8 trucs pour un apprentissage du pot réussi

L’autre jour ma copine Lau’ me demandait comment c’était passé l’apprentissage de la propreté pour Bébou…

Ouiii… Je sais il semblerait qu’il ne faut pas parler de « propreté » mais de « continence ». Il paraîtrait que sinon ce serait considérer un enfant qui fait encore dans sa couche comme sale (non propre, donc). Bon. Soyons honnête une couche pleine de merde c’est quand même bien dégueu ( spéciale dédicace à l’après-diversification!)…

Franchement je trouve ce débat stérile vu que, personnellement, je n’ai parlé ni de « propreté » ni de « continence » à ma fille. Non. Ici on a parlé « pipi », « caca » et « pot ». La base quoi.

Bref. Je disais donc que ma copine Lau’ me questionnait sur mes techniques spéciales « pipi-caca-pot » et je me suis dit que ce serait sympa de vous donner mes petites astuces après un an sans couche (I’m freeee!! Ah non, zut, plus maintenant…)

1 . Attendre les beaux jours

Ca peut paraître évident mais c’est plus facile quand il fait beau. Moins y a de couches de vêtements plus c’est rapide de se déshabiller pour aller sur le pot. Au pire on met bébé cul-nu (ou presque) dans le jardin et on le laisse vivre à sa guise et si il y a un raté ça passe bien mieux qu’en combi de ski intégrale.

2 . Présenter l’objet

Acheter un pot en avance, expliquer son fonctionnement et le laisser traîner. Il devient alors un objet familier toujours à dispo et sur lequel on s’assoit longuement avec quelques bouquins.

3 . Lire sur le sujet

Ce qui m’amène au point suivant. On ne lit jamais trop d’histoires sur le sujet. Il existe des tonnes de livres pour enfant traitant du passage au pot, à vous de faire votre choix.

4 . En faire une chose banale et naturelle

Chez nous la question des toilettes n’a jamais été tabou (peut-être même est-on un peu trop « détente » sur le sujet #teamporteouverte). Nous lui avons expliqué que tout cela était normale, que tous le monde faisait caca : les hommes, les femmes, les enfants, les animaux, etc. Que c’était un peu comme sortir les poubelles du corps.

5 . Motiver et encourager

Bien entendu il faut considérer chaque passage au pot comme un exploit, ne pas lésiner sur les encouragements voir même se transformer en cheerleader/wooogirl : « Bravo chérie! Tu as fait pipi sur le pot! C’est géniale!! Youhou » (#actorstudio).

On peut aussi mettre en place des outils comme celui-ci afin de motiver :

tableau de motivation à la propreté par "je ne suis pas une poule"

6 . Proposer très souvent

Oui parce que si un enfant a le choix entre s’écouter et aller aux toilettes ou jouer il choisira toujours de jouer. A nous donc de créer des « moments pots » régulier afin d’éviter les petits accidents.

7 . Ne jamais dévaloriser

Car les accidents ça arrive. Ce n’est pas grave et ça peut arriver à tout le monde. L’apprentissage de la « continence » est difficile et il faut bien l’expliquer à son enfant et garder son calme (même si c’est la troisième fois de la journée qu’on change de pantalon…). J’en profite pour faire passer un petit big-up à l’inventeur du lave-linge. Merci, merci, merci!

8 . Ne pas forcer

Rien ne sert de se bloquer. Si ça veut pas : ça veut pas. On réessayera plus tard. On a jamais vu un enfant normalement constitué porter des couches jusqu’à ses 12 ans. Alors patience…

Voilà! et n’oubli pas, toi qui me lit : Il n’y a pas de recette miracle ni de mère parfaite.

On fait de notre mieux et c’est déjà pas mal!

12 thoughts on “8 trucs pour un apprentissage du pot réussi

  1. Bon, j’en ai tenté pas mal, hein, et bizarrement je retombe surtout sur le point 8, avec ma Bouclette!!! … Bref, je prends l’idée du tableau de récompense, pour motiver, et puis soyons honnêtes quoi de plus joli que des magnets émojicacas sur son frigo, hein? !!

  2. En Asie, les enfants sont propres tres tres tot, et je pense que la cle repose dans le point « 8 »: proposer tres souvent. Mais style toutes les 45 minutes. Et en commencant tot (vers 6 mois en Chine, vers un an en Thailande). Mais sans jamais forcer l’enfant. Au debut c’est juste un hasard, et apres a devient de plus en plus systematique et pouf, l’enfant est propre.
    PS: mes deux aines ont ete completement propres avant un an suivant cette methode, pilotee par leurs nounous respectives. Je n’ai aucun merite mais j’ai ete ravie de ne plus changer de couches 🙂

    1. C’est intéressant de voir comment cela fonctionne dans d’autres cultures. Perso je serai bien trop tête en l’air pour penser à proposer aussi régulièrement^^

  3. Tess a 19 mois et on commence tout doucement à lui proposer régulièrement. Elle y va seulement si elle veut et accepte de plus en plus souvent. Des fois c’est juste pour lire l’histoire de petit ours brun sur le pot (il faut que j’en achète d’autres, je sature de celui là ^^) et ça marche de plus en plus souvent. Le caca la perturbe encore même si on essaie d’en faire quelque chose de naturel. Elle est un peu jeune pour mettre en place une « météo de la propreté » mais dès qu’elle comprendra mieux, je pense qu’on le mettra en place! Merci pour ton retour d’expérience en tous cas!

  4. Pour l’instant nous semblons être sur la bonne voix avec la Biscotte ! On lui propose régulièrement le pot depuis ses 14 mois à peu près et elle a tout de suite fait dedans (mais vraiment tout de suite : la première fois de sa vie qu’elle a vu le pot, on a eu le combo gagnant pipi+caca dedans en moins de 30s !).
    A presque 18 mois maintenant elle y va matin et soir à la maison et une ou deux fois chez nounou ou à la crèche aussi. Elle commence également à réclamer assez régulièrement (même si parfois elle n’arrive pas à se retenir jusqu’au pot).
    On va dire que c’est ok à 90% pour les grosses commissions et à 50% pour les pipis. C’est ça de pris et je vais continuer d’appliquer tes conseils pour la suite !

    1. Oh ouiii! C’est dingue la fierté que l’on peut ressentir pour ses enfants, y compris pour des choses aussi naturelles et triviales que ça!^^

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