Trop d’amour

Bonjour mon petit internet.

Aujourd’hui je vais te parler de ma vie de mère, d’amour et de cacahuètes.

     Quand je suis devenue maman, le moins que l’on puisse dire c’est que je n’étais pas préparé à ça.

     Je savais que les débuts seraient durs, mais je ne me doutais pas un seul instant à quel point j’allais en chier.

     Je savais que l’amour maternel était puissant, mais je ne me doutais pas à quel point j’allais l’aimer.  L’aimer à chaque minute, à chaque seconde. L’aimer à m’en faire exploser la poitrine. A vouloir hurler mon amour…

«  Que je t’aime, que je t’aimeuh, que je t’aimeeuuh » Johnny sort de ce corps !

     Je l’aime quand elle cherche ma main en promenade,  quand elle dit un mot nouveau et inattendu, quand elle chante des airs qui n’existent pas, quand je l’observe jouer à son insu, quand je vais la voir avant de me coucher et que je la retrouve endormie dans des positions improbables. Je l’aime même quand elle crie, qu’elle trépigne, quand elle fait des caprices ou des bêtises.

     Elle ne m’a jamais déçue. Elle est mieux que ce à quoi je m’étais attendue. Plus vive, intelligente, pétillante et adorable que dans mes rêves.

     Je ressens parfois de telles vagues d’amour et de fierté que je me sens submergée, bouleversée par cette puissance qui me dépasse. Alors… Alors j’ai peur. Peur de la perdre. Peur qu’elle disparaisse et cet amour avec elle. Une chute, une cacahuète, une voiture qui passe… Mon imagination joue le jeu de cette peur, sourde et insidieuse qui me suit partout.

     Pourtant je suis une fille pragmatique. Je sais que s’angoisser ne sert à rien. Mais j’ai beau tenter de la faire taire, la peur revient toujours. Intérieure et discrète. Je fais de mon mieux  pour la tenir à distance, loin, loiiin dans un coin de mon cerveau… Dégage sale p…eur !

     J’aime ma fille. Je l’aime, je l’aime, je l’aime. Plus fort que tout. Plus fort que moi ou que n’importe qui. Contrairement à Chéri-cheri, je n’ai pas vécu de choc. Il a aimé Bébou comme un fou dès le premier regard. Il est comme ça, lui. Il l’a vu, il l’a aimé, il l’aimera toujours. Point final.

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     Pour moi ça c’est fait progressivement. Jour après jour elle m’a conquise, m’a transformée. Je me suis construite en tant que mère. Petit à petit comme l’oiseau fait son nid. Aujourd’hui je suis la très fière maman de Bébou, petite fille heureuse et curieuse 26 mois. Et je me sens prête à remplir un peu plus mon petit cœur… FIV2 prévue pour le mois prochain, si tout va bien.

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9 thoughts on “Trop d’amour

  1. Très belle déclaration d’amour … Mon amour pour mon H. s’est construit comme le tien je pense … Moi aussi j’ai peur parfois mais je chasse ces pensées du mieux que je peux …
    Bon courage pour cette nouvelle fiv …

  2. Bienvenue dans le monde des parents.. moi aussi je m’angoisse, je ne préfère pas penser aux premières sorties quand ils seront ados ! profites juste de ta puce ! et chasse ces vilaines pensées, profites de tous ces moments, ils grandissent vraiment trop vite ( les miens ont 9 et 7 ans, je comprends pas ce qu’il s’est passé, hier ils avaient 6 mois !!!) et je croise les doigts des mains ET des pieds pour ta FIV !

  3. Coucou,
    Moi ça m’a fait comme cheri-cheri sauf que je crois que je l’aimais déjà bcp alors qu’elle était toujours dans mon ventre.
    C’est genial tout cet amour que l’on ressent et au début j’avais « peur » de ne pas avoir de place pour un 2nd enfant et je crois qu’au contraire maintenant j’ai le sentiment que j’aurais toujours plein d’amour à donner à mes enfants !!!
    Je crois que la peur fait partie de cet amour inconditionnel ! Il faut apprendre à la gérer et les autres adorent te rappeler que tu dois avoir peur !!! Ou que ce que tu fais est dangereux (je mets mon bébé sur un vélo quelle mère indigne).
    Bisous à vous 3 et bon courage pour le nouveau parcours de bébé 2 !!!

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