C’est aussi ça la FIV #5

Coucou l’internet!

Il y a peu j’ai Camille via Instagram. Et comme elle est vraiment adorable, elle a bien voulu partager avec nous son parcours PMA. Encore merci à elle pour son témoignage.

Quel est ton parcours ? (Comment t’es tu rendue compte de ton (votre) infertilité ? Quelles en sont les raisons ? Quelles ont été tes « démarches PMAesques » ? etc.)

Pour nous, enfin pour moi dans un premier temps, le parcours médical a commencé en janvier 2017.

Mais plantons le décor, je m’appelles Camille, j’ai aujourd’hui 32 ans, et tout ceux qui me connaissent, savent à quel point le désir de fonder une famille m’est essentiel.

Depuis l’âge de 15 ans, je rêvais déjà à ma vie de maman, tout en sachant que ce ne serait pas pour tt de suite.

Et puis, la nature ayant décidée de me régler très jeune (12 ans) je me suis toujours dit que ça ne poserait pas de problèmes.

En réalité ça n’a aucun rapport, mais, je ne sais pas pourquoi, j’avais cette conviction que le jour, où je le déciderais, cela fonctionnerait “les doigts dans le nez”.

En 2008, je rencontre l’amoureux, le vrai, celui qui partagera ma vie, je le sais! C’est le bon! ️

Il est de 6 ans mon aîné, et sort de deux relations qui auront laissés des traces, alors une vie à deux pas de problèmes, mais pour le projet bébé il faudra patienter.

Les années passent, mon désir d’enfant grandie, mais mon homme n’est toujours pas prêt, ce sera d’ailleurs un sujet de discordes récurrent, puis le soir de mes 30 ans, il se lance devant ma famille, mes amis, et après une déclaration d’amour sublime, il m’annonce qu’il est prêt et qu’on va le faire ce bébé ! Nous sommes en mars 2016.

Je te laisse imaginer ma joie, ou mon hystérie plutôt  et ouais madame ! 8 ans que j’attendais ça !

Alors on se jette à l’eau, et le premier mois, 5 jours de retard… ah ! Je le savais ! Ca fonctionnerait rapidement ! Puis un test de grossesse négatif, et 2h plus tard le débarquement…

Ces foutus règles, toujours plus douloureuses, toujours plus abondantes… je n’y prête plus attention, c’est comme ça depuis toujours, et il paraît que c’est normal d’avoir mal, alors …. je gobe des Nurofen, du Prontalgine, une bouillotte et hop !”

S’enchaînent ensuite les mois, les déceptions, pour moi, car je n’en dis rien à monsieur car je refuse de créer une pression autour de cela.

Arrive le mois de Novembre, je me suis confiée à ma belle sœur, sur ces mois qui filent, sans bébé.

Puis à mon médecin traitant, tous deux se veulent rassurants, et oui la moyenne pour un couple c’est deux ans.

“Deux ans ! Mon dieu ! Comme c’est long !”

Je prends rendez vous chez mon gynécologue, pour un bilan annuel. Et j’en profite pour expliquer en même temps à la secrétaire, que l’homme et moi avons un désir d’enfant depuis bientôt un an, mais que rien y fait.

Sa réponse, je n’y étais pas préparée, je ne l’avais même pas envisagée :

“ je vais vous adresser au docteur M. il est spécialiste en INFERTILITÉ “.

BOUM  ! Inferti-quoi ? Mais non, pas moi, pas nous ?!

Nous sommes mi novembre, il me faudra attendre jusqu’en janvier.

La machine psychologique s’enclenche…

“et si finalement quelque chose n’allait pas ?”

Puis le 13 janvier 2017, je rencontre le docteur M. Je lui explique rapidement mon histoire, mes contraceptifs, mon suivi gyneco… et naturellement, il me pose LES questions :

– vos règles sont douloureuses ?

– abondantes ?

– les rapports sont douloureux ?

Puis il me propose de m’examiner, pour vérifier que tout va bien. Un frottis, une echo.. puis :

“Madame, nous avons peut être un début d’explications, vous voyez ce kyste ? Il est sur votre ovaire gauche, 5 cm de diamètre, cela peut être de l’endométriose.”

Endo-quoi ?

