Allaitement by "je ne suis pas une poule" Photo de Vanessa Perret

bye-bye l’allaitement

Enfin ça y est j’ai arrêté d’allaiter Lissou!

Youhouuu! Libéréeee, délivréee!

J’aurais tenu 1 mois et quelques bananes. C’est moins que pour Bébou mais, je ne me sentais plus ni la volonté ni le courage donc j’ai décidé de m’écouter.

Et je me suis rappelée un article que j’avais  écris au tout début de ce blog. C’est drôle comme cette deuxième naissance me renvoie à la première. Et cela me renvoie immanquablement à ce que j’avais écris à ce moment-là.

Force est de constater que mon rapport à la maternité n’a pas beaucoup changé.

Particulièrement en ce qui concerne l’allaitement. Voici donc ce que j’écrivais il y a plus d’un an :

Avant de commencer je vais tout de suite mettre les choses au clair :

Je ne suis ni pro-allaitement ni contre.

En faite je rejette tout extrémisme sur le sujet. Je pense que chaque femme doit faire son choix en son âme et conscience en fonction de qui elle est, de sa situation, de ses envies, etc.
Donc quoi que vous ayez choisi : respect! Bon soyons honnête, j’ai quand même du mal avec l’idée que l’on puisse allaiter son enfant jusqu’à 4 ans et plus… Mais bon.. si y en a qui kiffe tant mieux (et tant pis si le gamin doit passer le reste de sa vie en psychanalyse après… oups! j’avais dit respect!)
Maintenant je vais vous parler de mon expérience. J’ai allaité ma première fille à mon corps défendant jusqu’à ses 3 mois et ma reprise du boulot. Après c’était vraiment trop dur (en plus je n’avais plus de lait), il fallait s’arrêter.

Je peux le dire : Je n’ai pas aimé allaiter.

Pourquoi l’ai-je fais du coup? me direz-vous. J’ai donné mon sein à ma fille à cause d’une possible allergie à la protéine du lait de vache (finalement elle n’est même pas intolérante, la chamelle!) et qu’il y avait de gros risque qu’elle développe un PU…rée d’eczéma, comme sa mère (pour l’instant elle semble avoir hérité de la couenne de son paternel… tant mieux pour elle!).
Alooors qu’est ce que je n’ai pas aimé dans l’allaitement? Euh… presque tout en fait (j’entends déjà la Leche League me conspuer… bouuuuhhhh)

Donc faisons une liste :

1- Ça fait mal!

Ouiii je sais il y a certaines femmes à qui ça procure du plaisir. Vu mon vécu j’ai tendance à me dire qu’elles doivent avoir un penchant pour le masochisme… Mais gardons l’esprit ouvert. On est pas toutes faites pareil et c’est peut être moi qui suis chochotte. Personnellement à chaque tété j’avais l’impression qu’on me mettait le sein dans une pince crocodile.

Et, entre chacune de ses tortures moyenâgeuses, ça continu de piquer dès que tu as une montée de lait. Et si, en plus, tu oubli d’alterner sein gauche et sein droit (et je t’assure qu’avec la fatigue du premier mois ça arrive souvent), gare aux engorgements… Aïe!

2- Tiens les montées de laits, justement, parlons-en!

L’idée c’est que, dès que ton enfant pleure, ton corps se met en mode lactation… Super! Voilà tes nichons qui se transforment en fontaine! Ce qui est merveilleux c’est que ça marche aussi avec les enfants des autres. Genre t’es au supermarché, un mioche fait une colère dans le rayon d’à côté et tes seins se mettent à couler… Chouette! Heureusement, t’es une fille organisée et t’as mis des coussinets d’allaitement (en gros c’est des serviettes hygiéniques pour sein, chic!).

Mais tes zboubs ne s’arrêtent pas là pour t’emmerder, non… ils coulent aussi quand tu es excitée… et souvent, à ce moment là t’es en tenue d’Eve et donc, des coussinets d’allaitement, y en a pas. Tu le vois le glamour là?!

3- Le lait ça pue!

Bah oui, et ça personne ne te le dit! Bon, en fait ça pue pas tout le temps, ça dépend juste de ce que tu manges. Et moi j’avoue qu’après la grossesse j’étais en manque de fromage et de charcuterie… Du coup mon lait sentait le Beaufort! Pas glop.

4- Tu peux pas prendre l’apéro.

