bienveillance et licorne

Un peu de bienveillance

Coucou l’internet!

Je ne sais pas si tu as remarqué mais depuis quelque temps le mot « bienveillance » est sur toutes les lèvres ou plutôt sur tous les claviers (oui parce que, sur internet, on parle avec les doigts).

Et tu sais quoi? Il paraîtrait qu’il faut être bienveillant avec son enfant! Waouu! Ca c’est du scoop! Nan parce que moi je croyais qu’il fallait être maltraitant…

Bon, ok! Je caricature un peu… Mais si peu. Oui, parce qu’on est d’accord que sur le fond y a pas grand chose de révolutionnaire. Tout le monde veut bien faire (enfin j’espère). Après, ce sont les méthodes permettant d’accéder à cette fameuse « bienveillance » qui varient.

Et c’est là qu’il y a quelque chose qui me gène. Non pas que je sois contre les grands penseurs du genre Filliozat, Alvarez et compagnie. Du tout. Au contraire je trouve qu’il y a plein de choses intéressantes à aller piocher dans ces méthodes. En revanche le côté dogmatique et (je dois le dire) un peu extrême de ce mouvement éducatif me dérange un brin.

Pourquoi?

Et bien, je trouve que, malheureusement, pour certains, les principes de l’éducation bienveillante (ou positive, c’est au choix) sont souvent un levier pour juger ceux qui font différemment. Comme si, en dehors de ces principes il n’y avait point de salut. J’avoue que cela a le dont de m’agacer quand je lis un article me disant que mes défauts de maman ( car j’en ai, comme tout le monde ) vont transformer mon enfant en un inadapté social dépressif et drogué ( je te jure que je l’ai lu tel quel ).

Pour moi la « bienveillance » elle doit être envers tous et même (surtout?) envers ceux qui sont différents de nous. Il n’y a pas, d’un côté, des voies parfaites et des voies répréhensibles, il n’y a que des choix et des convictions différentes, mais je crois que tous, nous essayons de faire au mieux avec notre histoire, nos croyances, nos repères.

En matière d’éducation il n’existe pas de recette toute faite

Je l’ai déjà dit : la mère parfaite n’existe pas, elle n’a jamais existé et n’existera jamais. Fin de la discussion!

Alors à quoi bon culpabiliser de ne pas être quelque-chose qui n’existe pas (moi aussi j’aurais adoré être une licorne, mais non. C’est pas possible…). Nous avons tous nos petits travers, et, ce n’est pas parce que ce ne sont pas les mêmes que ceux de la voisine que l’on peut se permettre de la juger.

Tout ça pour dire que la « bienveillance » elle commence avec soi-même mais aussi avec les autres.

Voilà! C’était le moment « miss France » de la semaine.

des bécots

#tolérance #amour #licorne # love

bienveillance et licorne

24 thoughts on “Un peu de bienveillance

  1. Bien dit …
    Surtout que parfois, le dogme, on se demande si il vit dans la vie réelle : genre, ne jamais laisser pleurer un bébé …. je fais comment moi si LutinCoquin se met à pleurer sur son tapis pendant que FeuFolet court tout nu? J’envoie le grand à poil chez la nounou? Ben, non, je lui court après et l’habille (en pestant, les pleurs de bébé, c’est stressant)
    Bref, chacun fait au mieux avec ses moyens et son histoire personnel (sauf cas de vrai maltraitance, mais même là, est-ce qu’ils ont conscience de la portée de leurs actes?)

    1. Mais enfin… Tu n’as pas expliqué à FeuFolet que ce n’était pas très respectueux de courir nu partout… Si tel était le cas tu n’aurais pas eu ce problème… Voilà tout! (humour, je précise!^^)

  2. Je te rejoins. Je suis allée lire l’article que tu mentionnes et il y a malgré tout des infos intéressantes. Mais quand ils parlent de maltraitance je pense que c’est plutôt en référence à une éducation faite de réprimandes et d’humiliation voire de coups de ceinture comme ils disent ( ça me fait froid dans le dos !) et je pense que nous en sommes bien loin !! Ça n’est pas ton concept d’éducation, et ça n’est pas parce que de temps en temps tu cries un coup sur ta fille ou que tu es excédée que ça va en faire une psychopathe.. la plupart du temps tu es empathique avec elle et c’est le principal ! Tu m’aurais vu hier soir crier sur les 2 … LOL ! Et c’est pas pour ça que je n’essaie pas d’être bienveillante la plupart du temps..

