faire les soldes avec Bébou

Ce matin, je ne travaillais pas et j’ai eu la bonne idée d’aller faire les soldes avec ma fille afin de lui acheter moult vêtements.. Bah oui, les enfants ça grandit mais pas les vêtements. Donc il faut régulièrement refaire le plein, alors autant le faire quand les vêtements sont à moitié prix.

Je suis donc partie, la fleur au fusil, direction la zone commerciale et plus particulièrement de « la Hall aux vêtements » (vous comprendrez cette précision plus tard…).  Un lundi matin il n’y aurait personne, c’était le bon plan.  Dès le parking je me suis rendue compte de mon erreur. Il pleuvait, la poussette était récalcitrante et Lucie était extrêmement en forme….  Tu vois le truc! C’est là que j’ai réalisé que ce n’était peut être pas un aussi bon plan que ça.

Le 5 premières minutes tout va bien. Bébou est dans sa poussette elle regarde le rayon, ça l’amuse. On souffle. On se dit qu’on gère et qu’on a bien fait de venir. Mais attention c’est une feinte! Il ne faut surtout pas y croire. Parce qu’à la minute où tu t’arrêtes pour fouiller un peu sur un portant la bougresse commence à s’impatienter : « Avance maman!  Avance! Moi veux aller vite! ». Et ça, ça arrive toujours au moment où tu te débats avec une étiquette sur un portant conçu pour des gens beaucoup plus grands que toi et que tu n’arrives pas à s’avoir si c’est du 3 ou du 5 ans, cette saloperie de tee-shirt! « Attend 5 minutes chérie, j’arrive ». Mais « chérie » elle n’a pas envie d’attendre. Elle ce qu’elle veut c’est jouer, explorer, etc. Clairement elle se fiche royalement de « ce-tee-shirt-qui-lui-ira-si-bien-l’été-prochain ». On tente le subterfuge du « j’avance-et-je-recule-la-poussette » qui marche assez bien dans les premiers mois de l’enfant, mais à presque 23 mois, Lucie, on ne la lui fait plus. Elle n’est pas née de la dernière pluie!  « Avance maman!  Avance! Moi veux aller vite! »

Bon. On fini par changer de rayon. Le tee-shirt en plus c’était du 5 ans et on voulait du 3 ans, raté. La pépette, dans sa poussette, commence à trouver le temps long. Elle remue, essaye de se retourner (oui mais on a été  maligne, on l’a attachée, héhé!), demande si elle peux « descend’ maman ». On refuse, bien entendu, on sait bien ce qui c’est passé la dernière fois. La honte qu’on s’est tapé en courant après elle dans le magasin est encore cuisante.

Vient alors la technique du deal.  On essaye de transformer tous les objets à notre disposition en jouets merveilleux : les clefs, un stylo et un ticket de caisse, des cartes de fidélité, un sac à main rempli de papiers de soie etc. Et ça marche, pendant un temps, à condition de renouveler la cam’ régulièrement.

Tout va plutôt bien jusqu’au passage en cabine. Elle veut descendre de la poussette. On accepte. Après tout, on est dans une cabine (y a un miroir, c’est cool les miroirs, ça va l’occuper), on ne voit pas trop ce qui pourrait mal tourner. Erreur! Les rideaux de la cabine sont beaucoup plus amusants que le miroir! Tant qu’on essaye des pulls tout va bien. Mais le caché/coucou avec le rideau c’est un peu moins sympa au moment où on essaye un pantalon et où tous les gens présents peuvent admirer notre cellulite (je parle pour moi bien sûr)…

D’ailleurs j’en profite pour passer un petit coup de gueule aux chaînes de prêt-à-porter : « Vous avez jamais vu une femme avec des fesses ou quoi?!  Nan parce que moi si mes hanches rentrent dans le futal alors on peut être sûre que j’ai la taille si béante qu’on peut y voir ma raie du cul! Merci bien! Bon ceci étant dit revenons à nos moutons  : les enfants dans les magasins. J’en étais où? Ah ouii..  Lucie avait donc épuisé tous les jeux dont je disposais et s’était  lancée dans une partie de cache-cache avec le rideau de la cabine.

C’est à ce moment là qu’on craque, on accepte de faire des choses qu’on s’était interdit; genre la laisser déambuler dans les rayons, tourner le tourniquet à bijoux, jouer avec le téléphone portable (même si on sait qu’après elle supprime des applis, appelle des  connaissances à qui on avait pas vraiment envie de parler etc.). On sait bien que ce n’est pas une bonne idée, au fond, mais on a plus de ressource. Elle a déjà joué avec tout ce qui était autorisé  dans le sac à main. Il est temps de passer à la caisse et tant pis si on a pas tout vu. Faudra revenir pendant qu’elle est à la  crèche parce que vraiment   faire les magasins avec un enfant en bas âge relève de l’expédition

Dans la voiture garée à côté de la mienne une maman avait eu la même idée navrante…. Elle est sortie  en même temps que moi, j’ai bien vu sur son visage qu’elle aussi se sentait comme après la traversée du pôle Nord à byciclette…

lahalle

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