Ca fait déjà 9 mois que t’es sobre et là t’as même pas le droit à une petite coupe de champ’ pour fêter ça. Dur! Et c’est pire l’été quand tout le monde s’extasie sur le fruité de ce rosé bien frais. Je dois avouer que pour Lissou cet argument a pesé lourd à la veille du départ en vacance #onattendpaspatrick style.

5- Tu n’as absolument aucune idée de la quantité qu’avale ton rejeton.

Du coup, si il pleure après, tu te demandes toujours si tu produisais assez à manger.

6- Tu es obligée d’être tout le temps avec ton bébé, au cas où il aurait faim.

Ce qui fait que la nuit c’est pour qui? C’est pour bibi! Et on pourra me dire ce qu’on veut quand tu nichonnes c’est impossible de réellement déléguer. Alors quand ta fille est une goulue comme la mienne et qu’elle réclame la bouffe toutes les deux heures, t’as franchement l’impression d’être devenue une station service 24/24.

7- Ce qui m’emmène à la fatiiigue!

Produire du lait ça te pompe une énergie de dingue! Du coup t’es naze et t’as moins de lait, du coup t’as ton gamin H24 au sein. Du coup… tu peux reprendre la liste depuis le début!

Bon ça y est je crois que j’ai fais le tour des trucs vraiment pourris.

Je parle toujours en mon nom, hein! Je sais que certaines femmes ne voient pas du tout les choses comme moi, et tant mieux. Il faut de tout pour faire un monde, n’est ce pas!

Maintenant passons aux points positifs de l’allaitement :

1- C’est gratos!

Vu le prix de certains laits (surtout les laits spéciaux) c’est pas rien comme avantage!

2- C’est toujours prêt et à bonne température.

Du coup tu peux aller partout sans avoir l’impression de partir en rando pour 1 semaine. Bon… C’est pas toujours évident de donner le sein partout et en tous lieux. Tout dépend de ton degré de puditude (si si ça se dit) et de ta dextérité. Il y a deux jours j’ai vu une meuf donner le sein dans un magasin de bricolage tout en marchant et en regardant des clefs à molettes. Chapeau M’dame! Je crois d’ailleurs que c’est ça qui m’a donné envie de vous parler d’allaitement sur le blog.

3- Ça fait maigrir plus vite.

Sauf si, comme moi, tu te gaves d’Ovomaltine et de bière sans alcool pour faire monter le lait. Pour Bébou j’ai pris 4 kg en 3 mois. Bon… si je suis tout à fait honnête avec moi (et avec vous) c’est peut être aussi la faute à la charcut’ et au Beaufort.

4- C’est l’aliment le plus adapté à ton enfant, y a pas à tortiller du cul.

C’est sûr! Après… quand tu donnes du lait en poudre à ton môme tu l’empoisonnes pas non plus, faut pas pousser.

5- On a un lien privilégié avec son enfant…

En vrai il a son nez dans tes aisselles. Oui mais c’est l’odeur de sa môman donc ça passe.
Voilà voilà!

Tout ça pour dire que je n’étais pas pas sûr de recommencer l’allaitement (je n’étais pas sûre non plus de ne pas le refaire, au moins un peu, à cause de l’équité avec Bébou première, tu vois?!). Donc j’ai coupé la poire en deux :

Je l’ai fait : … un peu!

Et toi? Quel est ton rapport à l’allaitement?

Allaitement by "je ne suis pas une poule" Photo de Vanessa Perret

22 thoughts on “bye-bye l’allaitement

  1. Ah ben écoute, merci pour cet article dans lequel, en tant que nullipare (et dans nullipare y’a nulle!) j’apprends plein de choses. Suis à 36 SA et aujourd’hui encore je ne sais pas si je vais allaiter ou non. Je pense faire au feeling et ne pas me forcer (ni culpabiliser). Bisous !

  2. Tu as eu raison de t’écouter… Rien ne sert de forcer, il faut donner à point (oui, cela ne veut rien dire !)… Ici, j’ai allaité les 2 4 mois et demi et cela m’a suffit, je n’ai pas détesté l’allaitement mais n’y ait pas pris un plaisir fou non plus…

    Ecoutons nous, c’est le plus important !

    Virginie

  3. J’adore ton approche, parce que quoi qu’on en dise, même les articles « décomplexants » sur l’allaitement commencent souvent par « j’ai tout essayé mais j’arrête contrainte et forcée » – en gros. Je trouve ça bien que tu n’hésites pas à dire « j’ai arrêté parce que j’en avais envie ». Tu as bien raison – quels que soient les pour, les contre, ça reste une décision personnelle et tu as bien fait de t’écouter toi! J’ai eu la chance d’avoir 2 allaitements épanouissants et sans problèmes, jusqu’aux 6 mois de ma première et aux 9 mois de ma 2ème, j’ai adoré mais quelque part j’étais aussi (libéréééé) délivrée quand j’ai fini. Se forcer ne donne jamais rien!