    1. Bien sûr, je ne pense pas que les gens utilisent le cri comme un principe d’éducation, on crie parce qu’on est excédé, fatigué, à bout d’arguments… Et bien sûr qu’on aimerait tous ne jamais avoir à élever la voix ou à punir, mais parfois la vie est ce qu’elle est et même avec les meilleures intentions du monde, on se plante, on dérape et si on se sent juger c’est encore plus difficile à vivre, non?

  3. Mais complètement!!! Moi à force de voir les phrases péremptoires que sortent certaines personnes « professionnelles de l’éducation bienveillante » après avoir lu un livre, j’en suis arrivé à ne plus rien supporter. Le côté dogme est super culpabilisant je trouve. On fait tous au mieux pour élever nos enfants et quand on craque ou qu’on ne peut pas faire autrement on n’a pas besoin d’avoir quelqu’un qui vient reboucher le trou au fond duquel on est.
    On voit que c’est sensible ce sujet chez moi

    1. Je comprends ce que tu dis et c’est vrai que c’est dommage car il y a de bonnes choses à aller piocher mais quand on se sent juger ça refroidit et ça amène à tout rejeter en bloc. Finalement c’est comme pour tout le reste, il faut faire sa petite tambouille de son côté pour être en accord avec soi-même. Et personne ne devrait juger ça…

  4. Je suis tellement d’accord avec ce que tu nous dis là ! C’est vrai que dans le fond j’adhère plutôt moi aussi à tous ces courants de bienveillance, maternage, motricité libre et compagnie. Je mets en pratique, à notre sauce, mais j’ai du mal avec les articles culpabilisants, où en lisant on ne peut que se dire qu’on est vraiment une maman horrible et que c’est sûr et certain notre enfant finira en prison ou en HP !

    1. Oui voilà! C’est ça… Et c’est vraiment dommage! Je lisais l’autre jour le blog d’une personne qui parlait de bienveillance et de tolérance puis taxait « d’horrible comportement » ceux qui n’appliquait pas à la lettre ses principes…

  5. Je suis juste tout à fait d’accord avec tout ça. Parfois en lisant plein de trucs je me remets grave en question. Parce que mes méthodes ne sont pas toujours les mêmes que les autres. Et puis merde. Mon gosse il est heureux, poli, plein de joie de vivre, il me renvoie toute l’affection que je lui donne, alors c’est que je dois être pas si loin du compte non ?

    1. C’est sûr, de l’amour, des bonnes intentions et de l’eau fraîche et tout ira bien <3. Après, ce remettre en question c'est bon, en soit, ça permet de faire avancer les choses.

