Education bienveillante?

Coucou petit internet!

Aujourd’hui je m’aventures sur un terrain dangereux (je suis une petite casse-cou, moi).

Je ne sais pas si tu as remarqué mais en ce moment on en parle de partout. C’est la grande mode pédagogique du moment : L’éducation « Bienveillante »… Autant te dire que ça m’a tout de suite attiré. Il faut dire que le titre est accrocheur… « Education bienveillante ». Sans rire. Tu connais toi des gens qui souhaitent être « malveillants » avec leurs enfants. Moi pas. J’en connais des mal-adroits, des mal-assurés, des mal-informés mais tous essayent de faire de leur mieux pour éduquer leurs enfants aussi bien que possible (sans perdre la raison au passage)…

Tout ça pour dire que ce concept d’éducation m’a drôlement intriguée et que je me suis mise en quête de plus d’information. Alors l’éducation bienveillante qu’est-ce que c’est?

Alors voilà ce que j’en ai retenu. Arrête-moi si je me trompe… « l’éducation bienveillante » aussi appelée « parentalité positive » c’est le fait de toujours faire passer son enfant en premier. D’être à l’écoute de ses besoins tout en comprenant son processus de développement. De tourner ses phrases de façon positive et de ne pas gronder/ fâcher/ punir. Il faut expliquer… Et comprendre le pourquoi-du-comment de tel ou tel comportement. Et, enfin, savoir se remettre en question. Si ce qu’on fait ne marche pas c’est notre faute (pas celle de l’enfant).

Alors forcément dit comme ça… On ne peut qu’adhérer, non? A moins que votre théorie éducative soit de ne pas écouter votre enfant ni ses besoins, de le traiter comme un enfant de 12 ans alors qu’il en a deux. De ne jamais rien expliquer et ne jamais essayer de comprendre…Hum… Honnêtement qui fait ça?!

Pas moi. En tous cas je ne crois pas. Et pourtant, je l’avoue, je suis pro punition et pro fessée… Ouiii c’est vrai (n’appelle pas la DASS). Enfinnn Je ne sais pas si je devrais dire que je suis « pour » la fessée. En tous cas je ne suis pas contre. J’imagine donc que je dois pas être considérée comme un parent « positif ». Et pourtant, je me considère comme une maman bienveillante… Hein?! (Nan, mais elle a rien compris celle-là!)

Je m’explique. Je prends toujours grand soin de mettre en valeur ma Bébou. De lui dire qu’elle est capable de faire les choses. De la valoriser lorsqu’elle les fait bien. J’ai même peur de trop en faire surtout lorsqu’elle me dit « j’suis trop fowte, moi!) quand elle est fière d’avoir réussi quelque chose.

J’essaye toujours de prendre en compte ma fille en tant que personne. Avec son vécu, sa charge émotionnelle, ses besoins, son âge etc. Cependant cela ne m’empêche pas de la punir quand elle fait une bêtise. Bah oui, ça arrive.

Alors attention. Je ne lui ai jamais mis de claque ni de fait de choses « douloureuses » (genre « tu me mords je te mords » etc.) ou « humiliantes » (là j’ai même pas d’exemple…) à ma fille. Bien sûr d’aucun diront que donner une fessée peut être un acte douloureux et humiliant. Personnellement j’ai reçu quelques fessées dans ma vie et je n’en suis pas traumatisée. D’ailleurs je ne m’en souvient même pas. On est bien d’accord qu’il y a un monde entre mettre une petite fessée lorsqu’elle est méritée et battre son enfant, non?

Je m’explique. Quand il arrive que Bébou fasse une bêtise – pas genre un accident, on parle bien ici d’une bêtise faite en pleine connaissance de cause – Il faut dire que j’explique tout à ma fille les raisons des interdits, le pourquoi des règles imposées et ce qui arrivera en cas de transgression. C’est presque toujours pareil:

  1.  rappel à des règles. J’essaye de focaliser sur les choses à faire plutôt que celle à ne pas faire. Genre : « les feutres c’est sur la feuille » plutôt que de dire « ne mets pas de feutre sur la table, la chaise, le tapis etc. » (il paraît que c’est de l’éducation bienveillante, tant mieux).
  2. rappel à l’ordre et énoncé de la punition à venir en cas de récidive.
  3. Punition (C’est variable mais la plupart du temps c’est un passage au coin, pour se calmer et réfléchir à ses actes et à leurs conséquences).
  4. (si vraiment elle n’a toujours pas compris et continue de tester, je te rassure c’est rare) : fessée (ou tape sur la main). Rien de très fort. C’est juste pour mettre un stop au « je teste pour voir jusqu’où je peux aller ».