  4. Merci pour cet article qui a le bon ton à mon goût 🙂
    Et puis bravo pour avoir allaité « 1 mois et quelques bananes ». C’est déjà mieux que moi!
    Je n’ai pas allaité Tess, juste la tété de bienvenue que j’ai, c’est vrai apprécié. Mais tous les points négatifs que tu cites ont pris le dessus sur le positif et j’ai préféré rester au biberon.
    De temps en temps, je me pose la question de ce que je ferais pour un deuxième et puis quand je lis ton article ou d’autres, finalement, j’ai un gros doute. Peut-être au mieux du mixte dès le début qui ne durera peut-être même pas une semaine. Juste histoire que je sois vraiment embêtée avec les montées de lait ^^

  5. Ton article m’a vraiment fait sourire ^^. J’avoue je suis la maman qui allaite en faisant ses courses ! Ah ah ! Mais même si de ce coté là ça va, c’est vrai que la fatigue avec bébé qui tête toutes les 2h ça commence à devenir pénible. ça fait 4 mois que j’y suis et les biberons (re)commencent à me faire rêver.

  6. Finalement c’est ça l’idéal : arrêter l’allaitement parce qu’on en a envie et pas parce qu’on a pas le choix, parce qu’on nous met la pression ou autre…
    Tu as fait ce qui te convenait le mieux et quoi qu’on en dise, donner le sein ce n’est pas toujours simple.
    J’ai pris plaisir a allaiter, je l’ai fait beauuuuucoup plus longtemps que ce que je pensais au début (presque 1 an ) mais je ne me suis pas moins sentie plus libre le jour où j’ai arrêté !

  7. Alors, pour mon baby chou, j’ai réussi à allaiter les 3 premiers mois. J’aurais préférer plus, mais j’ai eu un accouchement assez difficile. Basile était très fatigué lorsqu’il est né, il s’endormait rapidement au sein et mangeait très peu. J’ai donc opté pour la solution du tire lait. Ce qui est bien pratique avec le tire-lait, c’est que tu peux tirer le lait en avance, le conserver au frais, et c’est le papa qui se lève la nuit pour que tu puisses récupérer. Après, j’ai voulu reprendre l’allaitement naturel, sans la machine, mais Basile était devenu fainéant. Il a vite remarqué que le biberon était son meilleur ami 😀 Donc, j’ai continué avec le tire-lait, jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus. Je suis passé au lait en poudre, bien plus pratique, moins contraignant. Les deux me plaisent bien, même si malgré tous les inconvénients que tu as cités plus haut, je préfère l’allaitement maternel. J’aime beaucoup le lien qu’on a avec bébé, se sentir tout près de soi, sentir son souffle, entendre ses petits bruits… Tellement de bonheur qu’un simple biberon apporte (mais beaucoup moins, faut pas le cacher).

  8. Tu m’as bien fait rire !!! Bon moi tu te doutes de mon ressenti… j’adore ça (suis-je maso ? ) sans rire ! Quand crapulette n’a plus voulu de mon sein 3 jours avant ses 7 mois j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps…. là pour numerobis le début démarre sur les chapeaux de roues ! Le fait que je n’ai pas eu d’engorgement, de crevasses ou autres joyeusetés pour crapulette doit jouer….
    en tout cas je te rejoins sur une chose : chacune fait son choix en son âme et conscience ! Et comme je dis : vaut mieux un biberon donné avec amour que le sein contrainte et forcée
    Des bisous

  9. C’est magique, c’est précieux, un lien inoubliable… c’est pas facile mais si c’est facile, ça ne m’intéresse pas. Et grâce à l’allaitement, j’ai pu voyager partout dans le monde, c’est tellement pratique. Il n’y pas de femmes qui n’ont pas de lait, il y a que les femmes qui manquent d’information. Le tire lait ça existe, le lait maternel peut être conservé plus de 18 mois, bref, j’allaite et je sors seule, je vais me faire massée, si l’on est pas chanceuse, mal informée (mal soutenue, mal entourée, il en faut pas blamer l’allaitement. Vaut mieux un biberon donné avec amour que le sein contrainte et forcée. DONC c’est mieux sein donné avec amour que le biberon donné par amour (logique quoi)

    1. Et on a aussi le droit de ne pas avoir envie d’allaiter, tout simplement. Arrêtons d’imposer nos choix aux autres sous prétexte que nous les trouvons meilleurs.