Non mais quoi ? Je ne comprends rien ! Tout se bouscule dans ma tête, un kyste ? Mais j’en ai déjà eu à l’adolescence, personne n’a jamais fait plus d’examens… Impossible il se trompe…

Les 10 minutes qui suivent se passent dans une sorte de brouillard ou le Dr. M. m’explique qu’il va falloir faire un suivi, pour voir si c’est un kyste fonctionnel, ou si nous avons bien à faire à de l’endométriose.

Mais il est sûr de lui, sans chirurgie, ce kyste ne partira pas.

C’est ce jour là que tout a commencé !

D’abord il y a eu des échos de cycle et des prise de sang, pour vérifier l’ovulation. Puis une hystero-salpingographie, pour contrôler le bon fonctionnement des trompes. Et spermogramme pour Monsieur. Nous réalisons tous ces examens, en l’espace de deux mois.

Le kyste n’a pas bougé, il faudra opérer, le 30 mars, la date est fixée.

L’hystero-salpingographie reste à ce jour, mon pire souvenir :

C’est douloureux, et humiliant, face à des médecins si peu compréhensifs, ils sont 5 à examiner votre partie la plus intime, le produit injecté fait mal, les ustensiles font mal, “détendez vous madame, il faut nous aider là”.

J’ai tellement pleuré !

Je remercie du fond du cœur, l’infirmière présente ce jour là, qui elle avait bien perçu, ma détresse, et qui a passé son temps à me caresser le front en essayant de me rassurer.

Les examens de monsieur sont parfaits, on souffle.

Mon opération se passera bien, c’est mon gyneco qui l’a réalisée, il viendra me donner le résultat des analyses, en salle de réveil.

“Madame Martin, l’endométriose est confirmée, il va falloir envisager une FIV, allez bonne journée.”

Re BOUM

Ma maman me ramassera à la petite cuillère, ce soir là.

Mais heureusement ! Nous sommes entourés, très entourés, mon amoureux a été le premier pilier, puis mes parents, mes frères, mes belles sœurs, ma belle famille, nos amis, tous, un par un, nous ont soutenus.

Ma meilleure amie, a fait des recherches sur la fiabilité des centres de PMA, je n’y avais même pas pensé.

Mais oui, nous allions devoir choisir vers qui nous tourner.

Habitant Alençon, nous avions d’abord pensé à Caen ou Le Mans.

Notre premier contact avec Le Mans, fût pour le spermogramme de monsieur. Et mon dieu, nous sommes tous deux repartis, en ayant le sentiment d’être des Parias.

Donc non, on ne travaillerait pas avec eux.

Nos recherches se sont affinées, et c’est finalement vers le centre de Rennes que nous nous sommes tournés.

Le rendez vous est fixé au 24 juillet.

Entre le mois de mars et ce premier rendez vous, j’avais dit à mon amoureux.

“ on fait une pause ? Allez viens, on prend du temps pour nous ? On fait l’amour juste par envie, et pas simplement parce que c’est LE jour, on pense à autre chose ? “

Je le sentais, il me fallait reprendre des forces, digérer toutes ces infos, avant d’entamer ce nouveau chapitre.

Alors nous avons profité, j’ai rangé le dossier médical au fond d’un tiroir, et on a soufflé !

Quelle a été ton ressenti au cours de ce parcours PMA ?

Dès le premier rendez vous, à la seconde ou j’ai rencontré le Dr. D. J’ai su que nous avions fait le bon choix. Elle est l’incarnation de la bienveillance et de la gentillesse.

Finalement ce premier entretien, a permis de faire le point sur les examens déjà réalisés, de dédramatiser notre cas, de calmer mes angoisses, et surtout d’avoir enfin des réponses aux 217 000 questions restées en attente.

Je garde en mémoire, chaque seconde de cet échange, sa façon de me prendre la main, à peine arrivés dans le bureau, et de me dire “allez soufflez un bon coup, laissez vous aller, vous allez voir tout va bien se passer”.

J’en suis encore émue en l’écrivant, cette phrase anodine, m’a libérée d’un poids monstrueux.

J’avais enfin le sentiment d’être entendue, et que quelqu’un me disait “ c’est un bagage trop lourd à porter seul, attend je vais t’aider”.

Nous avions du soutien dans nos familles, mais enfin le corps médical nous soutenait à son tour.

Tout se mettait enfin en place !

Elle nous a laissée partir en vacances, puis en septembre, on commençait le protocole, comme elle nous l’avait expliqué.

Certes il y avait eu un kyste, certes une de mes trompes était obstruée, mais rien d’insurmontable.

