Culpabilité chérie?

Depuis quelques temps on voit resurgir le thème de la culpabilité un peu partout sur les blogs de mamans. Education, enfant unique, reprise du travail, déco d’anniversaire pas assez travaillée, fatigue, etc. Tout semble susceptible d’engendrer de la culpabilité chez la mère d’aujourd’hui.

Et là, j’avoue que ça m’interloque. Parce que je crois qu’en ce qui concerne l’éducation de ma fille je ne culpabilise pas. Oui, oui tu as bien entendu.

Je ne dis pas que le sentiment de culpabilité m’est inconnu. Non, non je te rassure, je suis humaine. Je t’ai même déjà dit : Y a pas plus normale que moi.

Mais en ce qui concerne la façon dont j’élève Bébou je ne culpabilise jamais (enfin j’crois). Je ne dis pas que je suis parfaite (loiiin, trèèès loin de moi cette idée!). En matière d’éducation je me plante souvent. Je ne suis pas « éducation positive » à 100%, j’ai déjà mis des fessées à ma fille, je cris parfois plus que de raison, j’oublie des fois d’expliquer les choses, de guerre las je l’ai déjà envoyée au lit sans dessert, je l’ai déjà collée un dimanche matin devant la télé pour m’offrir une grasse mat’, j’en passe et des meilleurs.

Oui, mais même quand je prends conscience que je fais quelque-chose de pas terrible, je l’assume. Oui, parce que je sais une chose :

Je fais de mon mieux.

Même si je me rate, je me relève, je réessaye, je contourne le problème, je tente une nouvelle approche, je change de tactique, je réévalue, je discute avec mon homme, j’essaye de comprendre, et parfois je me re-plante… Mais je ne me démonte jamais.

Mon éducation n’est pas parfaite et je le sais. J’espère juste que je serai une « mère suffisamment bonne ». En tous cas j’y mets tout mon cœur et ma sincérité. Et je crois que c’est ça mon secret :

Beaucoup d’amour et pas de culpabilité

21 thoughts on “Culpabilité chérie?

  1. Plus je te lis, et plus je me dis qu’on se ressemble: les cris , les dessins -animés, quelques fessées parfois. .. bref, des mamans pas éducation positive, mais amour quand-même. .. on fait comme on peut, avec ce qu’on a.
    Sauf qu’avec Chucky qui se montre difficile à l’école, je commence à culpabiliser et à me dire qu’il y a forcément quelque chose que j’ai loupé 🙁

    1. Moi je suis sûr que ça ne fonctionne pas comme ça! J’ai déjà vu des enfants de parents extrêmement « éducation positive » être de vraies plaies! Tous les gamins ont leurs moments relou…. Je t’assure que la mienne en est loin d’être exemplaire et que parfois je me tape la honte à la sortie de la crèche…

  2. Tu as raison sur toute la ligne. Sauf que dans les faits, j’ai beau me dire que je fais de mon mieux et que je leur donne énormément d’amour, je ne peux m’empêcher de culpabiliser quand je perds patience, quand je ne leur ai pas donné assez de mon temps ou quand je les laisse une soirée ou plus pour m’offrir un concert, un week-end ou un séjour avec mon amoureux.
    Mais j’y travaille !

    1. On en a besoin de ces moments off. C’est une question de survie! Et puis… Il faut arrêter de croire que nos enfants sont malheureux quand on s’absente une soirée. Au pire ils chouinent 5 minutes et après c’est la fête!^^

  3. Moi j’ai arrêter de culpabilisé et j’assume : Oui elle a eu le biberon, oui elle a mangé des petits pots tout prêt, oui elle est allé dans le trotteur, oui parfois je cris, elle se prend des fessées, elle va au coin, et ça m’arrive de la larguer devant un dessin animé histoire d’avoir 5mn de tranquillité et j’en passe ^^

    Mais je dédramatise et je me dit que ça nous empêche pas d’être heureux et en bonne santé ^^

  4. J commente rien que parce que tu as utilisé le verbe « interloquer ». Sinon oui, je suis complètement d’accord avec toi mais franchement j’ai décidé de m’en battre les nichons…Mes fils sont à l’aise dans leurs baskets, c’est le plus important !

    1. Ca te plait l’utilisation de verbes désuets? Moi aussi j’adore!^^ Mais j’aime aussi les expressions imagées comme « s’en battre les nichons », un savant mélange des deux donne tout de suite de la gouaille à un écrit, non?