  10. Coucou,
    Et bien de mon côté j’ai aimé allaiter (et franchement je ne me l’explique pas) ma 1ere et ça a été très difficile de la sevrer et la pour le 2nd je trouve que c’est très facile, j’ai eu mal moins longtemps (pinces crocodiles). Les montées de lait sont moins fortes et je n’ai pas eu déngorgement malgré mon réel manque d’attention pour l’alternance.
    Par contre je suis partie de principe à chaque fois que je devais m’écouter à chaque fois et sans pression. Mon 2nd a eu des biberons à la mater (pour que j’ai une dernière nuit de sommeil). J’aime le côté pratique qui ne nécessite pas plus d’anticipation qu’un lange ou une echarpe pour se couvrir même si comme tu dis on ne peut rien faire sans bébé.
    Mais je te comprends et surtout c’est très important de dire les choses que l’on pense sans tabou. Il y en a marre du dictat sur l’allaitement : tu allaités pas c’est pas bien tu es une mauvaise mère, tu allaités c’est bien mais ça serait mieux si tu restais enfermer chez toi….
    Gros bisous à vous 4.

  11. Et je crois que l’on est un peu dopée aux hormones 😉
    Sinon contre les crevasses il faut absolument la crème à la graisse de mouton, qui coûte un bras mais sans laquelle je n’aurais pas tenue 1 journée !!!!

  12. Oh mon dieu merci pour cet article !! Non sérieux c’est exactement ce que je ressens mais je me sens tellement nulle quand j’entends partout que je suis géniale d’allaiter et que « t’as vu allaiter ces les meilleurs moments du monde tu partage tellement de choses avec ton bébé !! » Euh ? Ah bon ? Bah on n’a pas du vivre la même chose alors… Parce que mon bébé et moi on partage surtout des crises de pleurs…
    Bébé a 7 semaines et j’ai tellement toujours rêvé d’allaiter le plus longtemps possible (enfin genre 1 an pas jusqu’à 4 ans comme certaines ça je trouve ça bizarre mdr) mais là franchement chaque jour est un peu plus difficile physiquement (pu*** de pic de croissance, j’ai mal aux nénés moiiii !!!!) tellement j’ai accumulé de fatigue, que je n’arrive pas à manger, boire ou faire pipi quand je veux/ j’en ai besoin, j’en viens même à faire des malaises… Non mais sinon tout va bien c’est pas fatigant d’allaiter que dit la Leche league… Et psychologiquement, quand les tétées ressemblent plus à des prises de catch qu’à des câlins franchement je ne trouve pas ça meeeerveilleux moi …
    Mais à la base je suis une pro-allaitement, et j’en ai tellement autour de moi (dont le papa) que je n’arrive pas à me décider à arrêter j’aurais trop l’impression d’avoir échoué et de ne pas « offrir le meilleur » à mon enfant… Vive la spirale infernale -_-‘. Tu parles d’un super partage merveilleux entre une mère et son enfant…
    Fin bref merci pour cet article donc qui me fait me sentir moins seule !!

    1. Parfois on a tendance à idéaliser la vie de maman, et particulièrement l’allaitement. On se dit qu’un truc aussi naturel et organique doit être un moment merveilleux. D’autant que c’est souvent ce qu’on entend autour de nous. Malheureusement c’est loin d’être aussi évident pour beaucoup d’entre nous et il est facile de tomber dans la culpabilité du « je ne donne pas le meilleur à mon enfant ». Sauf que pour son enfant le meilleur s’est d’avoir une maman qui va bien et qui l’aime. Et si c’est incompatible avec l’allaitement et bien tant pis. Il ne sera pas malheureux pour autant. Et cela vaut aussi pour tout le reste (enfin… Tu verras, chaque chose en son temps^^). Promis.

    2. De de que j’ai lu (pas expérimenté hein ! Et pas de jugement non plus dans ce que je dis), quand on en arrive au catch avec bb, c’est possiblement un REF (réflexe d’éjection fort). Donc tu peux regarder de ce côté là peut-être ?