Bah oui… Dans la vie c’est comme ça. Il y a des règles et il faut les respecter. Ca s’appelle vivre en société. Et si on ne respecte pas ses règles on est puni (oui, oui). Quand tu fais un excès de vitesse le gendarme ne va pas se la jouer « positif » avec toi. Il va te punir. On peut le regretter mais c’est comme ça. Et je pense que notre rôle à nous, parents, c’est de préparer progressivement nos enfants à devenir d’adultes équilibrés et adaptés (mais ça c’est peut être dû à une déformation professionnelle).

Je ne dis pas que c’est LA solution c’est juste la mienne (et celle de chéri-chéri) et je ne pense pas que je mettes l’équilibre psychique de ma fille en danger. J’ai moi-même eu une éducation assez classique (relativement similaire d’ailleurs) et j’en suis très contente. J’me trouve même plutôt bien dans mes baskets comme fille.

Bon.. Et toi t’en pense quoi de tout ça?

 

39 thoughts on “Education bienveillante?

  1. Oh le grand sujet ! Que tu as le mérites d’évoquer sincèrement et j’imagine que ce n’est pas facile car la blogosphère actuelle est très « anti-fessée ».
    Personnellement les fessées j’espère ne jamais en mettre de ma vie. D’une part parce que c’est interdit en Allemagne et que c’est un peu un truc « inimaginable » ici. Et d’autre part parce que je crois que c’est tres inefficace et je me demande généralement si ca n’est pas plutôt une façon de soulager le parent excédé qu’une véritable mesure « éducative ».
    En fait moi je me souviens des fessées que j’ai reçues. Et même si en effet elles ne m’ont pas « traumatisées » je me souviens quand même que je trouvais ca très humiliant et rageant. Par ailleurs de nos deux parents il y en avait un qui en donnait, l’autre pas… Et dans mes souvenirs nous avons toujours (ma sœur et moi) davantage respecté celui qui n’en donnait pas – ce qui rejoint mon idée d’inefficacité.
    Bon alors voilà voilà on est pas tout à fait d’accord sur un sujet mais ça arrive et je trouve ça super si on arrive quand même à en discuter posément. Et puis on verra bien quand nos enfants seront grands le résultat. Et ils trouveront forcément, fessee ou pas, quelque chose à nous reprocher !

    1. Oui je me lance sur un truc bien tabou… J’en ai conscience. En fait j’ai écrit cet article bien tard hier… Je ne me suis même pas relue… Je voulais juste réagir pour dire que, même si l’on est pas adepte de la parentalité positive à fond (j’applique quand même certains trucs qui me semblent naturels) et qu’on met quelques fessées dans la vie de son enfant, cela ne fait pas de nous de mauvais parents pour autant. On a suffisamment la pression de nos jours pour en rajouter et nous faire culpabiliser, non?

  2. Chez nous aussi, il y a des règles et des punitions, et très très rarement une fessée. On prend aussi le temps d’expliquer les règles et leur pourquoi.
    Et avec Poulet qui est plus grand (4 ans et demi), quand c’est plus compliqué, on s’assoit et on discute pour chercher ensemble un meilleur comportement.
    Je ne crois pas entrer dans la « pédagogie bienveillante », mais je crois que je fais de mon mieux, avec la personnalité et les emotions de l’un et de l’autre pour qu’ils s’épanouissent dans et hors la maison.

  3. C’est vrai que j’avais déjà abordé le sujet sur mon blog et je te suis à 100%. Une punition, une légère tape sur les fesses ca n’a jamais tué un enfant. A côté de ça, ça ne m’empêche de la féliciter et de lui dire qu’elle est grande et mignonne dès qu’elle accomplie un petit exploit

    1. Oui… Pour moi tout est une question de dosage (comme tout en faite). Et franchement je me sens quand même très positive, aimante, bienveillante, entourante et tendre avec ma fille (qui d’ailleurs au dire du personnel de la crèche « est une petite fille bien dans ses baskets ».

  4. J’aime bien ton article, notamment par la question qu il pose concernant le choix du terme »bienveillante ». Etant moi même convaincue de la nécessité d’être dans une dynamique amenant sur ce terrain, je suis pourtant revenue de ce terme qui me semble trop clivant d’une part et en dehors de la réalité, notamment parce que l’on fait tous des erreurs, on ne peut pas être systématiquement dans une attitude bienveillante. De plus ce que tu soulignes est très juste, ce n est pas parce que l’on utilise parfois la fessée ou la punition qu’on est « malveillant » de façon générale. J en discutais encore hier au téléphone avec une copine. Pour ma part je préfère maintenant parler d’éducation alternative dans le sens où on tente d’obtenir les mêmes résultats mais avec d’autres méthodes, qui gardent l intégration nécessaire de la règle mais qui suppriment la notion de rapport de force. Je te propose, car c est un sujet qui me tient à Coeur depuis longtemps, de développer ma réflexion dans le prochain billet de mon blog, tu me diras ce que ça t’inspire. En tout cas je pense qu’il est nécessaire de supprimer l opposition des parents en les catégorisant dans des cases toutes faites. Et d’aller vers quelque chose qui soit plus de l’ordre de l entraide et de la réflexion collective.
    Excellente journée !

    1. Oh oui, oui, oui! J’ai hâte d’avoir ton analyse plus poussée du sujet. Cela m’intéresse vraiment… D’autant que je ne suis pas « fermée » sur le sujet. Je pense que l’éducation est une adaptation et une remise en question de chaque instant… ET je sais qu’on est beaucoup à partager ce point de vue.

  5. Ahhh, le grand sujet!… Je ne suis pas d’accord avec toi (on va tout de suite etre copines, hein 😉 ), mais j’apprecie la clarte et la logique de tes positions…
    Je ne suis specialiste (et le courant actuel des bien-pensants a ce sujet m’enerve un peu et me lasse beaucoup), mais a mon sens, dire que la « « parentalité positive » c’est le fait de toujours faire passer son enfant en premier » est une comprehension erronee. Il s’agit plutot de creer les conditions d’une cohabitation constructive avec ses enfants, en respectant les besoins de tous les partis. Aller seulement dans le sens de l’enfant c’est du laxisme, et aller seulement dans le sens de l’adulte c’est du despotisme.
    … Cela dit, je trouve que l’education bienveillante devient franchement bien quand elle permet d’equilibrer la relation que l on a avec l enfant. Par exemple, j’ai une facheuse tendance a crier sur les miens quand ils me mettent hors de moi… Alors que quand mes collegues me mettent hors de moi, je ne me mets jamais a hurler et essaie de trouver des solutions alternatives… J’ai essaye de moins crier et je pense avoir aussi ameliore ma relation avec mes garcons, en reduisant les conflits et en augmentant la cooperation…
    Idem sur la fessee (et j en ai donne, hein, je ne veux pas du tout faire la morale…)… Une fessee indique mon mecontentement, mais pas forcement les raisons de mon mecontentement. Si la raison de ma colere est que je vais devoir frotter les marques de feutre une demi heure sur la table… j’explique et je demande au fautif de frotter. Sur le moment ca fait l effet d une punition, soyons francs (je crois que ca s’appelle la consequence logique en parentalite positive, de memoire), mais le lendemain, l’interesse sera en mesure d’expliquer a son frere ce qu’il ne faut pas faire, pourquoi, et les consequences… Assez pratique!
    Bref, de ce que j’ai lu de toi, j’ai comme l’impression que tu es deja dans cette logique… qui n’a d’ailleurs rien de novateur, car j ai le net souvenir que la grand mere procedait de la sorte, en son temps… Je pense juste qu’il est utile parfois de nuancer et de rapprocher les propos des deux « camps » 🙂 …

    1. Merci « Maman Tout terrain » pour ces précisions (qui me plaisent bien plus je l’avoue… Ah et au fait on peut être copine! J’ai rien contre ceux qui ne pensent pas comme moi. Surtout quand ils élèvent le débat comme tu le fais). Bref moi aussi je fais réparer ses bêtises à ma pucinette et je n’ai jamais mis de fessée pour un truc aussi « peu grave » que du feutre sur une table. Je crois que les raisons des quelques fessées qu’elle a eu était (de mémoire) course répétée sur un parking; dessin à l’encre sur une des planches de BD de son père (alors qu’elle aurait dû être au lit tiens si tu veux lire le récit c’est par ici : https://moipaspoule.com/2016/04/13/la-grosse-betise-2/ ); être sortie (3 fois de suite de son lit parapluies dans un environnement absolument pas « bébé sécur », avoir craché sa nourriture partout en rigolant (et en se foutant royalement de notre gueule) de nombreuses fois de suite (c’est une testeuse cette petite^^)… Hum voilà je crois que c’est tout. Et c’est vrais que ces fois là j’avais épuisé toutes les autres solutions « positives »…

      1. Merci pour ta reponse 🙂 C est super gentil 🙂 … Pfiou, c est vrai que « la betise » etait une super grosse betise! Difficile de garder son calme dans ces situations: nous sommes (seulement) humaines!…
        En meme temps, c’est aussi une forme d’apprentissage de la vie de comprendre que parfois, on enerve tellement l’autre que ca « casse » quelque chose et que ca entraine des consequences d’un autre ordre…

      2. Ah tiens je n’avais pas lu ce commentaire, il est très intéressant par les différentes situations que tu énonces. C’est là où c’est vraiment primordial d’aller zieuter du côté des neurosciences parce que ça donne toutes les explications au comportement qui pose problème, et avant on n’avait aucune information là dessus. Par exemple le coup du parking. A cet âge la notion de sécurité, de risque etc, c’est complètement étranger à l’enfant et même si tu lui expliques, il peut pas comprendre, parce qu’il n’a même pas encore appris à découvrir vraiment son corps, et à envisager que quelque chose puisse lui arriver. Lui il vit c’est tout, et chaque jour c’est des expériences nouvelles à faire parce que tout est nouveau : sa vitesse de course qui augmente, ses muscles qui tiennent mieux, sa capacité à atteindre des trucs, etc. Quand ta petite court sur le parking, elle elle ne voit que son besoin de se découvrir, de vivre des sensations, d’affiner ce qu’elle sait déjà faire, peut-être même qu’elle essaye de sentir qu’elle va plus vite que la fois dernière etc. Quand on interdit de courir à un enfant dans un endroit dangereux (et on a carrément raison, il ne faut pas qu’il le fasse !), lui il ne voit que le fait qu’on veut l’empêcher d’agir et comme il n’a aucune conscience du risque, ben il recommence dès qu’il peut. Clore le truc par une fessée, ça ne l’aide pas pour autant à faire le lien courir / risque. Ca lui montre éventuellement que s’il court il peut se faire taper, mais ça n’apprend pas la raison profonde de pourquoi on ne doit pas courir là. Si demain elle court au parc alors que tout est ok, peut-être qu’elle va se demander si elle va avoir une fessée. Ca peut entrainer notamment le test de « je me sauve et je vois ce qu’il se passe, c’est pareil qu’hier ou pas ? ». Ce qui fait qu’on termine le conflit de cette façon, c’est qu’on a l’impression que l’enfant fait exprès de ne pas écouter et donc ça nous met en colère et on finit par craquer et taper en se disant qu’il faut marquer le stop. Alors que pas du tout. Il ne comprend juste pas la raison de l’interdiction. Dans un cas comme ça, ce que je fais (il y a plein d’autres moyens sans doute, je te dis juste comment j’appréhende ces moments là) : je donne le choix -> « ici tu marches à côté de moi ou tu me donnes la main ». Si l’enfant n’est pas en mesure de faire ce que je lui demande, j’annonce un second choix : « tu marches à côté de moi où je vais être obligée de te garder avec moi ». Et si ça ne marche toujours pas, solution définitive tant que le danger n’est pas passé -> « je te porte / je te sangle dans la poussette / je te cale dans le porte-bébé et tant pis si tu te débats et si tu cries, tu es en colère que je ne te laisse pas bouger mais moi je dois te garder en sécurité, et tu n’as pas le choix ». Et si l’enfant continue de hurler, je le rassure régulièrement en lui disant que « oui, j’ai entendu que tu étais en colère, mais l’endroit où je dois te protéger n’est pas encore terminé. Tu descendras tout à l’heure. »
        Tes autres exemples sont très intéressants aussi, mais comme le commentaire est déjà largement assez long je te donnerai des idées de solutions si ça te dit 🙂

      3. Et j’en profite aussi pour dire que la cloture des conflits par des stops que l’enfant ne peut pas relier à la cause (du fait de son développement par exemple), ça peut par la suite augmenter le comportement testeur de l’enfant : « les fessées c’est quand ? Les punitions c’est quand ? » Donc il teste tout ce qu’il peut tester, pour évaluer. Mais comme la fessée et la punition sont souvent bien plus fonction de la capacité du parent à être patient sur le moment, le stop est par définition fluctuent et jamais assuré de façon constante. L’enfant reste dans le flou en permanence et continue, continue, continue de tester ses parents, sans jamais trouver où se situe la limite de façon absolue.

  6. Tu oses t’attaquer à un sujet épineux…
    Je comprends ton approche. Cependant, j’espère ne jamais donner une fessée ou une tape à mon (mes) enfant(s). Comme Die Franzoesin, j’ai eu des fessées (et des gifles) enfant et je m’en rappelle. Ici aussi un de nos parents l’utilisait et l’autre pas. Nous respections plus le parent qui ne tapait pas. Mais avec le recul, je pense que la problématique était plus globale. Le parent qui tapait avait une approche moins explicative que l’autre, j’ai l’impression que la fessée lui servait d’exécutoire car il ne savait pas comment gérer autrement…
    Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’une tape occasionnelle peut être un moyen de faire comprendre à l’enfant que les limites ont été dépassées dans la mesure où il a été averti auparavant, mais je ne vois pas la fessée comme un moyen de punition systématique.
    (C’est un peu brouillon je m’excuse…)

    1. T’inquiètes j’ai bien saisi ton message (et je ne le trouve pas si brouillon, d’ailleurs^^). En fait je n’ai jamais mis de fessée sous l’impulsion de la colère. Ce n’est pas pour moi un exutoire. C’est plus comme un couperet quand toutes les autres formes d’explications, préventions, rappels etc. n’ont pas aboutit. Je ne sais pas si c’est bien (l’avenir nous le dira) mais c’est la seule chose qui a arrêté Bébou à un certain moment (surtout sur des choses dangereuse genre courir sur le parking devant la crèche…).

  7. T’es comme ça toi ! tu balances du gros sujet bien lourd ! lol. C’est marrant parce que j’ai un billet depuis plusieurs semaines en brouillon, qui parle d’un bouquin que j’ai lu avec pleins de recettes magiques pour élever ses enfants, que j’essaye de mettre en pratique depuis plusieurs semaines. Ça me donne envie d’aller essayer de le finir et de le balancer, pour prolonger le débat ! tout ça pour dire, je trouve excellent le coup du « pas bienveillant =malveillant » ! bien sûr qu’on fait tout ce qu’on peut ! même si on est pas dans la mode « bienveillance ». pour ma part, la fessée j’ai testé, j’en suis revenue.. et puis comme tu dis, il y a fessée et fessée.. mais t’inquiètes, j’t’aime bien quand même !! (d’ailleurs de temps en temps quand je suis en mode cocotte-minute une fessée part mais chhhhuuuuuuttttttt) ah si ! je suis pas d’accord avec un truc : « faire toujours passer son enfant en premier » , je ne suis pas sure que ça soit dans les préceptes de l’éducation bienveillante. Ce que je constate chez moi c’est que les enfants sont par nature égoïstes, et je me bats tous les jours pour qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas le centre du monde , alors ça je suis moyen d’accord !!!