“ a ce jour, au vu des éléments, que j’ai, cela n’explique pas pourquoi ça ne fonctionne pas, alors on va y aller progressivement, on va donner un petit coup de pouce à dame nature, ce sera peut être suffisant, et si ce n’est pas le cas, cela nous permettra d’en savoir un peu plus. “

Oh ? Ça paraît simple comme ça ! Forcément nous avons tous deux adhéré immédiatement.

Septembre est arrivé ! Début d’une nouvelle aventure, stimulation ovarienne, début des traitements, prise de sang, echo…

Mais cette fois ci, tout était différent, nous étions prêts ! Et déterminés ! Alors nous l’avons pris comme un jeu, avec beaucoup d’humour et de légèreté.

Septembre, octobre et novembre, on fera donc des stimulations, mais rien, malgré une ovulation de qualité rien ne se passe.

Le traitement d’octobre me rendra malade, migraine terrible et vomissements.

Le 6 novembre, nous faisons un bilan avec le Dr. D. Elle aussi est déçue, pour nous, mais elle nous rassure, ils en savent plus. Il semblerait que l’ablation du kyste ait abîmé mon ovaire, et que par conséquent mon stock d’ovocytes a diminué.

Les résultats sont surprenants, compte tenu de mon âge, les prise de sang, montre un stock bas, mais Les Échos sont rassurantes.

Plus le temps,de perdre du temps, elle nous propose de passer à l’étape suivante, la Fécondation in vitro.

Je m’y étais préparée, l’homme aussi, pas besoin de réfléchir, c’est ok, on y va.

On commencera en janvier, elle nous demande alors si on souhaite faire une nouvelle stimulation en décembre.

Les suivis écho / prise de sang tomberait en plein pendant les fêtes, c’est non.

J’ai besoin de repos,moralement et physiquement, à Noël on va se concentrer sur nos familles, reprendre des forces.

Le matin du 25 Décembre en voyant les enfants de mes frères, nés un an plus tôt, ouvrir leurs cadeaux,mon cœur se serre, les larmes coulent..

“Est ce qu’un jour nous aussi on verra notre bébé, ouvrir ses paquets ?”

Et je le vois bien, dans le regard de mon amoureux, lui aussi, son cœur est lourd. Je l’embrasse de tout mon cœur, on se dit que l’on s’aime, et oui ça nous arrivera, on continue d’y croire.

Mes parents et mes frères nous prennent dans leurs bras pour nous réconforter. Et ma maman nous dit “ tu verras mon coeur, l’an prochain il y aura un autre petit bébé au pied du sapin”.

Apparemment, elle savait déjà plus de choses que nous…

En décembre, nous enchaînons les rendez vous, réunion d’information, anesthésiste, biologiste, gyneco … puis le 29 décembre, notre place pour le protocole de janvier est réservée.

Nous fêtons la fin de cette année 2017, entourés de nos amis, dans la joie et la bonne humeur. J’en suis convaincue, 2018 sera une année magique ! Nous fêterons nos 10 ans d’amour, cela ne peut que nous porter chance.

Janvier arrive, on calcule les dates, on commencera à la fin du mois.

L’excitation de toucher du doigt à notre rêve se mêle à l’appréhension, comment cela va se passer ?

Les sages femmes qui nous accompagnent sont des anges, elle savent les doutes, les peurs, les inquiétudes, les questionnements.

Elles anticipent, nous rassurent, certains jours, la voix de Marie.P, celle en charge de mon dossier suffira à m’apaiser.

Dans l’ensemble, je supporte bien le traitement, mon corps réagit bien, nous sommes confiants.

Le 15 février, c’est parti, ponction ovarienne au bloc.

Mon sourire disparaît, dès que nous garons la voiture sur le parking du CHU. J’ai le trac, je n’aime pas les hôpitaux, l’homme est inquiet lui aussi, mais se montre rassurant.

On nous installe dans notre box, les infirmières nous expliquent le déroulement de la journée. Puis on vient me chercher, pour aller au bloc,  j’essaie de rester calme, mais le stress se fait de plus en plus présent, j’ai du mal à respirer..  j’attend devant les portes du Bloc.

Je vois les infirmiers passer avec des analyses de sang, puis une valise contenant les ovocytes d’une autre femme. Cette fois c’est trop pour moi, tout ce monde m’angoisse, je craque, je pleure en silence mais impossible d’arrêter.

La fatigue, le stress, je suis une bombe d’hormones ..