  6. Je voudrais pas faire ma relou, mais aller, je me lance quand même 🙂
    Je vois passer beaucoup d’articles en ce moment de parents qui en ont marre qu’on les culpabilise ainsi que sur la parentalité positive VS négative.
    Et je ne vois pas tout à fait les choses de cette manière pour ma part.
    Surtout que tu cites un article de Catherine Gueguen qui se base quand même sur des études scientifiques, elle maitrise plutôt pas mal son sujet 😉
    Pour moi, le but de tout ça n’est pas de culpabiliser les parents mais de les informer de ce qui se passe dans le cerveau du bébé.
    Le but n’est pas de tout faire à la perfection, personne n’en est capable et ça serait bien triste, rien que pour nos enfants, comment sinon leur expliquer qu’on apprends aussi en se trompant ?
    Moi, je le vois plutôt comme un chemin à suivre, tendre vers ce type d’attitude.
    Quel parents n’a jamais été à bout, n’a jamais laissé pleurer son enfant parce qu’il était à bout? Personne je crois.
    En fait la vision de la parentalité positive, bienveillante ou comme tu veux est surtout là pour nous monter que l’on peut faire autrement que de laisser son bébé pleurer pour d’éduquer à dormir ou punir un enfant parce que c’est comme ça qu’on élève un enfant. Après tout, c’est qui le chef à la maison? Hein!
    Pour ce type d’éducation les relations sont plus basé sur l’égalité. Chacun à le droit à la parole et d’argumenter. Ce n’est pas uniquement le chef de famille qui décide.
    Et qu’on se réclame bienveillant ou non, je pense que chaque parent veux le meilleur pour son enfant mais que parfois quand on sait pas quoi faire on est tenté de reproduire ce que l’on a vécu.
    Après, je pense qu’il faut surtout s’écouter. Parce que franchement, concernant les punitions, ce n’est pas ce qu’il y a de plus efficace. Alors si, sur le coup ça peut arrêter le comportement. Mais sur du plus long terme, ça donne quoi?
    Après, j’aime beaucoup l’expression: « ne fait pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse » qui me guide beaucoup.
    Mais je te rassure, malgré tous les livres que j’ai lu et les infos que je connais, oui parfois je crie sur ma fille. Bien sûr j’aimerais que ça n’arrive pas mais je ne suis pas supermaman.
    On est tous sur le même chemin, peut être pas au même endroit mais est ce ça l’important?
    Je pense que la première étape consiste à savoir ce que l’on souhaite pour nos enfants plus tard et d’agir en fonction. L’erreur est humaine et nous fait avancer mais pas la culpabilité qui nous bloque.
    Sur ceux, désolé pour ce gros pavé 😉
    (PS: je fais ma super grosse relou mais j’ai un peu aussi envie de dire même chose pour l’allaitement;-) )

    1. Tu n’es pas du tout reloue, t’inquiète. Et comme je le disais, je trouve qu’il y a plein de bonnes choses dans ces théories, je m’en sert d’ailleurs au quotidien. Ce qui me dérange c’est que certaines personnes en profitent pour juger leurs voisins justement en les qualifiants « d’horribles personnes » (je l’ai lu, promis), dès qu’ils ne sont pas parfait.

      1. Bon, ok alors 😉
        M’enfin ce genre de personne me fait généralement plus de peine qu’autre chose. Car en général, ce qu’on reproche à autrui, on se le reproche à soi-même.

  7. C’est un sujet super miné que celui-là, parce qu’il nous touche très profondément, dans notre expérience de parent mais aussi dans notre expérience d’enfant, et ça rend très difficile la sérénité dans l’échange.
    Personnellement, je suis très convaincue par ce que j’ai compris de la bienveillance (pas encore de minuscule, donc je ne suis pas à jour sur mes lectures) mais je n’aime pas non plus le dogmatisme.
    Et je dois avouer avoir été très agacée par des amis qui se sont convertis d’un coup à leur 3ème enfant et qui sont presque devenus intégristes de toutes les méthodes positives… Agacée par la suffisance qui se discerne derrière les conseils, agressée par l’impression que ça remet en cause l’éducation que je n’ai même pas commencé à donner à mon enfant même pas conçu (alors que j’ai toujours été plus intéressée par ce genre de choses qu’eux, mais ça c’est un autre problème), et un peu méchamment moqueuse quand par hasard on a pu observer un retour de bâton de l’approche extrémiste…
    Mais en y réfléchissant, je me suis rendue compte que leur attitude venait d’un regret énorme de n’avoir pas fait autrement avant, j’ai l’impression qu’il s’agit d’un mécanisme de défense du même ordre que le mien lorsque je me sens agressée (sauf que le leur est agressant)
    Je connais aussi une famille pas si lointaine où il y a des claques, des menaces, des moqueries de la part des adultes… pas de la maltraitance à coups de ceinture, mais de la violence éducative ordinaire. Pourtant, je suis certaine que cette maman essaie aussi de bien faire, mais elle n’a pas eu de guide pour aller vers autre chose… Je pense que connaitre les grands principes de l’éducation bienveillante aide à donner un cap. Même si je n’avais jamais prévue d’être une mère autoritariste façon année 50, je suis contente d’avoir ouvert les yeux sur certains aspects grâce à mes premières lectures.
    Et il ne faut pas oublier qu’il reste encore en France des gens qui trouvent que c’est en disant aux enfants de se taire tant qu’un adulte ne leur a pas donné la parole et en donnant des fessées délibérées qu’on éduque bien ses enfants… C’est peut-être pour eux que certains ouvrages sont très fermes, plutôt que pour les gens qui s’écartent de leur approche généralement « bienveillante » quand ils sont à bout.
    Tout ça pour dire que, de mon petit point de vue de nullipare qui s’intéresse un peu à l’éducation : 1/ je suis d’accord avec toi, le dogmatisme ça craint car ça ne tient pas compte de notre humanité avec ses faiblesses ; 2/ j’ai l’intention de prendre ce que je trouve bon à prendre comme des lignes de conduite et pas comme les tables de la Loi ; 3/ pour ne pas être dévorée de culpabilité (tendance naturelle qui ne risque pas de s’améliorer avec la parentalité), je pense qu’on peut essayer de se rappeler que les attitudes agaçantes et radicales de certains ne sont qu’une manière un peu dysfonctionnelle de gérer leurs propres angoisses de parents, parce qu’il y a quelque chose de rassurant à se construire des certitudes et à les clamer haut et fort…
    (désolée pour la plâtrasse)

