Bien choisir sa poussette

Aujourd’hui je reviens avec un article pratico-pratique sur un des indispensables de la jeune maman :

La poussette!

Il faut dire qu’une poussette c’est un sacré budget (compter entre 100 et 250€ pour une occaz’ et entre 400 et plus de 1000€ pour une neuve! Aïe) et qu’il en existe des tonnes de sortes, chacune prétendant être « The » poussette parfaite.

Ca te laisse perplexe et tu te sens perdue, jeune padawan primipare que tu es? Alors laisse-moi éclairer ta lanterne!

Tu verras, si tu es une totale novice, j’ai même mis des petits astérisques afin de t’expliquer ce que veulent dire ces drôles de mots barbares en fin d’article.

Je précise, à toutes fins utiles, que les conseils qui suivent ne sont que les miens. Issus de mes petites recherches personnelles et ne sont, en aucun cas, paroles d’évangiles. Tu as donc le droit de ne pas être d’accord avec moi (il y a même une zone, tout en bas, où tu peux me laisser ton avis contradictoire, ça s’appelle les commentaires)

Tout d’abord il faut identifier tes besoins :

L’age de ton enfant

Même si, en général, on choisi d’acheter une poussette, à la naissance de son premier enfant, afin de la rentabiliser au maximum, ce n’est pas toujours le cas (j’en suis la preuve vivante^^). Il faut donc déterminer nos besoins en fonction de l’âge de nos petits.

Pour un bébé qui vint de naître et jusqu’à ces 6 mois l’idéal est une poussette munie d’un landau* qu’on place face à soi. Cela permet de rester mobile sans couper le rythme (chaotique) de bébé. C’est aussi dans la position allongé (sur le dos) qu’il se sent le mieux, peut bouger à sa guise et remuer sa tête. Il faut penser à bien vérifier qu’il y ait un système de ceinture pour accrocher bébé à l’intérieur, afin d’éviter qu’il ne soit éjecté en cas d’accidents de poussette (oui, oui, ça arrive). A cet âge on évite à tout prix le maxi-cosy** (qui n’est pas une poussette mais un siège auto adaptable) et qui ne doit pas être utilisé plus d’1h30 sous peine de voir la tête malléable de nos chers petits devenir toute plate (puisqu’ils ne peuvent plus la bouger librement).

poussette par je ne suis pas une poule
J’en profite pour te caler une photo de mon adorable petite dodue dans son landau

Pour un bébé qui tient assis soit entre 6 mois et 1 ans (et des bananes) on peut mettre bébé dans un hamac***. Le top ce sont ceux qui se placent face à soit et face à la route. En effet, placer un petit de 6 mois directement face à la route et à sa multitude d’informations nouvelles peut créer chez lui des « trop plein d’informations » déroutants et angoissants. Le visage de sa maman (et/ou de son papa) est nettement plus rassurant (même si, avec la fatigue, on ressemble à un zombi #teamwalkingdead). Il faut le choisir assez moelleux et, si possible avec un petit système de « réducteur » pour les plus petits. Bien sûr on oublie pas que le harnais de sécurité, passant par les épaules et la taille, est indispensable pour éviter les chutes en avant (lorsque la poussette rencontre un trottoir un peu brutalement par exemple).

Pour un bébé qui marche soit à partir de 1 ans jusqu’à ce qu’on en ai marre de se trimbaler une poussette. On peut privilégier une poussette cane ultra light. Elle n’est pas ultra confortable mais permet un encombrement moindre. Elle se plie en un rien de temps, ne coûte presque rien (on en trouve d’occaz’ à partir de 5€) et permet de laisser marcher son enfant (qui n’est déjà plus un bébé) sans être encombrée d’une énorme (et lourde) poussette.

Le type d’habitation

Ensuite, il faut prendre en compte son lieu d’habitation. En effet, on ne choisira pas la même poussette suivant si on vit en ville ou en pleine cambrousse.

Si on vit en ville on privilégiera une poussette petite et légère. Surtout si on doit utiliser les transports en communs. Attention donc à l’espacement des roues qui pourrait empêcher le passage par l’avant du bus. On évitera aussi les poussettes trois-roues qui ne sont vraiment pas pratiques si l’on doit monter une marche ou un trottoir et peuvent déséquilibrer la poussette.

Si on vit à la campagne on privilégiera une poussette avec des roues plus larges et plus écartées, pour plus de stabilité sur les chemins accidentés. Encore une fois on privilégie les 4 roues qui sont plus stables selon moi. On évitera aussi les roues gonflables qui, bien que plus confortable pour bébé, sont plus fragiles et ont tendance à crever en pleine promenade… Et là, (pas d’autres mots) c’est la merde!