  5. Archi d’accord avec toi. A bas la culpabilité !
    Evidemment qu’on fait de notre mieux, évidemment qu’on est au courant que brailler plus fort qu’eux n’est pas idéal, mais s’en vouloir pendant 10 jours ne va pas faire de nous de meilleures mères.
    PS : je hurle comme une hyène depuis 1 semaine à la maison, ça fait du bien de lire des billets comme celui-là ( et accessoirement, je vais aller reprendre un demi Xanax …)

    1. C’est clair! Finalement s’en vouloir ne change rien. On est humaine avec nos faiblesses, nos fatigues et nos coup de moue… Moi par exemple là, je me ferai bien une petite sieste entre deux cours. Oui, parce que Bébou s’est relevée 4 fois dans la nuit. J’en pouvais plus. J’ai braillé. En fait la pauvre était malade et est restée 1/2 heure sur le pot… Bah j’me suis excusée auprès d’elle mais franchement j’étais plus capable de faire autrement. Trop HS… Bah c’est la vie, c’est comme ça. Elle sait que sa maman est humaine et que des fois elle est pas autant à l’écoute qu’elle le voudrait. Voilà tout. Y a pas à culpabiliser pour autant. Même si je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire!^^

  6. J’ai appris (j’apprends encore ?) à arrêter de culpabiliser sur certains détails (oui, parce que sur d’autres : je n’ai jamais culpabilisé, va comprendre). Et franchement, ça nous réussit très très bien. Alors je vais dans ton sens : beaucoup d’amour et pas de culpabilité ! C’est tellement mieux !

    1. C’est sûr qu’il n’y a rien de moins productif que la culpabilité. Ca ronge et ça ne fait pas avancer le schmili-euh…Le shmilimiliblic. Bref. C’est sûr que c’est plus facile à dire qu’à faire mais quand on arrive à se défaire de sa culpabilité, y a pas à dire, ça va quand même mieux!

  7. Comme me disait la copine Franfran, je t’envie ton assurance 🙂 (Comme quoi, on est toujours le modèle de zénitude de quelqu’un d’autre :p) Peut-être est-ce aussi parce que tu es prof, peut-être que tu sens une légitimité qui est plus difficile à trouver pour d’autres ? Bon, j’arrête la séance d'(auto-)psychanalyse.

    En tout cas, je pense que c’est une bonne posture. Être sûre de soi, de ses valeurs… Ça n’empêche pas de se remettre en question parfois, d’avouer qu’on s’est plantés, mais déjà se dire que quand on l’a fait, c’était pour une raison qui nous paraissait bonne, que ce n’était pas juste par flemme/mauvaise volonté, c’est déjà pas si mal 😉

    1. Curieusement je ne suis pas du tout aussi assurée quand il s’agit de mon boulot… Des fois je ne me sens pas légitime, pas assez bien, pas assez impliquée. Mais pour ma fille je sais que je lui donne tout mon amour et que je fais vraiment au mieux possible.

  8. Je me demande comment font ceux qui sont à donf dans l’éducation dite « bienveillante » (comme si il y avait une « malveillante » tiens, mais donc, c’est un autre débat…). Leurs gosses sont jamais jamais relous ? Ils sont naturellement d’une patience d’ange ? Ils n’ont pas d’audition ou leurs enfants pas de cordes vocales ?

    1. Hihi! Oui ça doit être ça!^^ Si on utilise pas l’éducation positive c’est qu’on doit souhaiter être « négative » avec son enfant… Mais bien sûr!^^ Perso je pense que je suis généralement très bienveillante avec ma fille. Mais je me doit aussi de faire des choses désagréables (pour elle comme pour moi) pour son bien. Genre lui nettoyer le nez, lui donner des médicaments, lui apprendre à respecter les règles… Bref la base. Et expliquer ne suffit pas toujours…

  9. En voila un billet qui fait du bien! Et ça change de tous ces récits d’éducation positive! Moi aussi je crie, donne parfois des fessées et les mets devant la TV pour savourer une grasse mat’! Le hic c’est que parfois je culpabilise quand même! Alors merci pour ton billet! Grâce à lui je suis sur la voie de la deculpabilisation!

    1. Je suis heureuse que mon petit article fasse du bien. C’est d’ailleurs un des buts de ce blog : déculpabiliser et donner de l’espoir!^^

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