    1. Et bien tu vois, j’aurais dû te laisser écrire l’article parce que c’est exactement ça que je voulais dire. Sur le fond je suis d’accord avec les méthodes, je n’aime juste pas le fait que certaines personnes deviennent des extrémistes de la « bienveillance » tout en oubliant de l’être avec les autres.

  8. Ce mot B I E N V E I L L A N C E est en effet sur toute les touches de claviers de la parfaite maman blogueuse … (Comme le mot Montessori d’ailleurs). Je m’intéresse plutôt de loin en piochant ce qui m’intéresse et me convient.
    Pourquoi ne pas parler de logique et d’empathie : se mettre à la place de nos enfants et ne pas leur faire subir, ce que l’on ne voudrait pas que l’on nous fasse ?

  9. Comme je le disais à une chroniqueuse de DMT (si elle passe par là, coucou !), bienveillance bien ordonnée commence par soi-même 😉 Je crois que dans ces histoires de bienveillance, il ne faut pas s’oublier, et aussi avoir un peu d’indulgence pour les autres parents.

    Après, je rejoins complètement l’avis de Claire plus haut. L’article que tu cites reste intéressant, si on le prend comme un guide et non comme un dogme… comme toutes ces théories bienveillantes, d’ailleurs. Pour ma part, je me considère comme bienveillante (mais bienveillante très largement imparfaite… d’ailleurs une « vraie » bienveillante serait sans doute horrifiée de certaines de mes actions… disons que c’est ce vers quoi j’aimerais tendre), et c’est vrai que j’ai un peu de mal avec les articles qui détruisent complètement cette façon de pensée… mais il ne me semble pas que ce soit le cas du tien, alors voilà, je te laisse un commentaire pour te dire que globalement, je suis plutôt d’accord (avec la nuance apportée par Claire) 😉

    1. Je ne détruit pas la pensée « bienveillante », bien au contraire, Chéri-chéri et moi on réfléchi beaucoup à la façon dont on éduque notre fille. On travaille sur notre manière de lui parler, de la prendre en considération et je sais que nous sommes bienveillants avec elle, même si nous n’appliquons pas tout à la lettre. J’ai juste du mal quand je me sens jugée sur ma façon d’éduquer, ou que je vois d’autres personnes formidables autour de moi être jugées sur leur éducation par des personnes qui s’estiment dans leur bon droit car ils se disent bienveillants. Voilà. C’est tout. Comme tu dis : « bienveillance bien ordonnée commence par soi-même » (j’aime beaucoup cette phrase d’ailleurs!^^). Je ne rejette pas l’article que j’ai cité en bloc. Mais je trouve qu’il est un peu extrême de dire que crier sur son enfant (de temps en temps, on est d’accord^^) va le détraquer, non?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *