Les terreurs nocturnes

La première fois que c’est arrivé, il était 2 heures du matin. Nous dormions paisiblement quand j’ai été réveillée par des pleurs.

Mon cerveau de mère, encore tout embrouillé par le sommeil, s’est mis en route :  » Hein?! Quoi?! Un pleur… enfant… Bébou ». A peine le temps que je tilte et j’étais déjà debout tel un zombi dans la nuit. Comme d’habitude dans ces cas là je tâtonne jusqu’à la chambre de ma fille, me prend les pieds dans la panière à linge que quelqu’un (moi) avait eu le mauvais goût d’abandonner là.

J’arrive enfin jusqu’à la source des pleurs, et me prépare à lancer la compile « maman-est-là-ne-t’inquiète-pas ». Je m’assoie sur le lit, pose une main rassurante sur son visage…

…et tout a basculé.

les terreurs nocturnes (je ne suis pas une poule)

Ma Bébou s’est braquée et s’est mise à hurler. Pas à pleurer, pas à crier, non, non. A hurler. Je ne l’avais jamais vu comme ça. Elle se tordait dans tous les sens, comme possédée. Oui. Possédée, voilà, c’est ça. C’était l’exorciste juste, là, juste sous mes yeux (le jet de vomi et les crucifix en moins).

Plus j’essayais de la calmer plus elle hurlait. Elle ne semblait pas me comprendre elle éructait seulement des « Non Noooon! » terrifiant.

J’étais complètement paniquée. Impuissante.

Chéri-chéri alerté par les cris a fini par débarquer dans la chambre tel un hibou narcoleptique. Il m’a regardé. J’étais en larme, prête à foncer à l’hôpital. C’est sûr il se passait un truc pas normal. Un truc grave. Une méningite, une tumeur au cerveau… Il fallait faire quelque chose!!

Il ma viré de la chambre manu militari. Il fallait que je me calme. Il prenait les choses en mains. Finalement, au bout d’une vingtaine de minutes d’horreur (peut-être moins, mais ça m’a paru long), Bébou a fini par se calmer.

Ce soir là nous avons fait tout ce qu’il ne faut pas faire…

Oui parce qu’en fait on ne peut rien faire contre les terreurs nocturnes, car c’est bien de ça qu’il s’agit (au cas où le titre du post ne t’avais pas assez mis sur la voie). L’enfant en crise n’a pas conscience de ce qui se passe et n’en aura aucun souvenir au petit matin (ouf).

Il faut donc juste attendre et rassurer par des mots doux en gardant une certaine distance (surtout si tu veux éviter de te prendre un coup). De toute façon l’enfant en crise ne supporte pas le contact. Inutile donc d’essayer de le contenir et encore moins de tenter d’avoir une conversation cohérente (entre les cris).

Le lendemain ce n’est pas la peine d’en reparler. Bah oui, vu qu’il n’en a pas de souvenir pourquoi le raviver et risquer de créer une « peur » du sommeil?

Quand une crise survient il faut juste attendre que ça passe et passer à autre chose.

Car les crises ne sont pas systématiques et surviennent surtout quand l’enfant est très fatigué et/ou vit un changement important dans sa vie (genre entrer à l’école, arrêter de faire des siestes et avoir une petite soeur, tu vois le genre??^^). Bébou, par exemple, en a fait à peine quatre ou cinq entre ses deux ans et aujourd’hui (3 ans et demi).

Les terreurs nocturnes ne sont pas graves et n’indique pas que ton enfant est possédé ou couve une quelconque maladie mentale, non, non… En revanche elles sont très impressionnantes et peuvent nous bouleverser profondément.

Et toi tu as déjà connu ça? Ca fait peur, hein?

21 thoughts on “Les terreurs nocturnes

  1. En 3 ans, nous en avons eu 2 ! Une où nous avons été obligés de sortir de la chambre car il ne voulait ni nous, ni ninin ni tétine et hurlait, et la 2e fois, je l’ai serré fort, On a allumé toutes les lumières, On a pleuré, mais nous nous en sommes sortis. Ils sont tellement dangereux pour eux quand ils font ces crises !

    1. Tant mieux! Ce n’est en effet pas si courant que ça, les terreurs nocturnes, et cela n’empêche pas d’ailleurs les enfants de faire, le reste du temps, des cauchemars « normaux ».

    1. Oui, la première fois ça décontenance vraiment. Moi j’ai vraiment paniqué. Et encore maintenant, alors que je sais ce qu’il en est, je me sens terriblement inutile…

  2. Je ne saurais pas trop dire si ce sont des terreurs nocturnes mais effectivement parfois l’aîné se met à chouiner au milieu de la nuit, pleurer et gémir…mais impossible de le réveiller et de le rassurer; il faut attendre que ça passe effectivement . Mais ça m’a quand même l’air un peu moins impressionnant que ce que tu décris ! En tout cas ça peut durer jusqu’à l’âge adulte j’ai un copain qui en fait encore régulièrement, et la il vaut mieux avoir le cœur bien accroché car tu te fais réveiller par des hurlements d’adultes qui te crie quelque chose du genre « attention ils vont rentrer au secours!! » – le genre de copain que tu invites une fois un week-end complet… mais pas deux 😛

    1. Oh… Ma pauvre! C’est sûr qu’on s’habitue à tout, mais ça ne doit pas être facile d’être le spectateur impuissant de ses crises toutes les nuits. J’espère que ça lui passera…

    1. C’est pénibles ces cauchemars qui entrecoupent les nuits… Sans déconner! L’autre jour Bébou avait peur qu’un oiseau entre dans sa chambre… Mais chééérie! J’ai fermé les volets, oh!^^

  3. Tess en a fait une fois. Elle devais avoir19 mois. Ca nous a impressionné et comme toi, j’ai failli finir en larme voire appeler les pompiers… Et puis finalement, le calme est revenu d’un coup même si ça nous a semblé interminable. Elle avait les yeux ouverts mais ne nous voyait pas, elle hurlait de désespoir et on ne pouvait rien faire. Mon mari a cherché des explication au moins pendant 1h en pleine nuit et c’est comme ça qu’on est arrivé à la conclusion de la terreur nocturne… C’est flippant et j’espère ne pas revivre ça de si tôt!

  4. On a vécu ça aussi pendant très longtemps, quasiment toutes les nuits ! C’est exactement ça, ils sont comme « possédés » ! J’ai mis un moment avant de comprendre qu’il ne fallait pas le toucher ou tenter de lui parler. Il se roulait par terre, se tordait dans tous les sens. C’est impressionnant et on se sent impuissant ! D’apres le docteur c’est un enfant très sensible qui avait besoin de trier toutes ses émotions la nuit. Heureusement maintenant c’est beaucoup moins fréquent !

    1. Oui c’est très impressionnant! Et c’est vrai que nos petits bouts vivent beaucoup de choses la journées et qu’ils ont parfois besoins de « trier » leurs émotions. j’aime bien l’image.

  5. A 28 ans j’en fais régulièrement. …. au moins 1 fois par mois ! Au secours ! Et pitié pour mon mari ! Moi quand il me raconte ça me fait rire mais sur le coup je suis désorientée complet !

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