Si on vit en appartement (surtout si celui-ci est petit) on choisira une poussette qui se plie facilement et qui ne prend pas beaucoup de place une fois repliée. Certaines poussettes, ont, par exemple, des roues escamotables qui permettent de faire tenir le biniou debout dans un placard par exemple (comme la yoyo de Babyzen par exemple, qui passe même en bagage à main en avion).

Le type de transport

Selon moi c’est un des critères déterminant, qui va souvent de paire avec le lieu et le type d’habitation. En effet, le choix de la poussette ne sera pas le même suivant si l’on fait beaucoup de trajet en voiture ou non.

Si on fait beaucoup de trajet en voiture ou si l’on compte partir en vacances pendant les 6 premiers mois de l’enfant (comme c’est mon cas) on choisira un landau adaptable en voiture. Ce qui exclus donc toutes les poussettes de marques allemandes  ou du Nord (stokke, bugaboo, Hauck etc.). En effet le landau n’est pas autorisé en tant que « siège auto » dans ces pays. Il faudra donc choisir une marque française, italienne ou espagnole (Chicco, Bébé confort, Peg-perego, Jané, etc.). Attention il faut quand même avoir une voiture relativement grande car les landaus prennent souvent 2 places assises sur la banquette arrière d’une voiture. Ce qui peut devenir compliqué lorsqu’on a déjà un ou plusieurs enfants (ou que l’on prévoit d’avoir plusieurs enfants rapprochés). Dans ce cas il existe une bonne alternative : la nacelle* pliable (comme la Matrix de Jané). En gros c’est un landau qui se transforme en cosy lorsqu’elle est pliée (ça va? tu me suis toujours? Pas évident entre les nacelles, landau, cosy et autre coques!)

 Si on ne fait que de petits trajets en voiture on peut choisir une poussette avec un maxi cosy** adaptable. Toujours en prenant en compte que le cosy n’est pas une poussette et qu’on ne laissera pas bébé dormir et faire sa vie dedans toute une journée. On recommande de ne pas laisser un enfant qui ne tient pas assis dedans plus d’une heure et demi.

Si on fait tout (ou presque) à pied on privilégie le confort pour bébé et donc le landau et on peut choisir des marques design et citadines comme la Stokke Xplory par exemple. On peut aussi se laisser tenter par l’élégance intemporelle des landaus Inglesina que je trouve très « smart ».

Si on fait tout en bus et métro on choisi un modèle compact, léger et évolutif. Il ne faut pas hésiter à tester de porter et de plier soi-même les modèles dans les magasins. Ca a toujours l’air simple quand c’est la vendeuse qui le fait, mais à la maison on se retrouve comme des couillons à galérer au quotidien.

Le prix

Si on compte avoir au minimum 2 enfants ça peut valoir le coup d’acheter une poussette neuve. Surtout si on a des amis ou de la famille à qui on pourra potentiellement refiler la poussette une fois qu’on n’en aura plus besoin. C’est un sacré budget tout de même (en moyenne 500 à 700€ pour une poussette duo ou trio, c’est à dire avec landau + hamac ou landau + cosy + hamac). Ne pas hésiter pas à demander une participation à la famille, ils sont souvent ravis d’acheter quelque-chose d’utile.

Si on pense avoir un ou deux enfants on peut aisément se tourner vers de l’occaz’ et là, le bon coin est notre ami! En effet selon ma petite expérience une poussette de bonne qualité, bien entretenue, peut faire environ quatre enfants avant d’avoir l’air complètement décrépie. Aussi, une seconde main qui a servi pour un ou deux enfants sera encore parfaitement adéquate pour nos enfants. Et là c’est beaucoup moins cher! Il faut compter environ 150 à 200€ pour une bonne occaz’.

Quoi qu’il en soit, assure-toi que :

Les roues

Sont solides et pleines. Car les roues gonflables peuvent crever et sont souvent très chères à remplacer (parfois une centaine d’euros!). Soit, les roues gonflables sont légèrement plus confortables quand les routes sont irrégulières mais c’est aussi beaucoup plus aléatoire. Et perso, ma fille s’endormait systématiquement lorsque la route était bien chaotique et qu’elle était bringuebalée dans tous les sens (sûrement un souvenir intra-utérin, bien réconfortant).

Les textiles

Bien vérifier qu’ils sont tous 100% déhoussables et lavables (et oui, les bébés c’est sale, ça vomi, ça crachotte, ça a du chocolat plein ses petits doigts, etc.).

Ne pas hésitez à tester les coutures aux endroits de forte tension. Si ça a l’air de se déformer on s’enfuit en courant!