Une infirmière avec un regard très doux, vient me chercher, elle comprend, en entrant dans le bloc elle dit à ses collègues “ok les filles, la petite jeune femme est très inquiète, on prend une minute”.

Elles vont prendre le temps en m’installant, de m’expliquer, comment elles vont procéder, quels ustensiles. Ce n’est pas grand chose, mais le fait de parler, m’apaise, je m’allonge et c’est parti.

Je vais me réveiller 30 minutes plus tard, entre temps, c’est mon amoureux, qui sera en charge d’emmener la mallette au service de PMA.

Pour lui aussi, une journée riche en émotions, du stress de me savoir au bloc, de devoir porter la responsabilité d’emmener la mallette etc.

Puis une fois revenue dans ma chambre, les résultats tombent : malgré une belle collecte de 16 follicules, seulement 6 ovocytes.

Je ne me rends pas compte, mais la sage femme est contente, alors nous aussi.

Le surlendemain, un appel, nous avons 5 embryons, dont 3 de très bonnes qualités. Un transfert sera donc effectué le dimanche matin. C’est notre gyneco le Dr. D. Qui procède au transfert.

Quel sensation étrange de se dire qu’à cet instant précis, on vous implante peut être votre futur enfant. Une fois notre petit confetti au chaud, on rentre à la maison, repos.

Malheureusement, ce transfert là n’aboutira pas.

Quelques jours avant la date présumée de mes règles, de Léger saignements, des maux de ventre que je connais trop bien.

Je le sens, je le sais, ce sera négatif.

Prise de sang, lecture du résultat, déception.

Je l’annonce à mon amoureux, inutile de parler, il me prend dans ses bras, on reprendra le combat demain, mais ce jour là, nous sommes tristes, nous en avons le droit.

Alors je pleure, je suis en colère, je le vois déçue, et cela m’est insupportable.

Marie.P m’appelle aussitôt les résultats reçue, elle me rassure, après tout nous avons encore deux autres embryons, deux autres chances, deux autres promesses.

Inutile d’attendre on continue le traitement en vue d’un second transfert.

Cette fois ci, on ne dit rien, à part nous deux, personne ne sait qu’un second transfert va avoir lieu.

Je souffle ma 32eme bougie le 15 mars, le coeur un peu lourd, mais on s’aime, c’est le plus important. Puis le 22 mars, nouveau transfert, je m’efforce de garder du recul.

Advienne que pourra.

Les jours passent en attendant la prise de sang, puis de nouveau des saignements.

Bon, ça n’a pas fonctionné, encore. J’en arrive à dire à mon amour, de me quitter et de faire sa vie, avec une femme capable de lui faire un enfant.

Le dimanche de Pâques, nous fêtons mon anniversaire en famille, nous parlons un peu de notre parcours, nous annonçons que l’on a fait un second transfert, la prise de sang sera mardi, mais c’est sur ce sera négatif.

Le mardi matin, avant de partir au travail, je vais faire ma prise de sang, l’infirmière me demande mon ressenti, je lui réponds, que j’ai besoin du courrier avec le négatif pour pouvoir poursuivre, puis nous en restons là.

Je n’ai pas très envie de parler.

Commence ma journée de travail, puis vers 10h00, je checks mes mails, mes résultats sont disponibles.

Je dois les envoyer avant 12h00 à la sage femme de rennes, donc je m’empresse d’aller imprimer le document.

Je l’ouvre, « test de grossesse positif ».

Je n’en crois pas mes yeux, je relis 15 fois la feuille, vérifie le résultat et le tableau.

Ce n’est pas possible, ça ne doit pas être le mien, je vérifie le nom et prénom, date de naissance … si si c’est bien moi.

Tout se bouscule dans ma tête, si c’est positif, ça veut dire que ce n’est pas négatif.

Je suis hystérique, les larmes de joie coulent, j’appelle mon amoureux à son travail, j’ai du lui exploser le tympan en hurlant, « c’est POSITIiiiiiiiiiiiiiiiiF Bibou !!!! On va avoir un bébé !! »

Je le sais, cela reste fragile, nous en sommes qu’au début, il va falloir que ce bébé soit costaud et s’accroche.

Mais cette victoire, je la prends, et je l’accroche à mon cœur.

Ça peut marcher !

Les prises de sang qui vont suivre, seront très rassurantes, puis l’écho des battements de cœur, tout va bien.

Enfin, nous pouvons le dire, cet enfant tant voulu est en cours de fabrication.

