Enfin 3 mois et la certitude…

Dès lors qu’on a eu des soucis de conceptions, que ce soit en passant par la PMA ou non, il est difficile de se réjouir complètement les premiers mois.

On a beau savoir que l’on est enceinte, en ressentir tous les symptômes, avoir envie d’y croire, une partie de nous reste toujours septique.

On passe donc les trois premier mois les fesses serrées et les doigts croisés (et je t’assure que ce n’est pas une position des plus agréable), en ce disant : « pourvu que je ne fasse pas de fausse couche », « pourvu que le bébé soit normal », etc.

Puis arrive enfin le troisième mois tant attendu… Tout semble en ordre, on prends rendez-vous pour la fameuse « première » écho ( parce que celle d’avant, réservée aux PMettes et compagnie, compte pour du beurre).

On s’y rend la peur au ventre. Et si le bébé n’était pas « normal »…. Pour être honnête, ça a toujours été ma plus grande angoisse. J’ai le plus grand respect pour les hommes et les femmes qui choisissent d’élever un enfant différent, mais Chéri-chéri et moi, on ne s’en sent pas capable. Nous en avons discuté, longuement, et nous savons qu’elle serait la difficile décision que nous prendrions, si le cas se présentait.

Je sais qu’une telle décision ne nous laisserai pas indemne. Faire tout ce cheminement pour avoir des enfants et abandonner comme cela, tout ça pour un petit bout de chromosome en plus. C’est injuste, peut être… Et, après tout, qui sommes nous pour décider de qui doit vivre ou non?

Oui, mais c’est notre vie à nous aussi, l’équilibre de notre famille, notre couple qui est en jeu. Et nous avons le droit de ne pas nous sentir capable de porter ce poids sur nos épaules. Nous avons le droit de choisir, quitte à vivre avec une sourde culpabilité à nous partager pour le restant de nos vie.

Alors hier, en me dirigeant vers le cabinet d’échographie, c’est à tout ça que je pensais. Je me suis allongée sur la table d’auscultation. J’ai frissonné au contact du gel sur ma peau. J’ai senti la sonde appuyer sur mon ventre, et les images sont apparues à l’écran. Immédiatement je l’ai vu. Il a fait un petit bond et est venu se reloger tout au fond de moi. Il était là, plein de vie. Et j’ai su qu’il allait bien. En apercevant son profil bien dessiné et sa nuque fine j’ai su qu’il serait le plus beau des bébés (ex-æquo avec sa sœur, bien sûr^^).

J’ai pleuré ( hum… J’vous ai déjà dit que j’étais fatiguée…)

Je l’ai observé sous toutes les coutures. Il faut dire qu’il s’est laissé faire de bonne grâce. Petit-flocon a donc bien deux jambes et deux bras avec les bourgeons de tous ces doigts et orteils, un petit cœur qui bat et un cerveau comme une petite noix…

Et, après une étude poussée de son anatomie, il semblerait bien que Petit-flocon soit, un réalité, une petite-floconne (bon… Va falloir trouver un autre nom!). Bien entendu il faudra attendre l’écho de février pour en être sûr, mais nous sommes très heureux!

petit-flocon

 

28 thoughts on “Enfin 3 mois et la certitude…

  1. Je te confirme, il semble que nous nous suivions de très près.
    Nous sommes comme vous avec mon mari et j’avais la même angoisse que toi. Attendre trois mois et se dire bébé n’était pas normal (alors qu’on s’y attache qu’on le veuille ou non), on n’en serait pas sorti indemne non plus.
    Le nôtre à été beaucoup moins coopératif donc on va attendre fin janvier pour savoir si le haricot est une crevette ! Une chose est sure je suis impatiente de le rencontrer !

  2. Oh oui, c’est un vrai et grand soulagement, le vrai début, pour moi, cette première écho !
    Je suis extrêmement heureuse que tout se passe bien, pour ta petite floconne et vous (moi, j’adore petite floconne, comme surnom 🙂 ).
    Du coup, tu as un DPA un peu plus précises ? Nous devons nous suivre de peu (comme avec Pititfleur, d’ailleurs 😉 ).
    Plein de bisous, et repose-toi bien !

    1. Oh tu sais pour nous la DPA est toujours précise car on a une date de conception à l’heure près, vu que tout c’est fait en laboratoire… Du coup ce serait pour le 25 juin (ou le 18 pour les plus optimistes) et toi?

    1. Je vais essayer, car j’ai encore chopé la crève… Du coup je suis arrêtée… Au moins comme ça je me repose tu m’diras… Vivement le 4ème mois et son regain d’énergie!

  3. Je suis contente que tout aille bien pour ta floconnette et si cela se confirme j’ai déjà hâte de lire les aventures des deux soeurettes 🙂 . Après je ne voudrais pas que tu m’en veuilles ni casser l’ambiance mais je dois avouer que, le sujet me touchant de très près dans ma famille, ton paragraphe sur le handicap m’a chagrinée. Beaucoup de parents d’enfants handicapés n’ont jamais eu le choix…

    1. Je viens de voir ton message, va savoir pourquoi il était aller se caler dans les indésirables. Je ne comprends pas ce qui t’as chagriné dans mon passage sur le handicape. En effet, comme je le disais, j’ai beaucoup de respect pour les parents d’enfants différents, qu’ils aient choisi de l’être ou non. Elever un enfant avec une maladie, quelle qu’elle soit est un véritable sacerdoce et demande une force intérieure incroyable. Je ne suis juste pas sûre d’avoir cette force en moi, c’est pourquoi, si cela était diagnostiqué de façon précoce, je ferai le choix, difficile de terminer ma grossesse. Bien entendu, si cela était diagnostiqué plus tard, je ferai de me mieux pour aimer cet enfant sans distinction, l’élever et l’emmener le plus loin possible.

  4. Toutes mes félicitations. Moi aussi c’est questions, cette peur de soucis de santé mon fait peur… tout a bien été pour mes grossesses, ma fille à la naissance qui est née avec un tératome saccro coccycien, qu’il on pas décelé aux échos, mais aujourd’hui elle va bien. Bisous

  5. Ce sont de super nouvelles 🙂 Petit-e Flocon-ne (je te le mets en mode incertitude, parce qu’à 2 mois 1/2, j’ai souvent vu des erreurs ;)) a tout bon pour le moment ! Contente de faire sa connaissance 😀

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