Encore une fois, une poussette n’est pas un « petit » achat alors on prend bien le temps d’étudier l’objet, de regarder les avis sur internet, de manipuler, de toucher etc. Avant d’acheter (même si c’est sur internet, mieux vaut aller d’abord en magasin pour « tester la marchandise »).

Les protections

Il existe tout un tas de protections plus ou moins indispensables pour la poussette (et je ne parle pas d’antivol, j’habite à la campagne^^). Non je parle des capotes qui sont souvent incluses mais aussi de « capes de pluie » et d’ombrelles, qui, elles, sont souvent en supplément. Attention de bien te renseigner sur les prix et les disponibilités suivant les saisons où tu auras le plus besoin de ta poussette.

Les manipulations

C’est à dire le montage, le pliage, le démontage, le changement nacelle / hamac, le face ou dos à la route, etc. Quand on regarde les vidéo des constructeurs ça a toujours l’air hyper simple alors qu’en fait cela peut être une véritable galère (j’en ai fait les frais avec ma première poussette!). Il faut pouvoir tout faire d’une main ou presque. Encore une fois, n’hésitez pas à demander à tester en magasin. On vous fera peut-être des regards en coin, mais qu’importe. Si tu galères passe ton chemin car ces manipulations, tu vas devoir les faire plusieurs fois par jours et que, si tu veux pas finir en nage, échevelée, avec un lumbago en prime, choisis un système facile.

Attention aussi au poids des différents éléments, surtout si tu as des escaliers à monter… Si c’est déjà trop lourd pour toi au magasin alors qu’il n’y a même pas encore bébé dedans, il vaut mieux renoncer.

Les normes

Surtout si on achète sur internet ou d’occaz’, il y a parfois de fausses bonnes affaires. On vérifie bien que tout est bien dans les normes et homologué NF.

Les petits plus :

Le hamacs à courses

Tu sais, c’est le trucs qui pendouille en bas des poussettes, accrochées au dessus des roues. C’est super pratique pour la vie de tous les jours ou  encore pour mettre son manteau quand on a trop chaud en ballade, une couverture, quelques jouets etc. Sans se démettre l’épaule avec un énième sac.

L’accroche pour le sac à langer

Certaines poussettes ont des systèmes d’accroche pour mettre un sac à langer spécial. Ce qui évite, encore une fois, de se surcharger, car sortir avec bébé est toujours l’occasion d’amener la moitié de sa maison, entre le change, les couches, la nourriture, les doudous, les jouets, etc. Perso je trouve ça super pratique!

Le marche pied

Quand on a deux enfants surtout lorsqu’ils sont assez rapprochés, les balades peuvent devenir problématique, surtout lorsqu’on est pressé et que le grand ne veut plus avancer. Il existe donc, parfois, de petits marchepieds à roulettes qui s’accrochent à la poussette du petit afin que le grand puisse, lui aussi, être « tracté » par maman (ou papa). Personnellement je n’ai pas encore testé mais on m’en a dit le plus grand bien. Je compte donc investir très bientôt.

Le « guidon »

On le choisira réglable, surtout si papa et maman n’ont pas la même taille. Personnellement je préfère les guidons en un seul tenant qui permettent de les conduire d’une seule main pratique lorsque l’on téléphone (#teamoverconnectée) ou qu’on tient la main de l’aîné.

Voilà, voilà!

Après cet énooorme pavé et cette tonne d’informations j’espère avoir un peu éclairé ta lanterne. N’hésite pas à commenter et à me dire quels ont été (ou quels vont être) tes choix.

Et voici, moi, la poussette que j’ai choisi :

La poussette Matrix de chez Jané achetée d’occasion sur le bon coin avec tous les accessoires (sauf le marche-pied à roulette) pour 180€

poussette jané je ne suis pas une poule

Bon… désolée pour les photos de piètre qualité mais la poussette est rangée à la cave en attendant la naissance de petite-paillette et j’ai la flemme intersidérale de la ressortir pour faire de plus jolis clichés!

 

Lexique :

*Landau :

Un landau ou Nacelle est une sorte de lit « berceau » qui se met sur la poussette. La plupart du temps il installé face à nous. On utilise le landau de la naissance à 6 mois environ. Jusqu’à ce que l’enfant tienne assis seul. Certains modèles sont adaptables en voiture, d’autres non.

Il en existe des versions uniquement landau, mais les modèles en vente sont souvent des modèles duo ou trio, c’est à dire où l’assise est inter-changeable.

**Cosy :

 

Le cosy, « maxi cosy » ou encore « coque » est ce que l’on appel un « travel système ». C’est à dire que c’est un système qui permet d’accrocher bébé dans la voiture et de le mettre  ensuite sur la poussette. Attention! Le cosy n’est pas un système dans lequel bébé doit rester de longs moments.

 

***Hamac :

C’est l’assise traditionnelle des poussettes. Le bébé peut y être mis dès qu’il a une bonne tenue assise. Le dossier est souvent inclinable est peut, souvent, être mis complètement à l’horizontal (pratique pour les siestes). Parfois on peut mettre la poussette face à la route et face conducteur, ce qui permet de l’utiliser plus tôt et de façon plus sûre.

15 thoughts on “Bien choisir sa poussette

  1. Complètement d’accord avec tout ! Je rajouterai un petit plus: la possibilité d’incliner le plan du landau. Quand bébé régurgite, c’est top ! Pour la barre unique qui permet d conduire à une main, c’est indispensable en cas de pluie et donc de parapluie ! Et l’écartement des roues, même en ville c’est pas un souci. La mienne est extra large mais je ne prends que rarement le métro et du coup ça ne me gêne pas.

  2. De mon côté, on m’avait prêté un trio de chez baby-confort pour ma première, très bien mais nacelle hyper lourde, qui rendait la vie très compliquée à une parisienne : il fallait descendre le châssis (car je ne pouvais pas le laisser en bas), puis la nacelle, puis le bébé… et la même chose en sens inverse pour le retour. Moralité : vive le porte-bb ! Pour numéro deux, j’ai trouvé une solution que j’ai juste kiffée : comme je n’avais pas envie d’investir pour 6 mois dans un trio (je m’arrêterai à deux enfants…), j’ai pris ma quest de maclaren, achetée pour ma grande, qui s’allonge totalement, et j’ai mis dessus la nacelle souple de bugaboo (et un skate pour ma grande). Alors certes, bébé n’est pas en face de moi, mais bébé dort profondément lors des balades en poussette donc je crois que cela lui est égal. En revanche il est super bien au chaud dans sa nacelle bugaboo, qui m’a servi aussi de réducteur de lit pour l’habituer à passer du baby cocoon au lit de bébé.

  3. Le choix de la poussette a été LE casse-tête ! De tous les achats puériculture que nous avons fait, c’est celui qui nous a valu le plus de réflexion…
    Il fallait une poussette qui rentre dans le coffre de notre voiture, qui soit compatible avec les chemins de campagne, avec un prix raisonnable, éviter les trios (nous ne voulions pas de cosy) et (si possible) pas trop moche ! (critère futile au possible, mais on assume !).
    On a trouvé notre bonheur lors d’une promo. Pour le moment, elle n’a pas vraiment servi. En « sortie » on met la petite dans le porte-bébé…

      1. Pardon, je pensais avoir mis le nom de la poussette 🙁
        Finalement, notre choix s’est porté sur la Scoot de Stokke. L’avantage que nous y avons vu, c’est que l’on l’utiliser dès la naissance sans avoir à ajouter une nacelle ou une coque ! Elle est (relativement) compacte et ses roues sont compatibles avec notre vie à la campagne 😉
        Pour le moment, on l’a peu utilisée donc pas moyen de faire un retour objectif !

  4. Ouh voilà un article très documenté et très complet.
    On en a fait des aller retours en magasins de puériculture et passé des heures à déplier tous les modèle avec le chéri jusqu’à choisir … la même que toi. Une muum de Jane (Matrix c’est le nom du cosy-nacelle) qui en plus est noir et bleu canard (ok, 90% de mon choix a été orienté par la couleur). Et je ne regrette pas même si elle a ses défauts (le poids de la nacelle), je l’aime beaucoup. Je la trouve pratique, simple d’utilisation (certaines nécessitaient un diplôme d’ingénierie pour le pliage) et sa maniabilité, elle se conduit d’une main (et plus on a d’enfants, moins on a de main).

    1. C’est vrai que la nacelle est un peu lourde mais le reste est tellement maniable ! Je pense que je l’aurais adorée en bleu canard!…

  5. Moi j’ai opté pour un trio bébé confort, j’en suis satisfaite mais le châssis commence vraiment à être lourd maintenant, et surtout il prend de la place.
    Maintenant que bébé est plus grand, je pense que je vais regarder pour une poussette cane bien plus compacte et légère.
    Bisous

  6. Très bon choix la nacelle Matrix ! On avait eu un trio Bébé Confort à prêter pour la première. Les amis ont eu la bonne idée de faire le 3ème. On a donc investi d’occasion dans une Jané avec la nacelle Matrix ! (nacelle et cosy en même temps… très pratique pour un deuxième !) Par contre on a la powertrack : super confortable mais la tienne à l’air de prendre beaucoup moins de place dans la voiture !

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