    1. Je t’aime maman délire. Promis je dirais rien pour les fessées^^. Moi je n’ai qu’une fille pour l’instant (on croise les doigts pour FIV bis) alors forcément… Que je le veule ou non je crois bien qu’elle est le centre de notre monde…

  8. Globalement, on est dans la même approche que toi chez nous, même si le Breton à l’emportement un peu plus facile que moi, il crie souvent sans somation et tape (pas fort) un peu vite à mon goût, mais bon, chacun ses critères 😉
    Mais je suis aussi d’accord avec les commentaires qui disent que ce n’est pas faire passer l’enfant en premier, c’est plus dur, c’est trouvé le subtil équilibre entre le besoins de l’enfant et les nôtres !!! Parce que clairement, si on s’épuise à répondre à toutes les demandes du tyran en culotte courte qu’il est, on n’est plus capable d’être assez reposé pour penser positif 😉

    1. Oui c’est vrai qu’il faut aussi se prendre en compte dans l’équation. C’est essentiel. Moi je dois dire que je m’emporte rarement et que même quand il m’arrive de donner une fessée (ce qui peut se compter sur les doigts d’une main) je ne le fais pas énervée ou hors de moi. Je le fais parce que j’ai épuisé toutes les autres techniques… Et que j’ai dit que je le ferais. Alors je le fais.

      1. Le problème du breton, c’est qu’il a un travail stressant, donc son seuil de tolérance au chahut est bas, mais ses éclats sont justifiés même si ça manque parfois d’explications calmes en amont.
        Et j’ai lu l’article de la grosse bêtise, gloups … bon, moi, je note un bon point d’éducation : faute avouée à moitié pardonnée ^^. (Et hs: il travaille dans la bd ton homme ?!? J’aurais adoré). Pour l’instant, je ne crois pas que FeuFolet nous ai fait aussi gros, juste coincé un crayon en cire dans la serrure d’un vieux meuble de famille …

  9. Même si j’aimerais (ou j’aurais aimé, la différence est subtile) pratiquer l’éducation bienveillante telle qu’elle est enseignée sur les blogs ou dans les livres, je ne crois pas que je la pratique. Je ne suis pas non plus malveillante, mais comme tu le dis, c’est le cas de tous, ou du moins de la plupart des parents. Je crie beaucoup trop souvent, je dis « non » (même plusieurs fois de suite), je fais pas spécialement gaffe à ce que je dis (enfin, j’insulte pas et j’évite de rabaisser volontairement, évidemment) ni aux tournures que j’emploie, je la laisse criser toute seule quand je suis à court de solutions ou qu’elle m’a trop énervée… bref, je fais tout ce qu’il ne faut pas faire.

    Je ne sais pas du tout si je vais continuer ainsi, ou si je vais opérer un virage radical vers l’éducation bienveillante pure et dure et si je m’en voudrai horriblement d’avoir élevé mon premier enfant comme ça. Pour l’instant, je crois être plutôt en accord avec mes choix, qui respectent plus ou moins mon objectif « être un parent cool ». C’est à dire pas un parent trop sympa, ni un parent super détendu (c’est pas le cas !!), mais un parent qui ne se prend pas trop la tête et ne la prend pas non plus à son enfant. Je crois qu’embarquée dans le bateau chancelant du terrible two, c’est ce qu’il me faut en ce moment. Quand mon petite démon se sera transformée en délicieuse écolière et que mon second bébé sera un nourrisson adorable (on y croit !!), je reverrai possiblement mes positions et prendrai peut-être ce fameux virage de la parentalité 100% positive. Mais pour l’instant c’est pas prévu.

    Bref, tout ça pour dire cependant que je ne suis pas vraiment d’accord avec toi (ah ah, tu l’attendais pas, ce rebondissement, n’est-ce pas ?). Mais bon, c’est le risque quand on publie un sujet polémique 😉 Pour ce qui est des fessées et des punitions (qui sont les choses dont tu parles principalement), du moins. En deux ans et deux mois de carrière, je n’ai jamais donné ni l’une ni l’autre, et c’est un choix, même si c’est tellement naturel que je n’y arriverais sans doute pas même si je le voulais.

    Pour les punitions, j’avoue que je n’ai jamais trouvé d’occasions. Ben oui, elle fait souvent des bêtises et parfois elle ne m’écoute pas… mais la fois suivante elle m’écoute plus sans que je n’aie rien fait de spécial, juste parce que j’ai mieux amené la chose. Je crois que c’est pareil pour tous les enfants, élevés avec de punitions ou non. Moi qui en avais, je ne me souviens pas avoir été pour autant une enfant super sage et obéissante. Au contraire, je me souviens que quand, avec ma sœur, on était punies dans nos chambres (pour des raisons qui nous paraissaient tout le temps injustes), on fomentait notre vengeance contre nos parents, on leur donnait des surnoms méchants, ou on balançait des crottes de chats sur leur voiture (true story) (on était peut-être des sales gosses, je veux bien l’admettre).