  13. C’est exactement mon cas. Je n’aime pas allaiter en fait. Bb 2 a deux semaines aujourd’hui. Et je me pose la question de passer au biberon… La première, j’ai eu un allaitement mixte raté (pas assez de lait pour plein de raisons et pas la force de me lancer dans le tire lait pour relancer la lactation, trop fatiguée) pendant un mois. Quand je l’ai vue hurler de faim au sein au bour d’un mois, j’ai laissé tomber. Pour bb 2, ça se passe physiologiquement très bien. Pas (trop) de douleurs (huile de coco après chaque tétée, c’est magique), suffisamment de lait, il tète bien, il grossit bien. Physiologiquement nickel. Mais psychologiquement… Ben ça ne m’apporte rien de plus (en terme de plaisir) que de donner le biberon, je n’aime pas non plus cette cette exclusivité par rapport au papa. Je n’aime pas non plus ne pas dormir avec lui (oui, mais je sens la bouffe ! Si je dors avec lui, il tète tout le temps. S’il dort avec son père et que je le nourris quand il a faim en me levant, il tète toutes les 2h. Et j’ai besoin de dormir…). Je préfère le cododo à l’allaitement. Ça m’apporte bcp plus de plaisir. Mais je n’aime pas ne pas pouvoir le porter pour le détendre (prcq je sens la bouffe), ne pas pouvoir dormir (prcq je sens la bouffe), qu’il ne s’endorme qu’au sein donc qu’avec moi, etc (prcq je sens la bouffe). Donc à 2 semaines d’un allaitement physiologiquement nickel, je pense passer au biberon.
    Mais j’ai du mal avec ce truc de « je me fais passer avant le fait de lui donner le meilleur »… Bref. Pour l’instant, je suis dans l’interrogative…

  14. Merci, sincèrement, merci !!!
    Outre le ton amusant de cet article (les montées de lait et le lait qui pue, tellement vrai !), enfin un témoignage qui change de cette insupportable propagande pro-allaitement !

    J’emploie à dessein le terme « propagande » parce que j’aurais aimé que l’on me prévienne que l’allaitement n’était pas une évidence et qu’il comportait des difficultés concrètes ; or, on ne m’en a montré que l’aspect positif, voire idyllique. On s’est même acharné à me faire « réussir » un allaitement qui ne pouvait qu’échouer (dans mon cas, malgré une grande motivation, cumul de difficultés physiologiques que je ne détaillerai pas) parce que l’allaitement, c’est bien connu, c’est tellement géniâââl !

    Résultat après 3 semaines d’allaitement calamiteux : sevrage en catastrophe pour bébé et, pour moi, indescriptible sentiment d’échec (ben oui, puisque c’est si évident, celle qui n’y arrive pas malgré tous les conseils et le soutien est forcément une pauvre nulle !). Je me sens même incapable de m’occuper correctement du bébé parce que tout mon séjour à la maternité s’est résumé à me faire réussir ces p***** de tétées en négligeant d’apprendre le reste (bain, etc.). Pour l’allaitement qui rapproche maman de bébé, on repassera.

    Et même dans le cas d’ un allaitement qui « se passe bien », on peut souffrir de ce que vous évoquez avec humour, ces simples petites contrariétés … qui ne sont jamais évoquées par les sages-femmes et les conseillères en lactation, mais qui peuvent vraiment pourrir l’existence.
    Personnellement, j’ai souffert de ne pas pouvoir sortir pendant 3 semaines (ben non, je ne suis pas assez dégourdie pour allaiter sans m’asseoir et me dépoitrailler complètement), du manque de sommeil (il faudrait un superlatif au mot « épuisement ») , et de mon image corporelle dégradée (moi qui suis d’habitude tirée à quatre épingles, bonjour les vieilles chemises dégueu + les kg qui ne partent pas, n’en déplaise au discours officiel selon lequel l’allaitement fait maigrir).

    Renseignements pris dans mon entourage : pas une femme n’a tenu plus d’un mois. J’aurais aimé qu’on me le dise avant, ça aussi …

    Encore merci, et j’arrête là, parce que j’aurais un trop grand sac à vider. Votre article m’a fait sourire, c’est toujours ça 🙂

    1. Il est fait pour ça! Et je suis ravie de voir qu’il fait du bien. On nous rabâche sans arrêt les recommandations de l’OMS comme quoi c’est le meilleur pour le bébé…. Bon… Après il faut remettre dans le contexte, hein?! On habite pas dans le tiers-monde et on n’a, à priori, pas de problème d’eau potable en France, non? Donc les risques de contamination (malgré les récents scandales) sont très faibles.

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