde !) dégueu’  depuis 17h50 (oui, oui tu as bien lu… 17h50 c’est l’heure du repas, pas du goûter !).

Une grosse sieste plus tard me voilà déjà entrain d’écrire… Allongée complètement pour ne pas avoir mal aux épaules… Oui, c’est bizarre mais la cœlioscopie de la founette ça fait mal derrière les omoplates… douleur déplacée qu’ils disent. Je tape avec un doigt et je vois à peine les touches de l’ordinateur incliné au dessus de moi, mais ce n’est pas grave. Ca prendra le temps que ça prendra mais j’ai besoin de te raconter ma vie et mon endométriose. Je crois que je l’ai attrapé pour de bon le virus du blog …

A bientôt, petit internet, pour de nouvelles aventures dans mon univers  et glamour…

A toi ma fille…

Comme tu le sais, j’ai besoin d’être opérée de nouveau afin de pouvoir tenter une nouvelle FIV.

Je n’ai pas particulièrement peur de cette opération mais, sait-on jamais… J’ai décidé d’écrire une lettre à ma fille, au cas où je ne me réveillais pas…

Je sais que c’est très peu probable, c’est juste une cœlioscopie… mais si ça arrivait je voudrais que ma fille sache que je l’aime et que je l’aimerai toujours.

Alors, aujourd’hui je partage avec toi la petite lettre que je lui ai écrite.

« Ma petite Lucie-loup, ma puce, ma loutre,

Si tu lis un jour cette lettre c’est que je ne suis plus là.

Sache que je serai toujours avec toi, où que tu sois, quoi que tu fasses.

Que je t’aimerai toujours, où que tu sois, quoi que tu fasses.

Je serai toujours fière de toi, où que tu sois, quoi que tu fasses.

Sache que tu peux compter sur ta famille. C’est un pilier solide.

Je sais que ton père peut être un ours parfois mais sache qu’il t’a aimé dès le premier jour, et que, même si il ne le dit pas, je sais qu’il t’aime, où que tu sois, quoi que tu fasses.

Prends soin de toi.

Respecte-toi.

Fait ce que tu aimes.

Vit comme tu l’entends.

Ta maman qui t’aime. »