    Et pour les fessées, je vois comment nos parents nous disent aujourd’hui que jamais ils ne nous en donnaient, ou très très exceptionnellement, ce qui n’est absolument pas mon ressenti. Je ne veux pas aussi avoir à me justifier auprès de mes enfants quand ils seront grands (et même quand ils sont petits). C’est vrai que ça ne tue pas les enfants (enfin, tant que ça reste léger), mais si ça fait mal, je trouve ça violent, et si ça ne fait pas mal, je ne vois pas en quoi c’est un signal plus fort qu’un autre. C’est vrai que quand on est adulte aussi, nos actes ont des conséquences. Mais jamais physiques (ou alors je sais pas, c’est qu’on est dans un endroit où règne les gangs et/ou la mafia, et c’est a priori pas une bonne chose :p).

    Après, j’ai conscience que j’ai peut-être l’air hyper culpabilisante. Ce n’est pas le cas : je suis persuadée que ta fille n’est pas un enfant battue, je ne suis pas sur le point d’appeler la DDASS, et très certainement que vous aurez de très bonnes relations quand elle sera adulte (et si ce n’est pas le cas, ce ne sera sûrement pas à cause du coin et des fessées). J’explique juste pourquoi je ne fais pas ça… Comme je disais, c’est le risque quand on publie un billet polémique :p Mais moi aussi on pourrait avoir de nombreux désaccords avec la façon dont j’éduque ma fille (le début de mon commentaire est lui-même un bâton que je tends pour me faire battre) (si vraiment les raisons de me critiquer manquent, je peux ajouter qu’elle regarde la télé tous les jours, qu’elle mange du chocolat tous les jours, et qu’elle dit régulièrement « putain » parce qu’on le dit aussi… oups). Et je continuerai à lire ton blog quand même (et j’espère que toi aussi, même si je suis anti-fessées et que ma fille jure comme un charretier à 2 ans) 😀

    1. lol! Mais bien sûr Chamille! C’est vrai que toutes les éducations diffèrent puisque chacun d’entre est différent. L’important c’est d’être en accord accord avec soi-même et faire du mieux qu’on peut. Après… Ils auront toujours quelque chose à nous reprocher… Même moi qui ait eu une mère parfaite (nan mais vraiment, hein!) j’arrive quand même à lui reprocher une chose ou deux (pour la beauté du geste^^)

  10. Billet très intéressant ma poule, et je constate encore une fois que nous avons beaucoup de points communs toi et moi. .. je suis d’accord pourla fessée, même si j’en donne rarement car je sais que ce n’est pas la solution intelligente, mais n’étant pas patiente, c’est pas évident. .. en tous cas, bravo pour ce joli billet <3

  11. Bonjour,
    alors je suis « contente » de lire un article de quelqu’un qui est pour la fessée mais pour ma part je ne comprends pas du tout votre logique.
    Pour moi il y a 3 types de bêtises et j’apprends à mes enfants (1 an, 3 ans et 5 ans) à ne pas les faire :
    – faire du mal aux autres (on ne griffe pas, on ne tire pas les cheveux, on ne tape pas…)
    – abimer les choses (on n’écrit pas sur les BD, on prend soin de ses affaires etc…)
    – se faire du mal (on fait attention avec les ciseaux, les couteaux etc…).
    L’objectif à long terme étant biensûr d’en faire des adultes respectueux des autres, d’eux même et de leur environnement…
    Mon problème avec votre façon de faire c’est que vous ne respectez pas la règle « on ne fait pas du mal aux autres » qui est pour moi la plus importante ! (et j’ai du mal à croire qu’elle ne soit pas importante pour vous)…
    Plus prosaïquement votre fille a 2 ans donc et vous ne respectez pas la règle « on ne tape pas un plus petit que soi » sous prétexte qu’elle fait des bêtises. Que pensez vous qu’elle fera quand elle aura 4 ans et que son petit frère de 6 mois (ou le bébé de la voisine) aura fait une bêtise ? Et vous que ferez vous quand elle l’aura tapé plusieurs fois puisqu’elle aura suivi l’exemple que vous lui avez donné ?
    Voilà donner une tape semble anodin car elle a 2 ans et peu de moyens de vous montrer votre erreur seulement je considère qu’il faut voir à long terme…
    Je vous souhaite un beau chemin de réflexion.