Qu’est ce qui t’as le plus « gêné » ?

Nous n’avons pas eu de moments de gêne, mais nous avons du faire face à de la maladresse.

Ce sont des Parcours difficiles, on parle de l’intimité des couples, et quel dommage que certains professionnels de la santé, pris dans leurs routines, ne se rendent plus compte de cela.

Je l’ai beaucoup répété, mais les mots ont un sens, et un même message peut être adressé de façon violente ou apaisante, selon les termes choisis.

Une des phrases qui nous a profondément choqués, c’était lors de notre entretien avec la biologiste, en charge de nous expliquer le développement embryonnaire.

Quand soudain elle nous dit « si vous avez la chance de vivre à terme une grossesse vivante ». J’ai réagit immédiatement, cela fait partie des risques certes, on doit être prévenus, ok, mais cela aurait pu être dit différemment.

Qu’est ce que tu aurais aimé avoir (ou savoir) durant ce parcours ?

J’aurai aimé savoir des le début de notre parcours de FIV ou pendant les stimulations, que nous avons le droit au même titre qu’un suivi de grossesse, à des jours considérés comme travaillés, pour nous rendre aux rendez vous médicaux.

En as-tu parlé autour de toi, pourquoi ?

Oui très rapidement, après en avoir discuté tous les deux, nous avons fait le choix d’en parler. Je ne voulais pas en vouloir aux gens, quand la question fatidique : « – alors et vous ? Le bébé c’est pour quand ? » Serait prononcée.

Un soir, lors d’un repas avec des amis, la discussion a laissé place à un doute, et notre ami, a cru que nous étions entrain de lui dire que nous attendions un enfant.

On l’a vu, rempli de bonheur nous dire « ça y’est ? C’est parti ? » et l’espace de 15 secondes, je l’ai détesté. Je lui en ai voulu de m’obliger à dire encore une fois « non je ne suis pas enceinte ». Mais comment le blâmer ? Il ne savait pas que nous étions en plein dans les examens.

Nous nous sommes simplement dit, que l’on ne devait pas avoir honte, personne ne choisit de devoir vivre ça.

Nous allions avoir besoin de soutien, je ne voulais pas devoir me cacher, donc dès que nous avons su avec précisions ce qu’il en était. Nous en avons d’abord informés nos familles proches respectives, puis nos amis en commun.

Et chaque jours passant, nous a confirmé que nous avions pris la bonne décision.

Nous pouvions en parler librement.

Comment as-tu vécu ce parcours et quelles en ont été les « séquelles » (positives ou négatives) sur ton couple ?

Au début des examens, j’étais terrifiée à l’idée que, peut être, cela serait insurmontable pour notre couple, on ne sait jamais à l’avance, comment les choses vont se dérouler.

Pendant tout le parcours, nous avons beaucoup discuté, il n’y a jamais eu de reproches, toutes les décisions étaient prises conjointement et facilement, parce que nous étions sur la même longueur d’ondes.

Et finalement, nous en sortons grandis, plus forts encore.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux futures PMettes ?

De s’entourer ! Mettez vous dans votre bulle, entourez vous de gens qui vous aiment et vous soutiennent réellement.

Cela peut permettre de faire du “tri” dans l’entourage, laissez de côté les gens négatifs.

Soyez indulgentes avec vous même ou votre compagnon, aimez vous encore plus fort.

Privilégiez votre couple, la priorité C’est vous deux, vous êtes une équipe.

Et n’ayez pas peur d’en parler.

Merci encore à Camille d’avoir bien voulu répondre à mes questions.

Et à bientôt car j’aurais bientôt l’occasion de vous raconter d’autres histoires de PMA qui finissent bien.

Et, si toi aussi tu es passée par la case PMA et que tu en es ressortie victorieuse (d’une manière ou d’une autre. Parce qu’il n’est pas nécessaire de porter un enfant pour être parent, ne l’oublions pas!) écris-moi à :

moipaspoule@gmail.com

Bises à toutes les mères, les non-mères, les mères en devenir, les belles-mères, les « naturelles » et les « PMAtisées »… et bises aux pères aussi, tient! (si par hasard un mâle passait par là^^).

4 thoughts on “C’est aussi ça la FIV #5

  1. Wah je ne l’avais pas vu passer celui ci ! Bravo 7h15 un samedi matin et je pleure ! Beaucoup de bonheur à Camille et sa famille ! Et vivement d’autres récits comme celui ci.

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