    1. Alors j’avoue que parfois je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre car j’ai épuisé toutes les techniques que je connais. Comme je le disais j’utilise la fessée en dernier recours… Et du coup je l’ai très peu utilisée… Mais si vous avez d’autres techniques je suis preneuse… Parce que, soyons honnête, je ne « kiffe » pas donner des fessées…

  12. Bon, je n’ai pas eu le courage de lire toutes les réponses mais oui, tu abordes un sujet « tabou ».
    J’ai envie de dire que ça dépend tellement de l’enfant. .. ma fille a fait des bêtises comme tous les enfants, genre dessiner sur les murs et sur son lit ou mettre du coton dans les toilettes ( tout le paquet ) et pourtant, elle n’a jamais eu de fessées ni de punitions. Mon aîné nous a fait des crises atroces de 45 min, nous a poussé à bout et il est tellement têtu. .. il y a 9 10 ans on ne parlait pas de bienveillance. Il a eu des fessées parce qu’on ne savait plus quelles méthodes utiliser, on était désemparés. Il a 12 ans maintenant et il s’en souvient. On aimerait ne pas en être arrivé là mais c’est fait … mon dernier est lui aussi très têtu et vraiment très speed. C’est pas toujours simple car il n’abandonne jamais ou seulement quand il a « gagné « . Maintenant qu’il a grandi on le punit de jeux vidéo parce qu’il adore mais avant il n’était pratiquement jamais puni.
    Tout ça pour dire que selon les enfants on peut être un parent bien différent. Si tous mes enfants étaient comme ma fille, ce serait simple.

  13. Beaucoup de choses ont été dites, et j’ajoute ma petite pierre : on ne peut pas, du jour au lendemain, se mettre à ce type d’éducation (alternative, non violente). Qu’on le veuille ou non, quand on a été élevé(e) avec fessées et punitions, il faut du temps pour appréhender un modèle différent. Encore plus si les enfants sont déjà là, et ont déjà reçu l’un ou l’autre ou simplement subi nos cris de colère. Il faut le temps de bien comprendre (si on comprend qu’on doit faire passer les enfants avant nous tout le temps, on court à l’échec, puisqu’on maximise nos chances de devenir frustré, fatigué, et de leur mettre la faute sur le dos), de se convaincre des bonnes raisons de le faire (si on veut changer, c’est forcément qu’on en a une ou deux en tête, mais pour durer il en faut plus), d’apprendre les solutions alternatives, puis de les mettre en oeuvre. Il faut que le conjoint s’y mette aussi, ou au moins soit d’accord. Et il faut aussi que les enfants comprennent, car le changement de méthode et de logique peut les perturber, leur faire chercher les limites à nouveau : le temps d’adaptation peut demander des montagnes de patience. Sans compter qu’il faut parfois convaincre l’entourage, toujours prompt à nous abreuver de conseils qu’on n’a pas sollicité…
    Autant dire qu’entre mes rêves de, moi aussi, me passer de fessées, cris et punitions, et la réalité quotidienne, je ne pourrai pas me permettre de vous reprocher vos méthodes.
    Et si vous commencez à changer le système à la maison, surtout, choisissez l’été, les vacances, pour vous entraîner, car vous risquez de contaminer votre attitude professorale et en cours d’année, vous risquez gros…
    En tout cas je constate que ce billet vous apporte de bonnes « cyber rencontres », et rien que pour ça, ça valait le coup de l’écrire.

  14. Ah oui effectivement, je comprends ce que tu me disais quand tu parlais de polémique! Ton billet est sincère et touchant et il a eu le mérite de faire s’exprimer les gens. Voilà pour ce deuxième commentaire à deux heures du mat. (Paye tes voisins boulets; -)

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